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Campus - Distinction

Une étudiante de la LAU lauréate d’une compétition nationale de microélectronique

Lauréate de la première étape du Synopsys International Microelectronics Olympiad, Nathalie Jouljian, étudiante en 3e année de génie électrique à la LAU, représentera le Liban à la finale internationale de la compétition en Arménie.

Une étudiante de la LAU lauréate d’une compétition nationale de microélectronique

Curieuse de comprendre le fonctionnement des ordinateurs depuis ses années au lycée, Nathalie Jouljian a vu son intérêt pour la microélectronique se développer dès le début de son parcours académique à la LAU. Photo DR

En compétition avec une cinquantaine d’étudiants en ingénierie issus d’une douzaine d’universités libanaises, Nathalie Jouljian, 20 ans, remporte la compétition nationale du Synopsys International Microelectronics Olympiad, organisée le 3 juin par la faculté d’ingénierie de l’Université libano-américaine (LAU) au campus de Byblos, en partenariat avec Synopsys, entreprise américaine et leader mondial des logiciels de conception de circuits intégrés, avec le soutien de Silicon Cedars, une initiative libanaise visant à développer l’écosystème de la microélectronique au Liban.

Pour la jeune étudiante en génie électrique, remporter la première étape va au-delà de la reconnaissance des efforts qu’elle a fournis au fil des années et des derniers mois. « Je ne considère pas cela comme un aboutissement. J’y vois plutôt une étape qui confirme que ce que je fais est vraiment ce qui compte pour moi », affirme Nathalie Jouljian. « Lorsqu’on est passionnée par un domaine et que l’on travaille dur, on peut réussir, même si tout le monde vous répète qu’il s’agit d’un secteur réservé aux hommes. Il ne faut pas trop écouter ce genre de discours », poursuit-elle. D’ailleurs, la microélectronique étant un domaine traditionnellement masculin, la lauréate note que sur les 56 participants de l’étape nationale de la compétition, seules 7 étaient des femmes. « Les probabilités n’étaient donc pas vraiment en notre faveur. C’est une grande fierté pour moi de représenter les femmes en ingénierie. »

D’une manière plus générale, vu les circonstances difficiles par lesquelles le pays est passé ces dernières années, Nathalie Jouljian considère que sa performance prouve que les étudiants libanais sont capables de rivaliser au plus haut niveau, dans une compétition internationale de ce type. « Cela témoigne de notre résilience et de notre discipline qui compensent souvent le manque de ressources dont nous disposons. Il existe un véritable talent au Liban et avec un minimum de moyens et d’infrastructures, nous pouvons contribuer à cette industrie de haute technologie », assure-t-elle.

La compétition, une formidable occasion d’apprendre

En revanche, pour qu’un candidat puisse se distinguer à l’Olympiade internationale de microélectronique Synopsys, il faut qu’il soit polyvalent, qu’il maîtrise différents domaines, comme l’électronique analogique, l’électronique numérique, la programmation, les mathématiques et la physique des semi-conducteurs. « Au début, cela peut sembler vraiment écrasant, et je pense que c’est le principal défi », avoue Nathalie Jouljian, avant de mentionner l’autre difficulté qu’elle a dû surmonter. « Lorsque nous avons reçu l’annonce de la compétition, nous étions en pleine période d’examens finaux. Nous n’avions qu’une vingtaine de jours pour nous préparer. Je me suis dit que puisque j’étais déjà épuisée par les examens, autant l’être encore un peu plus et repousser mes limites », raconte-t-elle, souriante, avant de poursuivre : « Je me suis dit aussi que j’avais peut-être une chance de gagner, sans vraiment y croire au départ. Il y a eu beaucoup de moments d’incertitude, mais au final, c’est la discipline et le travail rigoureux qui vous font avancer. »

Pour se préparer à l’épreuve nationale, l’étudiante de 3e année de génie électrique s’est basée sur un manuel de référence, couvrant les deux étapes de l’Olympiade, que les organisateurs ont mis à disposition des candidats sur leur site internet. La finale de la Synopsys International Microelectronics Olympiad, qui se déroulera en novembre en Arménie, sera, en revanche, beaucoup plus exigeante. « Elle demande une compréhension beaucoup plus approfondie de la discipline », note Nathalie Jouljian. « J’essaie de résoudre autant d’exercices que le temps dont je dispose me le permet. » Effectuant actuellement un stage de deux mois chez Synopsys en Arménie, dans le cadre d’un partenariat avec la LAU, et en prévision de la reprise de ses études à la rentrée, la candidate libanaise se dit prête à mener de front ses différents engagements professionnels et académiques, ainsi que la préparation à l’épreuve finale. Celle-ci étant ouverte aux candidats jusqu’à l’âge de 30 ans, Nathalie Jouljian sait d’ores et déjà qu’elle y affrontera « des étudiants issus d’horizons et d’expériences très variés », mais reste déterminée à donner le meilleur d’elle-même. « J’espère représenter le Liban du mieux que je peux ! J’éprouve à la fois beaucoup d’honneur et un certain sentiment d’incertitude. Je suis fière, mais aussi un peu impressionnée par la responsabilité. Je considère toutefois cette expérience comme une formidable occasion d’apprendre et de tirer le meilleur parti des ressources mises à ma disposition », affirme-t-elle.

Fascinée par les ordinateurs, passionnée de microélectronique

Curieuse de comprendre le fonctionnement des ordinateurs depuis ses années au lycée, Nathalie Jouljian a vu son intérêt pour la microélectronique se développer dès le début de son parcours académique à la LAU. « C’est à 19 ans, lorsque j’ai suivi deux cours consécutifs en électronique puis en microélectronique, que j’ai compris que c’était vraiment le domaine qui me correspondait. J’en étais véritablement passionnée. J’avais envie de comprendre comment fonctionnaient ces appareils, au-delà de ce que l’on nous enseignait dans les cours. Je ne saurais pas vraiment expliquer comment cela arrive, mais à un moment donné, cela a fait tilt. J’ai compris que c’était ce que je voulais faire », confie-t-elle, tout en reconnaissant le rôle qu’a joué son professeur, le vice-doyen de l’École d’ingénierie, dans le choix de ce domaine. « Il m’a énormément soutenue, encouragée et poussée à aller plus loin. Derrière cette réussite, comme derrière mon travail personnel, je lui dois énormément : les bases solides qu’il m’a transmises, mais aussi la confiance qu’il m’a donnée. »

Invisible mais omniprésente, la microélectronique est au cœur des technologies qui nous entourent, des ordinateurs aux appareils intelligents. Elle repose sur un composant fondamental, le transistor, un minuscule interrupteur électronique aujourd’hui fabriqué à l’échelle du nanomètre, qui permet de traiter des informations. « C’est assez fascinant d’y penser ! Des millions de ces minuscules composants se trouvent à l’intérieur d’un ordinateur et fonctionnent comme des commutateurs qui permettent de transmettre des signaux ou des instructions au processeur », explique l’étudiante en ingénierie, souhaitant, une fois diplômée, apporter sa contribution au domaine des hautes technologies. « J’espère que, d’ici là, le Liban offrira davantage d’opportunités, afin que je puisse participer à son développement, plutôt que de partir à l’étranger mettre mes compétences au service d’autres pays », conclut-elle.

En compétition avec une cinquantaine d’étudiants en ingénierie issus d’une douzaine d’universités libanaises, Nathalie Jouljian, 20 ans, remporte la compétition nationale du Synopsys International Microelectronics Olympiad, organisée le 3 juin par la faculté d’ingénierie de l’Université libano-américaine (LAU) au campus de Byblos, en partenariat avec Synopsys, entreprise américaine et leader mondial des logiciels de conception de circuits intégrés, avec le soutien de Silicon Cedars, une initiative libanaise visant à développer l’écosystème de la microélectronique au Liban.Pour la jeune étudiante en génie électrique, remporter la première étape va au-delà de la reconnaissance des efforts qu’elle a fournis au fil des années et des derniers mois. « Je ne considère pas cela comme un...
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