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Nos lecteurs ont la parole

Message urgent au Vatican, à Washington, à Paris et aux Arabes : voici la solution définitive pour le Liban

Ceci est un message urgent adressé au pape Léon XIV, au président Donald Trump, au président Emmanuel Macron, aux rois, princes et présidents arabes, par l’intermédiaire de leurs ambassades… et, bien sûr, aux Libanais :

Des manœuvres. Des manœuvres. Des manœuvres. Il faut que cesse le temps des manœuvres, et qu’en finisse aussi le temps de leurs joueurs et de leurs maîtres, car c’est le temps du chantage et du suicide.

Une trêve qui ne fait que geler le feu ne suffit plus, pas davantage que des accords sans cesse violés. Peut-être même l’accord de Taëf, hélas, ne suffit-il plus, fût-il appliqué intégralement. Le Liban a besoin d’une rupture avec le « système de la catastrophe » qui a transformé la pluralité en partage confessionnel, l’État en butin, la Constitution en simple opinion, et la souveraineté en matière de marchandage intérieur et extérieur.

Si Trump, le Vatican, la France, les États arabes (et les Libanais) veulent réellement le Liban, qu’ils le fassent immédiatement, sans peur ni hésitation : neutraliser le Liban, de manière souveraine et définitive. Le Sud n’est ni un rempart, ni un champ de messages écrits par le feu, mais une terre libanaise pour ses habitants et pour leur État. Nous ne voulons plus de guerres dans le Sud, ni dans aucune parcelle du Liban. Que cela advienne par une volonté internationale et arabe – et naturellement libanaise aussi – sous une protection définitive des Nations unies, par la consolidation des frontières internationales reconnues, leur délimitation irrévocable, la concentration des armes entre les seules mains de l’État, et le déploiement de l’armée libanaise, renforcée par la volonté et la protection internationales.

Les frontières sud, est, nord et ouest ne peuvent plus demeurer molles et violées. Il n’y a pas de salut sans délimitation définitive, cartes contraignantes, et contrôle total de la contrebande comme des passages illégaux. Des frontières ni contrôlées ni protégées font tomber l’État de l’intérieur comme de l’extérieur.

Il n’y a pas non plus de salut sans monopole de l’État sur la force et sur la décision sécuritaire, ni sans extension de son autorité sur l’ensemble du territoire.

Que le Liban soit proclamé pays neutre : plus de guerres sur son sol, ni par son intermédiaire.

Sans faux-fuyants, sans manœuvres, sans chantage, afin d’empêcher le suicide – et le pire du permis comme de l’interdit – le Liban a besoin d’une refondation salvatrice nouvelle, sous un parrainage international et arabe ferme et efficace, afin de faire naître une république moderne : un seul État, une seule armée, une seule arme, une seule décision, une seule frontière définitive.

Cela doit s’accompagner d’une réforme radicale de la justice, des finances et de l’administration, car des frontières maîtrisées ne sauvent pas à elles seules un État corrompu, pas plus que la probité seule ne sauve un État livré au désordre.

Il faut renverser la structure de la corruption, non la rafistoler : par une justice pleinement indépendante, une reddition publique et non sélective des comptes des corrompus et des impliqués (y compris dans l’explosion du port), la récupération des fonds pillés, une administration moderne fondée sur la compétence et non sur l’allégeance, une loi électorale qui produise des citoyens et non des sujets, et un Parlement représentant la volonté générale.

La classe politique et le peuple Libanais ont prouvé à maintes reprises leur incapacité à produire seuls cette transformation. Il faut donc une ombrelle internationale et arabe, claire, ferme, efficace et irréversible, qui empêche l’échec de cette nouvelle naissance.

Le temps des décisions définitives doit commencer:

Que le Liban soit neutralisé définitivement.

Que la main d’Israël s’en retire définitivement.

Que le Sud devienne une zone sûre aux frontières sûres.

Que le Hezbollah remette ses armes à l’État et rompe définitivement son lien avec l’Iran.

Que toutes les frontières, sans exception, soient délimitées et contrôlées sur les quatre côtés.

Qu’un changement réformateur radical advienne à l’intérieur.

Tout cela doit se faire ensemble, simultanément. Ou bien le Liban devient un État accompli, ou bien il ne sera pas.

Quant à un « accord de paix », le Liban y est prêt, mais aux côtés de tous les Arabes et de la Palestine entière.

Cela est un message urgent au pape Léon XIV, au président Donald Trump, au président Emmanuel Macron, aux États arabes… et aux Libanais. Si vous voulez réellement le Liban, alors voici la solution définitive : neutraliser le Liban, sous parrainage des Nations unies.


Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Ceci est un message urgent adressé au pape Léon XIV, au président Donald Trump, au président Emmanuel Macron, aux rois, princes et présidents arabes, par l’intermédiaire de leurs ambassades… et, bien sûr, aux Libanais :Des manœuvres. Des manœuvres. Des manœuvres. Il faut que cesse le temps des manœuvres, et qu’en finisse aussi le temps de leurs joueurs et de leurs maîtres, car c’est le temps du chantage et du suicide.Une trêve qui ne fait que geler le feu ne suffit plus, pas davantage que des accords sans cesse violés. Peut-être même l’accord de Taëf, hélas, ne suffit-il plus, fût-il appliqué intégralement. Le Liban a besoin d’une rupture avec le « système de la catastrophe » qui a transformé la pluralité en partage confessionnel, l’État en butin, la Constitution en simple opinion,...
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Excellent. À partager avec les Libanais

M.E

13 h 48, le 29 avril 2026

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Commentaires (1)

  • Excellent. À partager avec les Libanais

    M.E

    13 h 48, le 29 avril 2026

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