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Nos lecteurs ont la parole

À nos amis du Liban

Chers amis libanais, votre pays marche, depuis trop longtemps, à travers les tempêtes de l’histoire. Les années de guerre, les déchirements politiques, l’effondrement économique puis la blessure terrible de l’explosion du port de Beyrouth ont profondément meurtri votre terre et vos cœurs. Et pourtant, malgré ces épreuves accumulées, le Liban n’a jamais cessé de chercher la voie du relèvement.

Dans la mémoire des peuples, votre pays demeure cette terre que l’on appelait jadis « la terre du lait et du miel », une terre de fécondité, de culture et de rencontres. Entre la montagne et la mer, une terre peu étendue et pourtant immense par son histoire qui a fait du Liban un carrefour d’échanges, un lieu où les langues se répondent et où les civilisations se parlent.

Notre histoire commune se nourrit aussi de souvenirs vivants. De nombreux Libanais n’oublient pas que le commandant Charles de Gaulle a été affecté à Beyrouth de 1929 à 1931, à l’état-major des troupes du Levant. C’est au Liban que Charles de Gaulle a écrit Le fil de l’épée, paru dès 1932 ; et, en juillet 1931 lors d’une cérémonie à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, il évoquait déjà la vocation singulière du Liban : celle d’un pays où les cultures se rencontrent et où l’esprit demeure plus fort que les épreuves.

Près d’un siècle plus tard, cette vocation reste intacte. Le Liban représente, pour de nombreux Français, une terre d’amitié, de culture et de liberté, et dans l’épreuve présente, beaucoup pensent aux Libanais avec émotion et respect. Ils savent la dignité de votre peuple et sa capacité, éprouvée par l’histoire, à se relever encore et toujours.

Aujourd’hui, des tensions régionales et les durs affrontements de la guerre asymétrique impliquant le

parti-milice pro-iranien Hezbollah et l’État hébreu à la suite des bombardements israélo-américains en Iran viennent assombrir l’horizon. La gravité des opérations a conduit, samedi dernier, le président français Emmanuel Macron à appeler à des discussions directes entre Israël et le Liban, et à proposer d’accueillir de futurs pourparlers à Paris.

Et c’est à nouveau le peuple libanais et sa diaspora qui endurent de jour en jour à la fois l’inquiétude face à cet affrontement destructeur et l’incertitude face à un avenir que certains envisagent sur des terres moins meurtries par la guerre.

Car le Liban ne se limite pas à ses frontières. Des millions de Libanais vivent aujourd’hui à travers le monde, en Afrique, aux États-Unis, au Canada, en Amérique latine, en Europe, et notamment en France. Cette diaspora fidèle à ses racines contribue partout au dynamisme économique, aux échanges culturels et au dialogue entre les peuples.

Par leur esprit d’entreprise, par leur ouverture au monde, par leur attachement à la langue française et à la culture du dialogue, les Libanais de la diaspora portent une tradition précieuse : celle du respect des diversités culturelles et religieuses, qui favorise les relations humaines, les échanges commerciaux et, souvent, l’apaisement des tensions.

Puissent-ils contribuer au rétablissement des relations apaisées dont notre monde a tant besoin. Et puisse le beau pays du Cèdre rester cette terre d’espérance qu’il fut si souvent pour sa région et pour le monde, en trouvant dans le courage de son peuple, dans la fidélité de sa diaspora et dans l’amitié des nations qui lui sont proches la force de surmonter la nouvelle et injuste épreuve qui lui est infligée.

Vice-président de la Fondation Charles de Gaulle

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Chers amis libanais, votre pays marche, depuis trop longtemps, à travers les tempêtes de l’histoire. Les années de guerre, les déchirements politiques, l’effondrement économique puis la blessure terrible de l’explosion du port de Beyrouth ont profondément meurtri votre terre et vos cœurs. Et pourtant, malgré ces épreuves accumulées, le Liban n’a jamais cessé de chercher la voie du relèvement.Dans la mémoire des peuples, votre pays demeure cette terre que l’on appelait jadis « la terre du lait et du miel », une terre de fécondité, de culture et de rencontres. Entre la montagne et la mer, une terre peu étendue et pourtant immense par son histoire qui a fait du Liban un carrefour d’échanges, un lieu où les langues se répondent et où les civilisations se parlent. Notre histoire commune se nourrit...
commentaires (1)

C’est pour cette raison que l’Iran et les sionistes sont jaloux de ce beau pays. Un fois c’était le Paradis de Dante et maintenant c’est l’enfer

Eleni Caridopoulou

00 h 52, le 19 mars 2026

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Commentaires (1)

  • C’est pour cette raison que l’Iran et les sionistes sont jaloux de ce beau pays. Un fois c’était le Paradis de Dante et maintenant c’est l’enfer

    Eleni Caridopoulou

    00 h 52, le 19 mars 2026

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