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Nos lecteurs ont la parole

Port de Beyrouth : l’autre menace

Chaque fois que l’on évoque une menace sur le port de Beyrouth, l’idée qui vient en premier est la gigantesque explosion du nitrate d’ammonium qui y était entreposé. Cependant des menaces d’un autre genre se manifestent de plus en plus.

Le port de Beyrouth avait une vocation régionale. Une partie importante des importations de l’Irak et de la Jordanie passaient par Beyrouth ainsi que des importations destinées à la Syrie, à l’Arabie, au Koweït et aux Émirats.

Ce rôle régional est en train de diminuer et risque de disparaître complètement.

Le port de Tartous en Syrie a reçu un investissement de 800 millions de dollars d’une société de gestion dans le cadre d’un accord de 30 ans avec les autorités locales. Alors que le port de Lattaquié a obtenu un investissement de 260 millions de dollars par une autre société.

Par ailleurs Tartous et Lattaquié sont reliés à l’hinterland par des lignes de chemin de fer, moyen de transport bien plus économique que les camions. Par contre nos chemins de fer, y compris la ligne Beyrouth-Damas, sont laissés à l’abandon et, pire, notre ministre des Transports déclare : « Il n’y a aucun profit économique à utiliser les trains » (Lebanon Opportunities – No 285 – Hiver 2026). Incroyable... pour ne pas dire plus.

Pour conclure, la marginalisation du port de Beyrouth est en cours et semble être en train de le transformer de port régional en port local. Cette marginalisation ne limite pas ses effets négatifs sur les activités strictement portuaires. Elle impacte les activités bancaires (crédits documentaires, opérations de change...), les compagnies d’assurances (transports) et les sociétés de transport de Beyrouth vers l’hinterland.

Le plus inquiétant – et le plus irritant – est que ce problème n’est même pas posé et que cette menace n’est même pas prise en charge par un gouvernement plus intéressé par… « l’inauguration des chrysanthèmes ».

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Chaque fois que l’on évoque une menace sur le port de Beyrouth, l’idée qui vient en premier est la gigantesque explosion du nitrate d’ammonium qui y était entreposé. Cependant des menaces d’un autre genre se manifestent de plus en plus.Le port de Beyrouth avait une vocation régionale. Une partie importante des importations de l’Irak et de la Jordanie passaient par Beyrouth ainsi que des importations destinées à la Syrie, à l’Arabie, au Koweït et aux Émirats.Ce rôle régional est en train de diminuer et risque de disparaître complètement.Le port de Tartous en Syrie a reçu un investissement de 800 millions de dollars d’une société de gestion dans le cadre d’un accord de 30 ans avec les autorités locales. Alors que le port de Lattaquié a obtenu un investissement de 260 millions de dollars par une autre...
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