La peine de mort en Israël avait été abolie en 1954 pour crime de meurtre et son application était restée, jusqu’à ce lundi 30 mars, limitée aux crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crimes contre le peuple juif et n’avait pas été exécutée depuis la condamnation à mort d’Eishmann en 1962.
Que s’est-il donc passé plus de soixante ans plus tard, qui justifierait l’élargissement du cadre d’application de la loi pour englober toute personne « qui cause intentionnellement la mort d’une (autre) dans le but de porter atteinte à un citoyen ou résident israélien, avec l’intention de mettre fin à l’existence de l’État d’Israël, sera condamnée à mort ou à la prison à perpétuité » ?
La seule réponse réside dans le triomphe de la barbarie sur l’humanité, barbarie qui a atteint son paroxysme avec la tragédie du 7 octobre 2023 et la charge sauvage des « Charriots de Gédéon » sur Gaza qui s’en est suivie, double barbarie qui ne pouvait que réveiller le vieux monstre endormi de la peine de mort.
La peine de mort, on le voit bien, n’est pas un obstacle à la barbarie, mais l’enfant qu’elle a engendré, la conséquence fatale de la déshumanisation.
Le but poursuivi par la loi du 30 mars n’est en aucun cas de décourager les actes terroristes, puisque ceux-ci sont commis par définition par des individus radicalisés que la mort n’effraye pas et qu’ils envisagent d’ailleurs comme une récompense, mais de venger, elle est la barbarie même ajoutée à la barbarie.
Avocat


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Robert Robert ( Badinter) reviens il sont devenus fous !!
09 h 49, le 02 avril 2026