Comment définir un père ? Y a-t-il de plus précieux ?
La figure traditionnelle du père se situe souvent du côté de l’autorité. Il y a peut-être une part de vérité dans cette approche. Mais un père ne peut être réduit uniquement à cette perception limitative des choses.
Un père, c’est avant tout une présence, un réconfort, une protection. Et, lorsque ce même père prend de l’âge et se fait vieux, il devient la bénédiction indispensable de la famille. C’est pour dire que même âgé et probablement sénile, il reste quand même don de soi, générosité de cœur et grandeur d’âme.
La paternité est une aptitude vouée à renoncer à ses propres intérêts au profit de ceux dont elle a la charge.
C’est une main tendue, toujours disponible pour aider et pour aimer. Un cœur prêt à tisser des liens privilégiés et à partager des moments précieux de bonheur, de détente et de complicité.
Le père est celui qui souffre en silence et qui est triste lorsque son enfant passe par une période difficile de sa vie, surtout lorsque cet enfant est dans un pays lointain. Il vit les succès de ceux qu’il a mis au monde comme s’il s’agissait de sa propre réussite et de sa propre victoire.
C’est celui qui aide son enfant à devenir autonome pour pouvoir affronter les aléas et les imprévus de la vie, oh combien nombreux ces derniers temps.
Et, souvent, on se rend compte, hélas, quelquefois trop tard, que l’on a fréquemment été trop exigeant et sans grande indulgence à l’égard de nos papas, notamment lors de nos crises d’adolescence.
Et, plus on grandit en âge, plus on prend conscience que, généralement, nous imitons le comportement de nos parents. Celui-là même qui était en fait l’objet de nos critiques et de nos griefs de jeunesse.
Et le temps passe vite, et l’on s’aperçoit en fin de compte qu’il ne reste que le souvenir et une petite photo jaunie dans un coin perdu du salon.
Papa, un grand merci du fond du cœur pour ce que tu as été tout le long de ton parcours. Pour ta droiture, ton abnégation, ton sacrifice de soi, ta piété sincère, ton côté intellectuel doté d’une grande culture, ton détachement des biens matériels et des mondanités de cette terre, ton très grand amour pour maman... Et surtout, surtout pour cet exemple de vie que tu as été pour moi.
De là où tu es, et je sais parfaitement bien où tu es, je mendie, très cher père, tes prières et ton intercession précieuse qui me sont nécessaires pour cette partie du trajet qui me reste encore. Pour ce chemin ardu qui reste à parcourir.
Je suis persuadé que tôt ou tard, on va se revoir. Et lorsque je dis qu’on va se revoir, je parle naturellement avec les yeux de la foi et de l’espérance.
Une foi et une espérance indéfectibles pour lesquelles je te suis (à toi et à maman, cela va sans dire), pleinement redevable.
Papa, ton absence me fait mal. Tu me manques cruellement et je te dis d’ici-bas, bonne fête là-haut !
Michel Antoine AZAR
Avocat à la cour
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