Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Liban

Le gouvernement nomme des directeurs généraux et valide une commission ministérielle libano-syrienne

La question des sanctions américaines contre des responsables sécuritaires n'a pas été évoquée.

Le gouvernement nomme des directeurs généraux et valide une commission ministérielle libano-syrienne

Le président Joseph Aoun et le gouvernement de Nawaf Salam lors du Conseil des ministres qui s’est tenu à Baabda le 22 mai 2026. Photo diffusée sur le compte X de la présidence libanaise

Réuni vendredi au palais présidentiel de Baabda, sous la houlette du président Joseph Aoun, le Conseil des ministres a validé plusieurs nominations administratives, dont celle de plusieurs directeurs généraux dans différents ministères. Les ministres ont également approuvé la création d’une « commission ministérielle supérieure libano-syrienne », qui doit concrétiser la volonté de Beyrouth et de Damas d’ouvrir une nouvelle page dans leurs relations diplomatiques, plus d’un an après la chute du régime de Bachar el-Assad.

L'exécutif a ainsi nommé la juge Hala el-Maoula (chiite), directrice générale du ministère des Affaires sociales, et Wi'am Abou Hamdane (druze), directeur général du ministère de la Santé. La première est une candidate de compromis entre le tandem chiite et la ministre des Affaires sociales Hanine el-Sayed. Le second est soutenu par le Parti socialiste progressiste, dont il est cadre.

Le gouvernement a aussi nommé Mazen Basbous (sunnite) directeur général du transport terrestre et maritime au ministère des Travaux publics et Maurice Karkafi (maronite) à la tête des installations pétrolières au ministère de l’Énergie, deux infrastructures critiques. Les membres des conseils d’administration des cinq offices des eaux (Liban-Nord, Liban-Sud, Beyrouth et Mont-Liban, ainsi que la Békaa) ont aussi été nommés, selon les déclarations du ministre de l'Information Paul Morcos après la réunion.

Le ministre a également indiqué que la question de la « commission ministérielle supérieure libano-syrienne » a été abordée. Selon nos informations, le Conseil des ministres en a approuvé le principe. Celle-ci devrait inclure les ministres impliqués dans des dossiers communs aux deux pays. L'OLJ a appris qu'une réunion de coordination devrait se tenir le 24 juin entre des représentants des deux pays à ce sujet. Cet organe doit remplacer le Haut Conseil libano-syrien, vestige de la tutelle du régime Assad au Liban, qui est « de facto suspendu » en attendant l’abrogation de la loi qui l’avait institué dans les années 1990, selon une source ministérielle.

En revanche, selon M. Morcos, le Conseil des ministres n'a pas évoqué deux dossiers critiques : celui des négociations entre le Liban et Israël, alors qu’une prochaine réunion au niveau militaire est prévue le 29 mai, et celui des sanctions américaines inédites annoncées la veille contre, entre autres, des responsables sécuritaires au Liban. « Les autorités compétentes et l’armée libanaise ont publié des communiqués clairs concernant les récentes sanctions américaines », a déclaré le ministre. Selon nos informations, le président de la République a exposé lors de la séance un bilan du round de négociations tenu la semaine dernière, affirmant que les Américains ne cachent pas leur mécontentement quant aux attaques israéliennes.

Le gouvernement a enfin dénoncé les nouvelles attaques israéliennes sur le Liban, qui se poursuivent malgré le cessez-le-feu, tuant des civils, des journalistes et des secouristes. « Une visite de la mission des Nations unies chargée des droits de l'homme aura lieu afin d'effectuer des constats sur ces attaques », a déclaré Paul Morcos à ce sujet.



Réuni vendredi au palais présidentiel de Baabda, sous la houlette du président Joseph Aoun, le Conseil des ministres a validé plusieurs nominations administratives, dont celle de plusieurs directeurs généraux dans différents ministères. Les ministres ont également approuvé la création d’une « commission ministérielle supérieure libano-syrienne », qui doit concrétiser la volonté de Beyrouth et de Damas d’ouvrir une nouvelle page dans leurs relations diplomatiques, plus d’un an après la chute du régime de Bachar el-Assad.L'exécutif a ainsi nommé la juge Hala el-Maoula (chiite), directrice générale du ministère des Affaires sociales, et Wi'am Abou Hamdane (druze), directeur général du ministère de la Santé. La première est une candidate de compromis entre le tandem chiite et la ministre des...