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Culture - Événement

Les « Monnot Awards », une nouvelle fête pour célébrer le théâtre libanais

C’est dans une ambiance conviviale et intergénérationnelle que s’est déroulée la première édition de ce qui se voudrait l’équivalent libanais de la cérémonie des Molières.

Les « Monnot Awards », une nouvelle fête pour célébrer le théâtre libanais

Photo souvenir des lauréats de la première édition des Monnot Awards. Photo avec l’aimable autorisation du théâtre Monnot

On le sait, Josyane Boulos aime le théâtre. Elle aime les comédiens, les metteurs en scène, les auteurs de pièces, les scénaristes, les ingénieurs du son, les éclairagistes, les costumiers… Et bien sûr les spectateurs. Elle aime aussi créer, au plus fort des crises et des guerres, des parenthèses festives pour contrer l’esprit de défaite.

Avec l’ardeur et l’enthousiasme qu’on lui connaît, la directrice du théâtre Monnot a décidé de lancer, cette année, en dépit des turbulences traversées, un événement qui manquait à la scène culturelle libanaise : un rendez-vous annuel destiné à célébrer la grande famille du théâtre. Baptisée « Monnot Awards », cette cérémonie de remise de prix aux acteurs et « artisans » du Premier Art, dans ses multiples métiers et catégories, s’est tenue, pour sa première édition, au théâtre éponyme. Normal pour des artistes nommés dans une sélection d’œuvres toutes présentées au cours de l’année écoulée sur les planches du théâtre d’Achrafieh, cet établissement que Josyane Boulos a réussi à transformer, en quelques années, en l’une des scènes les plus actives du pays.

Pour établir la liste des nominés et les départager, elle a fait appel à un jury composé de journalistes, d’écrivains et de professeurs d’université, « tous passionnés de théâtre et tous n’ayant manqué aucun des spectacles qui y avaient été présentés durant la saison allant de septembre 2025 à juillet 2026 », indique-t-elle. Précisant qu’elle n’était aucunement intervenue dans leurs délibérations, « sinon j’aurais fait gagner tout le monde », déclarait-elle avec humour lors de la soirée qui s’est déroulée le lundi 10 août.

Zeina Daccache et Talal el-Jurdi maitres de cérémonie de la première édition des Monnot Awards. Photo Joe el-Khoury. Avec l'aimable autorisation du Théâtre Monnot
Zeina Daccache et Talal el-Jurdi maitres de cérémonie de la première édition des Monnot Awards. Photo Joe el-Khoury. Avec l'aimable autorisation du Théâtre Monnot


La soirée s’est ouverte sur un tableau de dabké présenté par la jeune troupe du Collective Beirut Physical Lab, avant de laisser place au duo formé par l’autrice, metteuse en scène et comédienne Zeina Daccache et le comédien Talal Jurdi, qui officient en maîtres de cérémonie. Parfaitement complices, ils ont orchestré la cérémonie avec humour et naturel, soutenus, pour la remise des prix aux lauréats, par quelques-unes des grandes figures de la scène libanaise, à l’instar de Julia Kassar, Carlos Azar, Cynthia Karam, Randa Asmar, Georges Chalhoub ou encore Gabriel Yammine…

C’est donc dans une ambiance conviviale et intergénérationnelle que se sont retrouvés personnalités connues et reconnues et jeunes talents venus découvrir qui, parmi eux, repartirait avec l’une des sculptures-trophées en aluminium brossé, signées Katya Traboulsi.

Et si c’est le grand auteur, metteur en scène et acteur Camille Salameh qui aura recueilli le plus d’applaudissements dans la salle en recevant des mains de Josyane Boulos un prix spécial honorant l’ensemble de sa carrière, les Monnot Awards n’ont pas omis de récompenser de talentueux jeunes comédiens et comédiennes, à l’instar de Maria Doueihi et Julien Chayaa – respectivement prix de la meilleure actrice et du meilleur acteur. Tout en gardant le cap sur la mise en lumière, au-delà des têtes d’affiche, du travail de l’ombre de l’ensemble des « artisans » qui travaillent à l’élaboration d’un spectacle (voir le palmarès ci-joint).

Avec son trophée imaginé par Katya Traboulsi et sa musique composée par Anthony Touma, la première édition des « Monnot Awards » aura ainsi réussi son pari : offrir au théâtre libanais une soirée à lui, placée sous le signe de la reconnaissance et de la fête. Un événement bien parti pour devenir un rendez-vous annuel.

Le palmarès

Maria Doueihi, prix de la meilleure comédienne pour Kornet el Baida ; Julien Chayaa, prix du meilleur comédien pour La Misérable ; le dramaturge et metteur en scène Yehia Jaber, prix de la meilleure pièce pour Chou Mnelboss ; double prix pour Joe Ramia, qui a décroché ceux de la meilleure adaptation et de la meilleure mise en scène pour Rihlet Hanzallah, d’Abdallah Wannous ; doublé gagnant également pour le duo, dans la vie comme sur scène, Adon Khoury et Yara Zakhour, qui ont décroché les prix de la meilleure scénographie et du meilleur texte original pour Radio Transistor ; Aly Bleibel, prix du meilleur second rôle masculin dans Mensonge blanc, et Salma Chalaby, prix du meilleur second rôle féminin dans Hanné ; Anthony Youssef, prix de la meilleure musique et bande-son ; Hagop Derghougassian, prix du meilleur design d’éclairage ; Bruno Tabbal et son frère Ralph Tabbal, prix du meilleur costume pour L’Étrangère de Noël ; Pia Khalil, prix Révélation de l’année ; Samer Hanna, prix du jury pour la jeunesse pour sa comédie musicale Al Hawa Sawa, accompagné d’un chèque de 2 500 dollars offert par la famille de Yolla Njeim.

On le sait, Josyane Boulos aime le théâtre. Elle aime les comédiens, les metteurs en scène, les auteurs de pièces, les scénaristes, les ingénieurs du son, les éclairagistes, les costumiers… Et bien sûr les spectateurs. Elle aime aussi créer, au plus fort des crises et des guerres, des parenthèses festives pour contrer l’esprit de défaite.Avec l’ardeur et l’enthousiasme qu’on lui connaît, la directrice du théâtre Monnot a décidé de lancer, cette année, en dépit des turbulences traversées, un événement qui manquait à la scène culturelle libanaise : un rendez-vous annuel destiné à célébrer la grande famille du théâtre. Baptisée « Monnot Awards », cette cérémonie de remise de prix aux acteurs et « artisans » du Premier Art, dans ses multiples métiers et catégories, s’est tenue, pour sa...
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