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Culture - Concert

Le miracle du LeBAM, quand le talent triomphe de l'adversité

Sous la direction de Nidal Abi Samra, le Lebanon National Wind Symphony a interprété, à l’ALBA de Balamand, un programme mêlant marches symphoniques, œuvres russes et chants patriotiques libanais.

Le miracle du LeBAM, quand le talent triomphe de l'adversité

Le Lebanon National Wind Symphony en concert à l’ALBA de Balamand sous la direction de Nidal Abi Samra. Photo fournie par LeBAM

Le programme était particulièrement intéressant ce soir-là dans l’amphithéâtre Samir Abillamah de l’Académie libanaise des beaux arts (ALBA) de Balamand.

Le concert, donné le 21 juin 2026, était dirigé par le chef Nidal Abi Samra. Au programme figuraient des marches et des pièces pour orchestre d’harmonie international, comme Rough Rider de Karl L. King, Galop de Dmitri Chostakovitch et Lassus Trombone de Henry Fillmore, ainsi que des œuvres russes et militaires telles que On the Hills of Manchuria d'Ilya Shatrov, Farewell of Slavianka de Vasily Agapkin et, surtout, une belle série de chants patriotiques libanais de Zaki Nassif, Élias Rahbani et Walid Gholmieh.

Au-delà des notes et des fanfares, le concert du Lebanon National Wind Symphony est avant tout une leçon de courage. Ces jeunes musiciens, souvent issus de milieux très modestes, portent leurs instruments comme d’autres portent leurs rêves.

Le Lebanon National Wind Symphony interprète un programme de marches symphoniques et de chants patriotiques libanais devant une salle comble à l'ALBA. Photo fournie par LeBAM
Le Lebanon National Wind Symphony interprète un programme de marches symphoniques et de chants patriotiques libanais devant une salle comble à l'ALBA. Photo fournie par LeBAM

Avec pour seuls compagnons leur passion, leur discipline et leur amour de la musique, ils ont réussi à constituer un remarquable orchestre d’instruments à vent et de percussions. Leur programme, passant de Chostakovitch aux chants patriotiques libanais, témoigne d’une remarquable polyvalence. Mais la véritable émotion ne réside pas dans les œuvres interprétées ; elle se trouve dans les visages de ces jeunes artistes qui prouvent que la musique demeure l’un des plus puissants instruments d’élévation humaine et sociale, comme l’a souligné leur fondateur, Ghassan Moukheiber.

Ghassan Moukheiber, fondateur du LeBAM, présente la mission éducative et sociale de l’orchestre. Photo fournie par LeBAM

Ce qui touche surtout, c’est l’absence de résignation. Dans un monde où les difficultés sociales conduisent souvent à l’abandon des ambitions culturelles, ces jeunes artistes démontrent au contraire que le talent, l’effort et l’éducation musicale peuvent ouvrir des horizons insoupçonnés. Malgré le jeune âge des exécutants, l’écoute mutuelle et la cohésion témoignent d’un travail sérieux et d’une véritable discipline artistique.

On sort de leurs concerts avec la conviction que la musique demeure l’un des plus puissants instruments de transformation humaine. LeBAM ne se contente pas d’interpréter des œuvres. Il rappelle que l’art peut révéler des forces inconnues, créer des opportunités et offrir à une jeunesse oubliée une voix, une fierté et un avenir.

Plus qu’un orchestre, LeBAM est une leçon de courage et de confiance dans le pouvoir de la culture. C’était un très beau programme, à la fois populaire, patriotique et parfaitement adapté à un orchestre d’harmonie composé de jeunes musiciens.

Le programme était particulièrement intéressant ce soir-là dans l’amphithéâtre Samir Abillamah de l’Académie libanaise des beaux arts (ALBA) de Balamand.Le concert, donné le 21 juin 2026, était dirigé par le chef Nidal Abi Samra. Au programme figuraient des marches et des pièces pour orchestre d’harmonie international, comme Rough Rider de Karl L. King, Galop de Dmitri Chostakovitch et Lassus Trombone de Henry Fillmore, ainsi que des œuvres russes et militaires telles que On the Hills of Manchuria d'Ilya Shatrov, Farewell of Slavianka de Vasily Agapkin et, surtout, une belle série de chants patriotiques libanais de Zaki Nassif, Élias Rahbani et Walid Gholmieh. Lire aussi Gholmieh, entre éloquence et retenue Au-delà des notes et des fanfares, le concert du Lebanon National Wind Symphony est avant tout une...
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