Longtemps porté par une forte culture du relationnel, des échanges informels et des transactions peu structurées, le marché de l’art au Moyen-Orient entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de transformation digitale. C’est dans ce contexte que Layer of Art entend imposer un nouveau standard, en proposant une plateforme qui apporte une nouvelle forme de transparence et de professionnalisation au secteur de l’art du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.
Fondée par deux profils aux expertises complémentaires, Layer of Art se positionne comme une marketplace curatoriale dédiée à l’art de la région MENA, pensée pour simplifier, sécuriser et moderniser l’expérience d’achat et de vente d’œuvres d’art.
À l’origine du projet, une frustration partagée. D’un côté, Adib Bouez, avocat spécialisé en droit de l’art et en droit de la propriété littéraire et artistique, intervenant dans la structuration juridique, la sécurisation et la représentation d’acteurs du marché de l’art au sein de la région MENA ; de l’autre, Marwan Zahar, issu du conseil en stratégie et du supply chain management entre Paris et Dubaï. Tous deux collectionneurs, ils ont été confrontés aux limites d’un marché souvent opaque : inventaires difficilement accessibles, provenance parfois floue, qualité d’images inégale, négociations dispersées entre appels, messages WhatsApp et paiements informels.
« Nous voulions créer une plateforme capable de réunir en un seul espace la transparence, la confiance, la qualité visuelle et la sécurité des transactions », explique Marwan Zahar. « Notre objectif est de professionnaliser la manière dont l’art est acheté et vendu dans la région, tout en offrant aux artistes, galeries et collectionneurs la visibilité et la crédibilité qu’ils méritent. »
Depuis son lancement en octobre 2025, Layer of Art attire un profil de collectionneurs particulièrement intéressant pour l’évolution du marché régional.
La plateforme séduit à la fois des collectionneurs confirmés et une nouvelle génération d’acheteurs, notamment des millennials qui commencent à constituer leurs premières collections.
Plus digitaux et sensibles à l’expérience utilisateur, ces nouveaux collectionneurs recherchent avant tout la clarté, la fluidité et la sécurité. Grâce à une interface centralisée, ils peuvent découvrir des œuvres sélectionnées, recevoir des recommandations personnalisées, échanger directement avec les vendeurs et finaliser leurs acquisitions en quelques clics.
Dans un marché encore en transition vers le digital, la confiance reste essentielle. Layer of Art mise ainsi sur une infrastructure sécurisée : authenticité vérifiée, paiements protégés via un système d’escrow jusqu’à réception des œuvres et logistique répondant aux standards muséaux.
La plateforme propose également aux galeries et aux artistes des outils leur permettant de gérer leur présence en ligne, de suivre les consultations et de piloter leurs ventes depuis un tableau de bord unique.
Ce qui distingue aujourd’hui Layer of Art des autres plateformes internationales réside dans son approche hybride : à mi-chemin entre la rigueur curatoriale du monde de l’art traditionnel et l’efficacité technologique des plateformes digitales contemporaines.
« Nous ne construisons pas uniquement une marketplace », souligne M. Z. « Nous développons un véritable écosystème consacré à l’art MENA, capable d’accompagner toute la vie d’une œuvre : de sa découverte à sa transaction, jusqu’à sa visibilité à long terme. »
Cette ambition s’inscrit dans un contexte particulièrement dynamique pour le marché de l’art régional. Ces dernières années, la région a vu l’expansion de grands acteurs internationaux, d’Art Basel à Frieze Abu Dhabi, tandis que Sotheby’s a récemment lancé ses premières ventes aux enchères en Arabie saoudite. Une évolution qui confirme l’ancrage progressif de la région dans l’écosystème mondial de l’art.
Malgré les fluctuations du marché international, les ventes d’art MENA sont restées solides entre 2023 et 2025, atteignant près de 50 millions de dollars par an. Les œuvres contemporaines dominent largement les ventes, tandis que les transactions inférieures à 10 000 dollars progressent fortement, signe de l’arrivée de nouveaux collectionneurs.
Dans cette continuité, Layer of Art prépare sa deuxième vente aux enchères en ligne, intitulée « Spring Blossom », qui se tiendra du 4 au 6 juin sur l’application. Cet événement réunira une sélection curatoriale d’œuvres d’artistes majeurs de la région, tels que Nabil Nahas, Louay Kayali, Bibi Zogbé, Aref Rayess ou encore Omar El-Nagdi, confirmant la volonté de la plateforme d’ancrer durablement les ventes aux enchères digitales dans l’écosystème artistique régional.

