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Politique - Analyse

Le pari américain de Joseph Aoun

Le président libanais veut obtenir un retrait israélien et une aide financière lors de sa rencontre avec Donald Trump.

Le pari américain de Joseph Aoun

Un panneau d’affichage sur lequel figure un portrait du président libanais, Joseph Aoun, et l’inscription : « La diplomatie est le moyen de mettre fin à la guerre au Liban », le long de l’autoroute de Saïda, alors que des familles déplacées retournent dans leurs villages du Liban-Sud, le 15 juin 2026. Photo Fadel Itani/AFP

« Quelle est l’alternative ? » C’est la question que Joseph Aoun renvoie systématiquement à tous ceux qui viennent l’interroger sur les raisons pour lesquelles le Liban a signé un protocole d’accord avec Israël sous l’égide de Washington. Le président libanais reçoit, ces derniers jours, des journalistes, des responsables politiques et des représentants syndicaux devant lesquels il assure, dans un cadre conversationnel, le « service après-vente » de cet accord.Et il le fait plutôt bien. Charismatique, sympathique, à l’écoute, plein de bon sens, le chef de l’État ne manque pas d’atouts pour convaincre son auditoire qu’il n’avait pas d’autre choix que de s’engager dans la voie diplomatique pour espérer sortir le Liban de la guerre.Après tout, cette guerre, il ne l’a pas voulue. Dès son arrivée à Baabda, il avait fait le choix d’entamer un...
« Quelle est l’alternative ? » C’est la question que Joseph Aoun renvoie systématiquement à tous ceux qui viennent l’interroger sur les raisons pour lesquelles le Liban a signé un protocole d’accord avec Israël sous l’égide de Washington. Le président libanais reçoit, ces derniers jours, des journalistes, des responsables politiques et des représentants syndicaux devant lesquels il assure, dans un cadre conversationnel, le « service après-vente » de cet accord.Et il le fait plutôt bien. Charismatique, sympathique, à l’écoute, plein de bon sens, le chef de l’État ne manque pas d’atouts pour convaincre son auditoire qu’il n’avait pas d’autre choix que de s’engager dans la voie diplomatique pour espérer sortir le Liban de la guerre.Après tout, cette guerre, il ne l’a pas voulue. Dès son arrivée...
commentaires (30)

Le Liban n'a pas le choix. L'Iran, la moumana3a et Co. n'ont jamais été nos alliés ni le peuvent. Ils sont loins du modèle libéral, social et politique du Liban et que les libanais veulent (sauf les idolateurs des mollahs iraniens). Ils sont sur la défensive et se prennent des raclées. Ils sont aussi sous sanctions de la terre entière. Etre leur allié c'est perpétuer le sous développement de notre pays. J.Aoun n' a pas le choix et aujourd'hui les authentiques libanais n'ont jamais été aussi proches des cercles du pouvoir US, néanmois pas autant que les israeliens mais on peut, etre écoutés.

Moi

13 h 32, le 19 juillet 2026

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Commentaires (30)

  • Le Liban n'a pas le choix. L'Iran, la moumana3a et Co. n'ont jamais été nos alliés ni le peuvent. Ils sont loins du modèle libéral, social et politique du Liban et que les libanais veulent (sauf les idolateurs des mollahs iraniens). Ils sont sur la défensive et se prennent des raclées. Ils sont aussi sous sanctions de la terre entière. Etre leur allié c'est perpétuer le sous développement de notre pays. J.Aoun n' a pas le choix et aujourd'hui les authentiques libanais n'ont jamais été aussi proches des cercles du pouvoir US, néanmois pas autant que les israeliens mais on peut, etre écoutés.

    Moi

    13 h 32, le 19 juillet 2026

  • Bonjour Beyrouth.... Je n'ais pas voulu posté mais ... Il ne s'agit pas d'un Pari mais d'une fine approche du chef de l'Etat . Approche diplomatique avec Washington ou beaucoup de citoyens US sont en desaccord avec cette guerre . les midterms et octobre en Israel.bientot..tout peut basculer..JD Vance irrité par Neta.. Sur qui compter d'autres ? J'ai retenu une phrase ."il faut s'attaquer aux raisons qui ont permis (je dirais aux milices )de prendre une telle importance ,-l'occupation isrealienne et l'absence de l'Etat..! Mr haykal honneur à vous ,à etre un patriote Liban Libre et laic

    salamé riad

    10 h 16, le 13 juillet 2026

  • La question n’est pas le pari d’Aoun sur les États-Unis, mais le pari des États-Unis sur Aoun

    Rima

    14 h 02, le 12 juillet 2026

  • Que vaut un accord avec l'Amerique, en supposant que ce pays ce fout du Liban, lorsqu'on n'a pas la population de son côté. Déjà il est clair qu'une grande partie des sunnites, des druzes et même des maronites sont contre cet accord. En plus, on suppose que Mr Trump est une personne stable avec qui on peut négocier. Bonne chance Mr Aoun. Et vous pensez être plus rusé que Netanyahu.

    Ma Realite

    09 h 14, le 12 juillet 2026

  • Je suis un admirateur de Président Aoun qui navigue paisiblement des eaux trop trouble. Je suis absolument pour un dialogue, même prolongé. Tout autre est pertes humaines et destruction. On vit le résultat du dialogue arrêté dans les mois passé

    Sami Harawi

    08 h 43, le 12 juillet 2026

  • On reconnaît les adeptes de la dictature qui du haut de leur fauteuil voient le Liban sous les bottes des tyranniques sanguinaires qui n’hésitent pas à assassiner leur propres enfants pour imposer leur doctrine d’un autre âge sous forme de préceptes religieux inventés de toute pièce par leur entourage pour embobiner les croyants naïfs qui ne savent pas déchiffrer un slogan, le prenant ou le confondant avec un verset pieux à respecter aveuglément ou pour certains par opportunisme qui fait d’eux des complices des sanguinaires qui anéantissent sciemment leur pays pour sauver leur régime.

    Sissi zayyat

    22 h 37, le 11 juillet 2026

  • Sur qui veulent ils miser les vendus? Les barbus qui sèment la haine et les destructions dans tous les pays qu’ils approchent et s’incrustent pour pouvoir étendre leur dictature qui est rejetée par le peuple iranien qui a déjà subi toute leur terreur et leur violence alors qu’ils étaient censés les protéger de tout danger et de la tyrannie qu’ils n’ont pas hésité à utiliser après avoir prétendu la combattre pour insaturer une autre monarchie plus sanguinaire et plus injuste que celle qu’ils ont remplacée pour soit disant sauvegarder le peuple de toute autre terreur exceptée la leur. Allons do

    Sissi zayyat

    22 h 29, le 11 juillet 2026

  • ZERO A OFFRIR donc zéro à recevoir.... SI : de la poudre aux yeux ou écran de fumée ; ou (au choix) apparences flatteuses mais trompeuses ; ou faux-semblant ; des manœuvres qui cherchent à faire impression en faisant illusion, + peut-être 250 millions pour l'armée « SANS ARMES ».........

    aliosha

    19 h 28, le 11 juillet 2026

  • Miser sur les USA fait sens, puisqu’ils sont les seuls dans ce monde à pouvoir, semble t il, contraindre israel Mais j’ai bien peur que Trump se satisfasse d’une victoire de façade, une rencontre, une poignée de main, un accord papier irréaliste…

    Phenix

    19 h 25, le 11 juillet 2026

  • Oh que la critique est facile, mais l art est difficile. Critiquer gratuitement meck est facile si pas de solution est proposée.

    Zampano

    17 h 18, le 11 juillet 2026

  • Malheureusement, le charismatique patauge dans la fange .

    Hitti arlette

    17 h 04, le 11 juillet 2026

  • Depuis que Issa est arrivé au Liban ses manœuvres ont réussi à convaincre Aoun et Salam de s’adhérer à la stratégie américaine pour conclure un accord avec Israël afin de mater le Hezbollah, isoler l’Iran du Liban et recevoir des guaranties d’un retrait Israélien ainsi qu’un appui fort pour l’armée et une aide économique importante pour reconstruire les régions dévastés par la guerre dans laquelle parti chiite a entraîner le pays. Si le duo Aoun-Salam réussit il seront des héros qui ont sauvé la nation. L’histoire nous rappelle toutefois que rien n’est jamais garanti dans cette région.

    PT

    16 h 34, le 11 juillet 2026

  • Que ceux qui critiquent les actions du Président suggèrent l’alternative. Or ils ont zéro à offrir. Donc?

    Mago1

    15 h 40, le 11 juillet 2026

  • A se demander pourquoi Trump veut une chose et son contraire, le MOU et l'accord-cadre, la paix et la guerre, jouer Vance contre Rubio, le retrait israélien et l'occupation, la libre circulation dans Hormuz et déléguer à l'Iran la responsabilité dans le détroit, difficile à savoir, est-ce le flou de la guerre ou le flou dans sa tête, qui cherche une victoire là où il a perdu. L'impression qu'il n'avait pas de plan clair pour la guerre et encore moins pour quelle paix. Comment alors compter sur lui pour une solution chez nous alors qu'il tergiverse partout, Gaza, Iran, Liban.

    MeK

    14 h 46, le 11 juillet 2026

  • Quand à la comparaison avec Sadate: c’est le seul homme d’Etat arabe qui a mis l’intérêt de son peuple avant la rhétorique sanguinolante du reste du monde arabe (ou iranienne). C’est à mon avis un héros du monde arabe, être comparé à lui est un honneur, pas une insulte.

    Alain

    14 h 20, le 11 juillet 2026

  • A tout ce qui parlent de capitulation: la capitulation a été une libération pour l’Allemagne, du moins à l’Ouest. L’Est a passé par un purgatoire pendant 45 ans, mais se trouve aujourd’hui libre et souverain depuis la réunification de 1990. Au Proche-Orient, notre conflit date de la même époque, et à cause de l’intransigeance des uns et des autres, nous n’avons pas avancé d’un pouce. Tueries, massacres, destructions, calamité après calamité, et aucune perspective de paix. Alors, capitulons, et croisons les doigts pour un avenir à l’allemande. Quelle est l’alternative?

    Alain

    14 h 16, le 11 juillet 2026

  • J’ai un problème avec ces immenses affiches de dirigeants que l’on voit partout au Liban , le long des autoroutes et jusque dans les centres-villes. Je trouve cela insultant et cela constitue une véritable pollution visuelle. Je sais que ce n’est probablement pas le président lui-même qui fait installer ces portraits, mais il en est forcément informé et pourrait demander qu’ils soient retirés . Dans les pays véritablement civilisés, ce genre de culte de la personnalité est devenu exceptionnel.À mes yeux, c’est un problème et c’est honteux.

    Gebran Eid

    12 h 36, le 11 juillet 2026

  • Le minister de la Défense israélienne, Katz : "Nous n'avons demandé la permission à personne pour entrer au Liban et nous n'avons pas besoin de permission pour rester au Liban". Il a ajouté que l'armée israélienne restera au Liban tant que le Hb n'est pas désarmé et c'est à israel de juger et décider quand cela sera accompli. On dirait que c'est Bibi qui décide pour Trump et non le contraire et encore moins notre président qui n'aura pas le moindre mot à dire sur cette décision du retrait israélien. Jouer la carte Trump en solo risque d'être bien déconcertant.

    MeK

    11 h 48, le 11 juillet 2026

  • On ne peut pas appeler un ennemi avéré qui s’oppose à l’état libanais, un partenaire. Les mots ont leur poids dans les discours. Ce parti vendu ne se gêne pas pour clamer sa loyauté et son appartenance à un pays étranger et le président continue de le caresser dans le sens du poil en espérant un miracle, alors que les faits n’augurent rien de bon, avec des lâches qui ont recours tantôt aux guerres en prenant les habitants de leurs fiefs en otage, tantôt la rue pour menacer notre sécurité ébranlée par leurs guerres injustifiées. Le charme et la sagesse n’ont jamais aboutis. Il faut changer de

    Sissi zayyat

    11 h 46, le 11 juillet 2026

  • Sans compter que l'accord-cadre contredit le MOU, ce qui était d'ailleurs le but pour Bibi, pour Rubio et pour Aoun/Salam. Les Libanais sont experts en réconciliations de toutes sortes et on verra comment s'y prendront-ils pour arriver à leur buts qui sont le désarmement du Hb, le retrait israélien et le retour des déplacés plus la reconstruction et qui la financera. Trump, pour chaque dollar versé, en général il demande à d'autres de les verser, il exigera quelque chose en échange, comme Abraham accord avec les génocidaires et tutti quanti

    MeK

    11 h 36, le 11 juillet 2026

  • Le contraste entre le MOU iranien et l'accord-cadre libanais est frappant. Le MOU reflète une victoire iranienne qui ne compromet ni sa souveraineté et assure un cessez.le-feu et laisse les questions difficiles à plus tard. Par contre, l'accord-cadre reflète une capitulation, une perte de souveraineté, aucun calendrier de retrait, mot introuvable dans l'accord et conditionne le retrait et l'occupation au "bon"-vouloir israélien de juger du désarmement des milices, où l'état libanais exécute mais n'a plus son mot à dire, un abandon total de notre souveraineté. Cherchez l'erreur !

    MeK

    11 h 21, le 11 juillet 2026

  • le president reconnait que la milice iranienne n'est pas maitre de ses decisions.... mais insiste a vouloir/a croire/a essayer de convaincre les autres qu'il arrivera a la convaincre de deposer les armes. Bel optimisme !

    L’acidulé

    09 h 11, le 11 juillet 2026

  • "Le salut du Liban passera par Washington". Au cancer dont souffre le Liban, les E.-U. Peuvent apporter un traitement symptomatique, mais le traitement de fond ne peut venir que de l’État libanais … et Aoun persiste à refuser d''opérer la tumeur.

    Yves Prevost

    08 h 52, le 11 juillet 2026

  • "Joseph Aoun a changé de ton vis-à-vis du parti, mais ne semble pas avoir changé de logiciel". Son principe de base demeure le même: "Mille ennemis extérieurs valent mieux qu'un seul ennemi intérieur". Il semble simplement ne pas avoir remarqué que l'ennemi intérieur est déjà là. Sa logique demeure la même: parce que ses membres sont des citoyens libanais, il refuse de considérer la milice iranienne comme ennemie. Les trois guerres déclenchées par le Hezbollah, ne sont pas qualifiées par lui de crimes, mais de simples "erreurs".

    Yves Prevost

    08 h 51, le 11 juillet 2026

  • Entamer un "dialogue" avec le Hezbollah, le considérant " davantage comme un partenaire compliqué que comme un ennemi en puissance". A été le péché originel de son mandat. Qu'il soit permis de s'étonner devant un tel aveuglement, pour ne pas parler de naïveté. La milice iranienne venait pourtant, une fois de plus, de faire la preuve de sa dangerosité, son mépris du Liban, ses lois, ses institutions et sa population.

    Yves Prevost

    08 h 50, le 11 juillet 2026

  • Mais qui met ces photos on the highway?du harcèlement...

    Marie Claude

    08 h 04, le 11 juillet 2026

  • Le pari du président est risqué mais il n’a pas d’autres choix. Il ne faut surtout pas qu’il tombe dans le piège du Hezbollah qui joue la carte de la guerre civile pour garder leurs armes. Tenez bon mr le Président.

    Achkar Carlos

    06 h 34, le 11 juillet 2026

  • Comme vous dites, « Un partenaire compliqué plutôt qu’un ennemi en puissance ». Mais ce partenaire est un gros menteur et ne soucie en aucun cas de l’intérêt national, et ça le Président a eu l’occasion de très bien le constater. Associer d’autres que Trump aurait pu être une bonne idée, mais apparemment, ces autres seraient pour une solution plus bienveillante pour le hezbollah. D’ailleurs Trump semble ne pas le souhaiter, et pour espérer avoir un jour la paix, c’est bien celui qui tient le gros bâton que l’on doit convaincre, pas les autres.

    NG

    06 h 28, le 11 juillet 2026

  • A vos dernières questions, la réponse est: «donnez-nous l’alternative»…

    Mago1

    01 h 40, le 11 juillet 2026

  • Un pari risqué qui, avec l'accord-cadre, est très mal parti puisqu'il n'a réussi ni à obtenir de cessez-le-feu ni de retrait israelien dont l'occupation au Liban est entérinée et légalisée. De plus, l'état renonce à poursuivre israel devant les tribunaux internationaux pour crimes de guerre. Cette signature n'est pas une preuve de notre souveraineté mais tout le contraire, une preuve de notre capitulation devant israel. Le liban, en créant des alliances régionales, aurait pu jouer certaines cartes régionales au lieu de faire cavalier seul sans cartes dans la main. Pas convaincu.

    MeK

    01 h 15, le 11 juillet 2026

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