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Politique - Cessez-Le-Feu

L'armée israélienne annonce la mort d'un de ses soldats, le Hezbollah enterre des dizaines de ses miliciens

Eyal Zamir qualifie l'accord-cadre entre le Liban et Israël d'« historique » ; Araghchi appelle Washington à « contraindre » Israël à cesser ses attaques au Liban ; Trump et Aoun se sont entretenus par téléphone.

L'armée israélienne annonce la mort d'un de ses soldats, le Hezbollah enterre des dizaines de ses miliciens

L'enterrement d'un combattant du Hezbopllah à Tammine el-Faouqa dans la Békaa en pr♪0sence du député du mouvement Hussein Hajj Hassan (à droite) le 28 juin 2026. Photo relayée par notre correspondant Sarah Abdallah

Un calme précaire dominait dimanche sur le plan sécuritaire au Liban-Sud, mais la tension y restait palpable, deux jours après la signature de l'accord-cadre entre Israël et le Liban sous l'égide américaine, un texte qui a renforcé l'opposition des partis chiites, le Hezbollah et Amal, aux négociations directes ayant mené à sa conclusion.

Signe de cette fragilité, l’armée israélienne a annoncé la mort d’un de ses soldats, « tombé au combat au Liban-Sud » ce dimanche, près de Deir Seriane (caza de Marjeyoun), lors d’une confrontation avec « un combattant du Hezbollah », rapportent les médias israéliens. Un autre militaire a été légèrement blessé au cours du même incident, a indiqué l’armée. La victime, le Capitaine David Hazutt, 21 ans, était chef de section au sein du 12e bataillon de la brigade Golani, a précisé le commandement israélien dans un communiqué publié sur X.

L'armée israélienne n'a pas fourni davantage de détails sur les circonstances de cet affrontement. Selon notre correspondant au Liban-Sud, une forte détonation a toutefois secoué la zone entre Deir Seriane et Taybé (Marjeyoun) dans la nuit de samedi à dimanche. Elle a d'abord été confondue avec une frappe aérienne, avant qu'il ne s'avère qu'il s'agissait du dynamitage d'une station-service. Des avions et des drones israéliens ont en outre survolé plusieurs régions du pays, notamment la Békaa Ouest, rapporte notre correspondante locale Sarah Abdallah.

Ce calme précaire, qui régnait globalement depuis samedi malgré plusieurs frappes menées par l'armée israélienne, a d'ailleurs été perturbé par les détonations de plusieurs autres opérations de dynamitage menées par les forces israéliennes, notamment à Khiam (Marjeyoun), où des habitations ont été vues en flammes, ainsi qu'à Hadatha (Bint Jbeil).

Par ailleurs, l'armée israélienne a bombardé la périphérie de Chebaa (Hasbaya), avec deux obus au phosphore. À l’aube, les forces israéliennes avaient également érigé un remblai de terre à proximité d’une réserve naturelle située au sud-est de la localité. En cours de journée, un drone israélien a largué deux grenades assourdissantes dans la cour d’une maison à la périphérie de Baraachit (Bint Jbeil), alors qu’une famille inspectait son habitation dans le secteur.

De son côté, le Hezbollah n'a pas communiqué sur d'éventuels affrontements avec l'armée israélienne. Le mouvement chiite procédait dimanche aux funérailles de 68 de ses miliciens tués pendant la guerre et enterrés dans plusieurs localités des cazas de Bint Jbeil et de Tyr. Une cérémonie funéraire a été également organisée à Tammine el-Faouqa, dans le Hermel, en présence du député du Hezbollah Hussein Hajj Hassan. « L'accord que vous avez signé ne nous engage pas », a lancé Hajj Hassan dans une allocution.

Vives inquiétudes

La fragilité de la situation sur le terrain est combinée à l'opposition catégorique officiellement exprimée par le tandem chiite Amal-Hezbollah à l'accord-cadre israélo-libanais, qui suscite de vives inquiétudes. Les deux formations chiites pro-iraniennes rejettent notamment le projet de « zones pilotes », des secteurs desquels l'armée israélienne accepterait de se retirer de façon permanente si elle juge que l'armée libanaise s'y est déployée efficacement à la place du Hezbollah. Les tensions politiques ont d'ailleurs été exacerbées par de récentes manifestations de partisans du Hezbollah souhaitant exprimer leur rejet de l'accord, ainsi que par l'épisode des affiches pro-iraniennes installées sur la route de l'aéroport, remplacées pendant le week-end par de nouvelles affiches portant le slogan : « Le Liban d'abord ».

Face à cette situation, le président Joseph Aoun a profité d'un appel téléphonique avec le président américain Donald Trump, dans la nuit de samedi à dimanche, pour lui demander de « faire pression » afin d'obtenir le retrait israélien du Liban-Sud.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que toutes les parties au protocole d'accord signé avec les États-Unis devaient respecter leurs engagements, y compris les clauses relatives au Liban. « Malheureusement, l'entité sioniste (Israël) poursuit ses frappes aériennes sur le Liban », a déploré M. Araghchi lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue irakien, ajoutant que le protocole d'accord (MoU) signé entre les États-Unis et l'Iran avait également été accepté par Israël. Il a souligné que Washington « devrait assumer ses responsabilités et contraindre » Israël à cesser ses attaques au Liban afin de mettre un terme à la guerre dans le pays, et a appelé les États-Unis à faire pression sur l'État hébreu pour qu'il se retire des zones qu'il occupe au Liban. Le président du Parlement iranien et principal négociateur avec les États-Unis, Mohammad Bagher Ghalibaf, a, lui, échangé avec son homologue libanais et chef d'Amal, Nabih Berry, sans qu'il ne ressorte rien du contenu des discussions.

En Isrël, le chef d’état-major de l’armée Eyal Zamir a qualifié « l’accord signé avec le gouvernement libanais d'historique et important », ajoutant que le « véritable test est désormais celui de sa mise en œuvre », selon des propos rapportés sur X par l’armée israélienne. Il a ajouté que « les combattants de la 36e division et de notre unité Commando contrôlent le secteur de la crête du (chateau de) Beaufort et disposent de tous les outils et moyens nécessaires pour vaincre l’ennemi ».

Un responsable israélien cité par la chaîne 12 israélienne a affirmé, de son côté, que l'armée israélienne ne se retirerait pas d'autres zones tant que l'armée libanaise ne serait pas parvenue à en déloger le Hezbollah. La veille, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, avait déclaré que l'armée israélienne avait reçu l'ordre de se préparer à un « séjour prolongé » au Liban, tandis que le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait salué l'accord avec le Liban qui constitue, selon lui, un « coup porté à l'Iran et au Hezbollah ».

Un calme précaire dominait dimanche sur le plan sécuritaire au Liban-Sud, mais la tension y restait palpable, deux jours après la signature de l'accord-cadre entre Israël et le Liban sous l'égide américaine, un texte qui a renforcé l'opposition des partis chiites, le Hezbollah et Amal, aux négociations directes ayant mené à sa conclusion.Signe de cette fragilité, l’armée israélienne a annoncé la mort d’un de ses soldats, « tombé au combat au Liban-Sud » ce dimanche, près de Deir Seriane (caza de Marjeyoun), lors d’une confrontation avec « un combattant du Hezbollah », rapportent les médias israéliens. Un autre militaire a été légèrement blessé au cours du même incident, a indiqué l’armée. La victime, le Capitaine David Hazutt, 21 ans, était chef de section au sein du 12e bataillon de la...
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