Les jeunes d’aujourd’hui sont confrontés à des défis complexes qui touchent divers aspects de leur vie au quotidien et peuvent avoir des conséquences importantes sur leur développement personnel et professionnel. Qu’il s’agisse de la gestion de leur temps, de l’intégration dans la société, des difficultés du quotidien ou de la prolifération des messages haineux sur les réseaux sociaux, ces jeunes ont besoin de soutien, de repères et souvent de conseils. Et l’USJ l’a compris. À travers l’Opération 7e jour, cette université, qui cherche à former des citoyens actifs agissant comme agents de changement dans le développement du Liban, tente par tous les moyens de leur assurer un bien-être en leur proposant des solutions aux problèmes qui les entourent.
« Nous avons commencé par solliciter les responsables des six cellules qui font partie de l’O7 : sciences économiques, architecture, technologie, gestion des entreprises, langues et traduction, droit », explique Petra Khazaal, étudiante en 3e année de marketing et publicité à l’USJ et bénévole à l’O7. Après des discussions avec les responsables des cellules, six thèmes qui concernent le plus les jeunes ont été retenus pour la campagne : « maîtriser le poids du quotidien », « se protéger dans un monde fragile », « tracer son chemin en temps de crise », « démêler le vrai du faux des fake news », « les clés de la cyber protection moderne » et « connaître vos droits, c’est votre droit ».
« Le rôle de cette campagne est de sensibiliser et d’informer n’importe quel jeune soucieux de trouver des solutions à une question qui le taraude, sans être nécessairement un étudiant de l’USJ », tient à préciser Petra Khazaal. « Des posts apparaissent chaque semaine sur les réseaux sociaux de l’O7, comprenant des préventions pour éviter de tomber dans les pièges de ces problèmes, des conseils pour les surmonter et par la suite des références qu’ils peuvent consulter en cas de besoin ou s’ils désirent approfondir le sujet. Souvent en consultant ces posts, les jeunes réalisent qu’ils vivent la situation évoquée sans s’en rendre compte. Le fait de lire ces publications les aide beaucoup. »
Dans le premier post lancé au début du mois de mai, « apprendre à maîtriser le poids du quotidien », des conseils sont proposés aux jeunes leur apprenant à mieux prioriser leurs besoins essentiels en créant un fonds d’urgence ou en trouvant des revenus supplémentaires comme par exemple vendre des objets inutilisés, ou utiliser une application de budget qui les aidera à suivre leurs dépenses chaque jour. D’autres posts leur prodiguent des conseils pour « se protéger dans un monde fragile », et font référence aux risques encourus dans les maisons : surveiller l’apparition de fissures dans les balcons, vérifier régulièrement les installations électriques par des professionnels, ne pas intervenir soi-même sur les installations (électricité, gaz)… D’autres posts abordent les dangers du paysage médiatique en constante évolution, dans lequel fake news et désinformations prolifèrent à un rythme alarmant. Des conseils tels que la nécessité de vérifier la crédibilité du compte en se méfiant des contenus sans référence claire ou identifiable, de consulter plusieurs sources indépendantes et surtout de ne pas relayer une information sans validation complète, sont alors suggérés, pour « démêler le vrai du faux ».
Conscient des difficultés que ces jeunes rencontrent pour tracer leur chemin dans un monde de plus en plus mondialisé et diversifié, le thème « tracer son chemin en temps de crise », leur prodigue des conseils leur permettant d’optimiser leurs ressources personnelles en développant leur réseau et en multipliant les expériences professionnelles, pour renforcer leur image et mieux préparer leur insertion dans le monde du travail qui les attend. Concernant la question des « clés de la cyber protection moderne », établie en collaboration avec la cellule des Langues et Traductions, des conseils tels que, l’utilisation de mots de passe forts, ou la vérification de l’adresse du site ou encore le lancement d’une analyse antivirus, en surveillant les signes suspects, leur sont également offerts. Et dans le but de répondre aux problèmes légaux auxquels ces étudiants pourraient faire face, le post « connaître vos droits, c’est votre droit » leur propose de consulter la ligne d’urgence (hotline) du Dispensaire juridique de l’USJ, lancé en 2011 dans le cadre de l’O7 par la cellule de droit, qui leur apportera l’aide juridique nécessaire.

