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Nos lecteurs ont la parole

Schizophrénie d’un peuple

Entre un décalage majeur entre la réalité et la perception de deux courants opposés et de plusieurs idéologies diverses concernant armes, éducation et rêves d’avenir, où chaque partie ou tribu ou même confession a tout à fait une autre vision pour traiter l’avenir du Liban, on peut bien affirmer que notre pays est en train de vivre une vraie schizophrénie sur tous les plans.

Commençons par la question des armes où toute une confession s’oppose à l’idée même qu’un État puisse détenir les armes, et que c’est à sa milice ou à « ses enfants de la Terre » le droit de décider de l’avenir du sud meurtri ravagé, mutilé, et ne pas accepter que logiquement les armes devraient être ramassées et remises à l’armée libanaise qui doit elle seule prôner normalement et sans hésitation l’État de droit.

Pire schizophrénie entre les trois pôles de l’État, où le chef du Parlement censé représenter le peuple, tout le peuple, qualifie par le biais de certains députés de sa confession le président de la République comme traître.

Schizophrénie plus grave encore, concernant l’éducation et l’avenir des étudiants. Ministre qui de bon gré,

malgré la situation critique, veut à tout prix que les élèves obtiennent un diplôme et non une attestation comme l’exigent certains, et elle a amplement raison vu le niveau libanais de l’éducation qui se dégrade d’une façon alarmante au niveau mondial.

Enfin et à l’heure de l’éducation américaine, retentit cette nouvelle expression « zone pilote », pour signifier le retour progressif des déplacés dans leurs villages comme un modèle de convivialité sans armes et avec les institutions de l’État uniquement. Pilote aussi, avec cette inauguration en pompe du rêve de l’aéroport de Qleyaat loin de plus de cent km de la capitale, alors que pour y arriver actuellement à l’aéroport actuel de Beyrouth il faut retenir son souffle pour accueillir les passagers ou oser avoir le courage de voyager.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Entre un décalage majeur entre la réalité et la perception de deux courants opposés et de plusieurs idéologies diverses concernant armes, éducation et rêves d’avenir, où chaque partie ou tribu ou même confession a tout à fait une autre vision pour traiter l’avenir du Liban, on peut bien affirmer que notre pays est en train de vivre une vraie schizophrénie sur tous les plans.Commençons par la question des armes où toute une confession s’oppose à l’idée même qu’un État puisse détenir les armes, et que c’est à sa milice ou à « ses enfants de la Terre » le droit de décider de l’avenir du sud meurtri ravagé, mutilé, et ne pas accepter que logiquement les armes devraient être ramassées et remises à l’armée libanaise qui doit elle seule prôner normalement et sans hésitation l’État de...
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