Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu au Parlement à Jérusalem, le 30 mars 2026. Photo REUTERS/Oren Ben Hakoon
Israël a dit soutenir mercredi la décision du président américain Donald Trump de suspendre les frappes contre l'Iran pendant deux semaines dans le cadre d'un accord de cessez-le-feu en échange de la réouverture du détroit d'Ormuz, mais a assuré que la trêve n'incluait pas le Liban.
Téhéran et Washington ont tous deux annoncé mardi soir s'être accordés sur un cessez-le-feu de deux semaines, à peine une heure avant l'expiration de l'ultimatum fixé par le président Donald Trump, qui menaçait de détruire l'Iran.
« Israël soutient la décision du président Trump de suspendre les frappes contre l'Iran pendant deux semaines, à condition que l'Iran rouvre immédiatement les détroits et mette fin à toutes les attaques contre les Etats-Unis, Israël et les pays de la région », a déclaré le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu dans un communiqué. « Le cessez-le-feu de deux semaines n'inclut pas le Liban », poursuit le texte. Cette affirmation contredit une annonce faite plus tôt par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur dans le conflit, assurant que le cessez-le-feu s'appliquait « partout, y compris au Liban et ailleurs ».
L'armée israélienne avait annoncé mardi avoir achevé dans le sud du Liban le déploiement de ses troupes au sol jusqu'à une « ligne de défense avancée » contre les combattants du Hezbollah, sans plus de précision géographique. Dans le Haaretz, des sources militaires précisaient que « Cette ligne comprend des villages du Liban-Sud situés à environ 10 kilomètres du fleuve Litani » et que « le déploiement actuel vise à empêcher les tirs de missiles antichars contre les localités du nord d’Israël ».
Au total, les frappes israéliennes au Liban ont tué 1.530 personnes depuis le début de la guerre entre le Hezbollah pro-iranien et Israël le 2 mars, a indiqué mardi le ministère de la Santé libanais.
« Israël soutient également les efforts des Etats-Unis visant à faire en sorte que l'Iran ne représente plus une menace nucléaire, balistique et terroriste pour l'Amérique, Israël, les voisins arabes de l'Iran et le monde », ajoute le communiqué israélien.
L'Iran a soumis aux Etats-Unis un plan en dix points pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, incluant notamment « le principe de non-agression, la poursuite du contrôle iranien du détroit d'Ormuz, l'acceptation de l'enrichissement, la levée de toutes les sanctions primaires, la levée de toutes les sanctions secondaires », selon la télévision d'Etat iranienne et l'agence Mehr. Des discussions entre Téhéran et Washington sont prévues à partir de vendredi à Islamabad au Pakistan, auxquelles l'Iran a accepté de participer tout en précisant que « cela ne signifie pas la fin de la guerre ».



Notre pays dont son sort est toujours décidé par les autres pays semble s’accommoder aux décisions prises le concernant, sans même contester le fait de ne pas y être inviter. Si l’état veut reprendre ses droits, il est impératif qu’il fasse entendre sa voix et d’exiger sa présence pour toute décision à prendre touchant à sa souveraineté. Pourquoi cette soumission et cette absence qui donne un boulevard aux fossoyeurs de prouver qu’un état officiel n’existe pas et monter au créneau pour le remplacer? N’est ce pas leur but final ? Pourquoi alors le leur offrir sans contester?
14 h 02, le 08 avril 2026