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Nos lecteurs ont la parole

Lettre d’un Libanais né chiite à Christian, son semblable né chrétien

Toi qui portes le même amour que moi pour cette terre de cèdre et de soleil, sache que nos cœurs battent à l’unisson. Tu chéris ton pays, je le chéris. Tu aimes tes frères et sœurs de destin, je les aime. Tu aspires à la paix comme on aspire à l’eau vive, moi aussi. Tu veux un Liban debout, uni, protégé par une seule armée nationale, moi aussi. Tu es un homme de tolérance, moi aussi. Tu te tiens du côté de la démocratie, moi aussi. Tu refuses que des mains étrangères viennent toucher aux affaires de notre maison commune, moi aussi. Tu crois, comme moi, que la guerre n’a jamais enfanté que des ruines, et la violence que des silences meurtris.

Alors, Christian, mon frère en humanité, vois-tu la raison de nous haïr, de nous détester, de nous déchirer jusqu’à l’os, jusqu’au sang ? Non. Il n’y en a aucune. Il suffit de parler, vraiment parler, les yeux dans les yeux, le respect au creux des mots. Il suffit de penser à nous d’abord, à notre Liban blessé qui n’attend que nous ici et maintenant, pour guérir.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Toi qui portes le même amour que moi pour cette terre de cèdre et de soleil, sache que nos cœurs battent à l’unisson. Tu chéris ton pays, je le chéris. Tu aimes tes frères et sœurs de destin, je les aime. Tu aspires à la paix comme on aspire à l’eau vive, moi aussi. Tu veux un Liban debout, uni, protégé par une seule armée nationale, moi aussi. Tu es un homme de tolérance, moi aussi. Tu te tiens du côté de la démocratie, moi aussi. Tu refuses que des mains étrangères viennent toucher aux affaires de notre maison commune, moi aussi. Tu crois, comme moi, que la guerre n’a jamais enfanté que des ruines, et la violence que des silences meurtris.Alors, Christian, mon frère en humanité, vois-tu la raison de nous haïr, de nous détester, de nous déchirer jusqu’à l’os, jusqu’au sang ? Non. Il n’y en a...
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