
Chère lectrice, cher lecteur,
Le 23 mai dernier, le Liban célébrait les cent ans de sa Constitution, la première du monde arabe, celle qui donna naissance à la République libanaise. Adopté en 1926, ce texte fondateur répondait à un double enjeu : celui de respecter les principes d’une démocratie parlementaire ainsi que l’existence et le poids des composantes religieuses du pays.
Un siècle plus tard, alors que le pays, en guerre, tente de se relever de crises successives, qu’une partie de son territoire est sous occupation israélienne et que les débats sur l’avenir de l’État se multiplient, cet anniversaire invite à revenir aux fondements de la République libanaise.
Pour ce faire, nous vous invitons à découvrir, via une courte vidéo enregistrée par notre corédacteur en chef, Élie Fayad, ce qu’il reste, aujourd’hui, de cette Constitution.
À partir de là, vous pourrez explorer, à travers les regards croisés du constitutionnaliste Wissam Lahham, du juriste Gabriel Abou Adal et de Camille Mourani, responsable des relations politiques du Bloc national, les questions d’intégrité territoriale, de partage du pouvoir et de coexistence communautaire, qui structurent, encore aujourd’hui, le débat libanais.
L'Orient-Le Jour


Cent ans plus tard, que reste-t-il de la Constitution libanaise ?

Le 23 mai 1926, le Grand Liban, à peine âgé de 6 ans, se dotait de la première constitution du monde arabe et devenait officiellement la République libanaise. Ce texte fondateur inspiré par le théoricien Michel Chiha, tentait un pari audacieux : marier les principes de la démocratie parlementaire avec la réalité d’une société aux multiples composantes religieuses. Un siècle plus tard, alors que le pays, en guerre, tente de se relever de crises successives, que reste-t-il de cette constitution ? L’analyse d’Elie Fayad.

Le centenaire d’une Constitution incomprise

À l’occasion des cent ans de la Constitution libanaise, Gabriel Abou Adal juriste et auteur de « La réforme du Parlement libanais » (éd. L’Harmattan 2025) propose son point de vue sur la loi fondamentale de la République libanaise. Il estime dans son commentaire, que le redressement du Liban ne peut se faire à travers la seule réforme de ses institutions, elle doit d’abord passer par une réforme des mœurs politiques. Retrouvez son analyse pour L’Orient-Le Jour.

Notre crise n’est pas celle du système, mais celle de l’absence de système

Pour le centenaire de la constitution libanaise, Camille Mourani, responsable des relations politiques du bloc national, analyse la complémentarité entre la « laïcité de l’Etat » et « le caractère communautaire » du système. Retrouvez son analyse pour L’Orient-Le Jour.

À quoi bon un territoire ? Les frontières libanaises dans la Constitution

Alors qu’une partie du pays reste aujourd’hui occupée par l’armée israélienne, le spécialiste du droit constitutionnel Wissam Lahham analyse l’importance accordée à l’unité et l’intégrité du territoire libanais dans la loi fondamentale. Un principe inscrit dès 1926, dans les articles 1 et 2 de la Constitution. Découvrez son analyse.

