Des drapeaux de la République islamique d’Iran et du Hezbollah lors d’une manifestation à Téhéran, en 2024. Photo d’archives AFP
L’Iran a assuré samedi avoir réclamé dans sa dernière proposition présentée par l’intermédiaire du médiateur pakistanais « de lier tout accord qui surviendrait avec les États-Unis à un cessez-le-feu au Liban ». Cette insistance est exprimée dans une lettre adressée par le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi au secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem, relayée aussitôt par le parti chiite.
« La République islamique ne renoncera pas à soutenir les mouvements réclamant le droit et la liberté, au premier rang desquels le Hezbollah résistant et victorieux. Tel est notre engagement envers notre imam martyr, le grand ayatollah Ali Khamenei », souligne le texte.
« Depuis le premier instant où certains pays de la région sont intervenus en tant que médiateurs dans le but de réduire les tensions entre la République islamique et les États-Unis, l’Iran a proposé de lier un cessez-le-feu au Liban à tout accord, afin de mettre fin à la guerre de manière permanente et stable », a ajouté le chef de la diplomatie iranienne, précisant que « cette question importante demeure jusque-là un principe intangible et fait partie des revendications légitimes du gouvernement iranien et de son peuple… ».
Après plus d'un mois de guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et secoué l'économie mondiale, un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril entre l'Iran et les États-Unis, mais les deux pays ne parviennent pas à s'entendre pour mettre durablement fin à la guerre. Au Liban, malgré un cessez-le-feu qui concerne uniquement la capitale Beyrouth, les frappes se poursuivent au quotidien au Liban-Sud et épisodiquement dans la Békaa, avec un bilan depuis le 2 mars de 3 123 morts et 9 506 blessés, selon le ministère de la Santé.
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a estimé qu'il y avait « une chance » que l'Iran accepte dès samedi un accord visant à mettre fin à la guerre. De son côté, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a évoqué une « tendance au rapprochement » avec les États-Unis dans les discussions en vue de mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient.

