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Dernières Infos - cessez le feu au liban 2026

Dans une lettre aux ambassades, le Hezbollah affirme n’avoir « d’autre choix » que d’« exercer son droit à l’autodéfense »


Dans une lettre aux ambassades, le Hezbollah affirme n’avoir « d’autre choix » que d’« exercer son droit à l’autodéfense »

Des débris à la suite d'une frappe israélienne sur une maison près d’un poste de contrôle de l’armée libanaise au sud de Tyr, le 31 mars 2026. Photo Kawnat Haju/AFP

Dans un mémorandum adressé jeudi aux ambassades arabes et étrangères, le bloc parlementaire du Hezbollah a déclaré n’avoir « d’autre choix » que « de recourir au droit humain à la légitime défense », face aux bombardements israéliens ainsi que l'invasion israélienne du Sud qui se poursuit.

Le parti-milice a de nouveau affirmé - sans mentionner son attaque du 2 mars qui a relancé le conflit - avoir répondu aux près de « dix mille violations » israéliennes de l'accord de cessez-le-feu entre le Liban et Israël signé fin novembre 2024, malgré ce qu’il a décrit comme l’« engagement strict » du Liban envers cet accord. Ce dernier prévoyait le désarmement du Hezbollah sur l'ensemble du territoire libanais « à partir de la zone au sud du fleuve Litani », où le parti a effectivement coopéré avec l'État libanais. Le 2 mars, il avait précisé dans un communiqué avoir envoyé six roquettes contre le nord israélien pour « venger » la mort du guide iranien, Ali Khamenei, tué par une attaque israélo-américaine deux jours plus tôt, ainsi qu'en réponse à quinze mois de bombardements israéliens durant la trêve au Liban, qui avaient tué plus de 400 personnes.

Le mémorandum indique que « tous les efforts politiques et diplomatiques ont échoué à mettre fin à ces crimes israéliens contre notre pays », ajoutant que le gouvernement libanais et le comité chargé de superviser la mise en œuvre du cessez-le-feu, dit le « Mécanisme », ont « délibérément » échoué à contraindre Israël à respecter l’accord. « Face à de telles souffrances et alors que l’occupation persiste sur notre terre, notre peuple n’a d’autre option que d’exercer son droit humain légitime à l’autodéfense », a justifié le bloc du Hezbollah.

Ce dernier a encore accusé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, de chercher à imposer de nouvelles réalités régionales « par la coercition et la domination ». Il a en outre plus généralement accusé Israël de commettre des « crimes prémédités visant à s’emparer de parties du territoire libanais », notamment « le meurtre délibéré de civils, le déplacement forcé des habitants et l’empêchement de leur retour ». L’armée israélienne occupe actuellement des dizaines de villages dans le sud du Liban et démolit des quartiers entiers en profondeur dans le territoire, ne cachant pas sa volonté d'établir une « zone tampon » sur une profondeur de 8 à 10km au Liban-Sud.

Selon les derniers chiffres publiés par le ministère libanais de la Santé, les attaques israéliennes ont tué plus de 3 020 personnes et blessé plus de 9 273 autres au Liban depuis l'entrée du Hezbollah dans la guerre régionale aux côtés de l'Iran. Le Hezbollah s'était abstenu de tirer sur Israël pendant la grande majorité du cessez-le-feu précédent en vigueur de novembre 2024 jusqu’au début mars 2026. Depuis le début de la trêve de mi-avril 2026, le groupe continue de revendiquer quotidiennement des attaques, et fait depuis quelques jours à nouveau état de combats contre l'armée israélienne au Liban-Sud.

Dans un mémorandum adressé jeudi aux ambassades arabes et étrangères, le bloc parlementaire du Hezbollah a déclaré n’avoir « d’autre choix » que « de recourir au droit humain à la légitime défense », face aux bombardements israéliens ainsi que l'invasion israélienne du Sud qui se poursuit.Le parti-milice a de nouveau affirmé - sans mentionner son attaque du 2 mars qui a relancé le conflit - avoir répondu aux près de « dix mille violations » israéliennes de l'accord de cessez-le-feu entre le Liban et Israël signé fin novembre 2024, malgré ce qu’il a décrit comme l’« engagement strict » du Liban envers cet accord. Ce dernier prévoyait le désarmement du Hezbollah sur l'ensemble du territoire libanais « à partir de la zone au sud du fleuve Litani », où le parti a effectivement coopéré...