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Nos lecteurs ont la parole

Les conditions de la négociation

Il est clair, tout d’abord, que la souveraineté de nos jours est devenue un concept relatif. La mondialisation et l’ouverture des frontières ont créé de telles interconnexions économiques, financières, politiques et même militaires que peu de pays peuvent s’enorgueillir d’être pleinement souverains, c’est-à-dire essentiellement assurer la pleine sécurité de leurs frontières et l’entière souveraineté intérieure, et en même temps bénéficier d’une autonomie économique, financière, militaire ou alimentaire totale. Au Liban, nous sommes conscients que nous visons une souveraineté relative qui assure le minimum indispensable à une indépendance formelle.

Deux points de vue s’opposent, l’un défendu par le gouvernement vise à privilégier la diplomatie réaliste pour espérer obtenir un cessez-le-feu et une libération des territoires, fût-ce au prix de concessions ou d’humiliations douloureuses dans un conflit qu’il ne reconnaît pas être le nôtre, tandis que l’autre point de vue prétend pouvoir, sur le terrain, obtenir le retour à un arrêt des hostilités dans le cadre de la résolution 1701.

On peut craindre qu’aucune des deux options n’aboutisse et que nous nous retrouvions dans une situation instable avec une occupation de territoires par l’ennemi israélien.

Dans tous les cas, le gouvernement se trouvera autour d’une table en face des Israéliens.

Sommes-nous bien armés pour ces négociations ?

Dans un précédent texte, j’exposais trois obstacles, que je résume en défaut d’union nationale minimale, catastrophe économique qui nous rend quémandeurs et absence d’appui international avec l’affaiblissement du poids de l’allié historique, la France.

Je voudrais aujourd’hui m’étonner de notre immobilisme dans la préparation de ces négociations.

D’abord, et s’en remettant aux rapports des organisations internationales dont Human Rights Watch, Israël, dans le Sud, fait usage de bombes au phosphore blanc, ce qui est considéré aux yeux de la communauté internationale comme un crime de guerre. De même, s’attaquer aux populations civiles pour les déplacer, outre le fait que cela rappelle les pires folies staliniennes, n’en représente pas moins un crime d’autant plus grave qu’il a en outre jeté en une nuit des centaines de milliers de personnes dans la rue sans autre forme de procès.

(Faut-il par une légère digression rappeler que la formule biblique « œil pour œil » visait à l’origine à limiter la barbarie des représailles à des actions proportionnées.)

S’il est évident que l’Occident délaisse la primauté du droit international et pave la voie à la loi de la jungle et du rapport de force, et donc démonétise le Conseil de sécurité, le seul recours des faibles reste donc l’opinion publique des pays libres.

Dans la perspective de négociations inéluctables, nous devons renforcer notre position en activant la diaspora et nos délégations, en développant le poids de ces atteintes aux droits de l’homme auxquelles reste attaché l’électeur occidental. Nous avons des diplomates chevronnés et une diaspora agissante, mobilisons-les à la fois pour défendre la position officielle et mieux préparer la phase de négociations.

Ancien ministre

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Il est clair, tout d’abord, que la souveraineté de nos jours est devenue un concept relatif. La mondialisation et l’ouverture des frontières ont créé de telles interconnexions économiques, financières, politiques et même militaires que peu de pays peuvent s’enorgueillir d’être pleinement souverains, c’est-à-dire essentiellement assurer la pleine sécurité de leurs frontières et l’entière souveraineté intérieure, et en même temps bénéficier d’une autonomie économique, financière, militaire ou alimentaire totale. Au Liban, nous sommes conscients que nous visons une souveraineté relative qui assure le minimum indispensable à une indépendance formelle. Deux points de vue s’opposent, l’un défendu par le gouvernement vise à privilégier la diplomatie réaliste pour espérer obtenir un cessez-le-feu et...
commentaires (1)

comment voulez-vous mobiliser la diaspora quand le President durant sa visite en sptembre nous a arrose de son discours pueril.?

M.J. Kojack

15 h 01, le 18 mars 2026

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Commentaires (1)

  • comment voulez-vous mobiliser la diaspora quand le President durant sa visite en sptembre nous a arrose de son discours pueril.?

    M.J. Kojack

    15 h 01, le 18 mars 2026

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