Le ministre de l’Énergie Joe Saddi (au centre, au fond) avec des représentants de la Société financière internationale au ministère. Photo fournie par le ministère le 21 mai 2026
Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Joe Saddi, s’est réuni mercredi et jeudi avec des représentants de la Société financière internationale (IFC, le bras du secteur privé de la Banque mondiale) afin d’aborder le projet du ministère visant à produire de l’énergie à partir du gaz au Liban, en commençant par le site de Deir Ammar, au Liban-Nord, où se situe l’une des principales centrales d’Électricité du Liban (EDL), ainsi que l’une des deux installations pétrolières du pays, avec Zahrani au Liban-Sud.
Selon le communiqué du ministère, les discussions ont porté sur les aspects juridiques, techniques et financiers liés à la mise en place d’une unité flottante de stockage et de regazéification (FSRU, une structure qui reçoit du gaz liquéfié, le stocke puis le regazéifie avant de l’injecter dans un réseau de distribution), ainsi qu’à la construction d’une nouvelle centrale électrique fonctionnant au gaz, dont la création est actuellement à l’étude.
Les participants aux réunions ont travaillé sur une feuille de route et fixé une prochaine rencontre sur le projet au 15 juin.
Le secteur de l’électricité au Liban est à bout de souffle depuis des décennies. Les vieilles centrales libanaises consomment en outre du fuel, qui est en moyenne 30 % plus cher que le GNL, le gaz liquéfié. La construction de nouvelles centrales au gaz et celle de terminaux gaziers figurent parmi les projets soutenus par les différents ministres de l’Énergie, sans toutefois avoir été menés à bien.
Joe Saddi a récemment multiplié les interventions dans les médias pour présenter les chantiers prioritaires destinés à réhabiliter le secteur, notamment la construction de FSRU et la réparation du gazoduc reliant le Liban à la Syrie, du côté libanais.


