
Chère lectrice, cher lecteur,
Relations secrètes, guerres, invasions, accords diplomatiques… Entre les deux voisins, les relations sont marquées, depuis plus d'un siècle, par une alternance constante entre méfiance, contacts secrets et confrontations violentes. Caroline Hayek vous propose une série en six actes qui retrace l’histoire de ce voisinage conflictuel, des premiers pourparlers maronito-sionistes sous le Mandat français jusqu’aux dynamiques contemporaines dominées par l’axe iranien.
L'Orient-Le Jour
Série spéciale : Liban-Israël : anatomie d’un conflit



Acte I : Les liaisons dangereuses entre les maronites et les sionistes

En mars 1934 le Dr Haïm Weizmann, figure centrale du mouvement sioniste et futur premier président d’Israël, est reçu au Grand Sérail à Beyrouth et au patriarcat maronite de Bkerké. Derrière ces rencontres discrètes, une histoire longtemps restée taboue : celle des relations entre les pères du sionisme et les élites maronites du Grand Liban, qui cherchaient alors à faire converger leurs intérêts. Retour avec Anthony Samrani, sur une page méconnue de l’Histoire contemporaine du Liban.

Acte II : Le temps de l’armistice libano-israélien

En mars 1949, à Ras Maqoura, la délégation libanaise - menée par le colonel Toufic Salem - et la délégation israélienne signent un accord historique : un traité d’armistice qui marque la fin de la première guerre israélo-arabe, entre les deux voisins. Le premier et l’un des deux seuls accords officiels jamais ratifiés entre les deux pays. C’est alors que commence une période de coexistence prudente qui durera près de 18 ans, ponctuée par des tensions frontalières et la question sensible des réfugiés palestiniens. Explications de Caroline Hayek.

Acte III : La paralysie libanaise et le chassé-croisé palestino-israélien

Après la guerre des Six Jours de 1967, le fragile équilibre instauré par l’armistice libano-israélien de 1949 commence à vaciller. Les accords du Caire de 1969 entre l’état libanais et l’organisation de libération de la Palestine (l’OLP) marquent un tournant décisif. Le Liban est progressivement entraîné dans une crise profonde et devient l’un des principaux théâtres du conflit israélo-palestinien. Découvrez l’Acte III de notre série spéciale, par Caroline Hayek.

Acte IV : Un accord arraché des entrailles du Liban

Le 25 mai 1975, alors que la guerre civile n’en est encore qu’à ses prémices, sept soldats libanais tombent sous les balles israéliennes lors d’une embuscade en pleine nuit, à proximité du village d’Aïta el-Chaab. C’est l’affrontement le plus violent entre le Liban et Israël depuis trois ans. Le message est clair : Tel-Aviv compte être un acteur à part entière dans la bataille qui oppose le Front libanais, une coalition à dominante maronite, et le camp dit « palestino-progressiste » principalement formé par les combattants de l’Organisation pour la libération de la Palestine (OLP). Le pays devient alors le théâtre d’un combat plus grand que lui-même. Caroline Hayek revient sur cet épisode de l’Histoire libanaise.

Acte V : Tous les chemins passent par Damas et Téhéran

Septembre 1986, les derniers chapitres de la guerre civile ne sont toujours pas clos. Les milices palestiniennes ont quitté le Liban trois ans plus tôt en 1983, mais une nouvelle force, le « parti de Dieu », a émergé au travers de ces luttes intestines et surtout lors de l’invasion israélienne en 1982. À Beyrouth, l’accord de non-belligérance du 17 mai 1983 est rapidement enterré : à peine un an plus tard, sous la pression syrienne, le Parlement l’abroge sous la pression de Damas. La brève fenêtre d’opportunité qui s’était entrouverte se refermait définitivement. L’Acte V de notre série spéciale « Liban-Israël : anatomie d’un conflit », par Caroline Hayek.

Acte VI : Quand le Hezbollah entraîne le Liban dans... la paix avec Israël

En cette matinée du 8 octobre 2023, au lendemain de l’attaque sanglante du Hamas contre Israël, le Hezbollah va envoyer une série de roquettes sur les fermes de Chebaa. Un geste symbolique qui devait marquer l’ouverture de son « front de soutien » à Gaza, mais qui signera le début d’une longue descente aux enfers pour le parti-milice. Pourtant, depuis 2006 la frontière était relativement calme et la signature du traité sur la démarcation de la frontière maritime entre le Liban et l’État hébreu en octobre 2022 – impossible sans l'aval du Hezbollah – donnait l’impression d’une nouvelle ère dont s’accommodaient les deux ennemis : « Paix impossible, guerre improbable », résumait L’Orient-Le Jour à l’époque. Une ère qui fut de très courte durée. Explications de Caroline Hayek dans le dernier Acte de notre série spéciale.


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