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Israël-Hezbollah : l’heure des choix pour les Libanais


Les prochaines semaines s’annoncent terribles. Soit l’armée israélienne poursuit son offensive, envahit le Liban-Sud (a minima jusqu’au Litani), et exerce en parallèle une pression encore plus forte sur les autorités libanaises pour qu’elles désarment le Hezbollah et signent une paix aux conditions israéliennes ; soit le Hezbollah montre des signes de “résistance” sur le terrain et, fort de cette équation et de la survie probable de son parrain iranien, se refait une santé sur le dos de l’État libanais. Autrement dit, soit le scénario d’une occupation à long terme, qui s’accompagnerait de fortes tensions internes, avec des risques d’affrontements entre la milice et l’armée et un retour possible des assassinats politiques ; soit celui de la revanche d’une milice considérablement affaiblie, mais déterminée à conserver son emprise sur la communauté chiite et à jouer un rôle de premier plan dans le pays. Le premier apparaît nettement plus probable que le second, mais plusieurs facteurs peuvent encore orienter la trajectoire libanaise. Nous ne savons pas si les Israéliens parviendront à conquérir facilement le Liban-Sud, s’ils ont l’intention de l’occuper à long terme, s’ils accepteront de s’en retirer en cas d’accord de paix, dans quel état sera le Hezbollah à l’issue de cette guerre, si les autorités libanaises entameront enfin un travail sérieux afin de le désarmer et, in fine, s’ils accepteront de signer une paix imposée par la force.

Les inconnues sont encore nombreuses, mais une certitude se dégage : quel que soit le scénario, nous serons perdants. Par « nous », j’entends tous ceux qui ont cru, même pendant un bref moment, que le Liban pouvait aller mieux après l’élection de Joseph Aoun et la nomination de Nawaf Salam. Nous allons devoir gérer à la fois un Hezbollah jusqu’au-boutiste et un Israël tout-puissant, qui va imposer une nouvelle équation politique, sécuritaire et démographique sur un pays en morceaux.

Que l’on ne se fasse aucune illusion. Le Liban ne relèvera pas la tête tant que le Hezbollah, branches militaire et politique confondues, fera partie de l’équation. Mais si Israël peut briser le “parti de Dieu”, à un coût exorbitant pour le Liban, il ne peut pas pour autant “en finir” avec la milice chiite. Son imbrication dans le tissu social, les institutions et les esprits fait que seul l’État peut en venir à bout, ce qui nécessite une détermination politique et du temps, deux choses dont nous ne disposons pas. Plus Israël cherchera à achever le Hezbollah et plus le tribut sera élevé pour le Liban. Et plus le temps passe et moins les autorités libanaises auront d’espace politique pour arrêter cette machine de guerre qui détruira le Liban avant de détruire le Hezbollah, comme en témoigne l’annihilation de Gaza.

Nous nous retrouvons une nouvelle fois dans la pire des situations. Nous sommes exténués, dépités et désespérés. Fous de rage contre la terre entière, à commencer par le Hezbollah et Israël, et tous ceux qui les soutiennent à grand bruit. Pris au piège et impuissants. Mais cette fois, nous ne pouvons pas nous contenter de ce constat. Car nous sommes en partie responsables de ce qui nous arrive. Nous avons contribué à fabriquer notre propre impuissance. Et nous nous sommes tellement habitués à dire que cette guerre, à l’instar des précédentes, était celle des autres, que nous avons oublié que c’était aussi la nôtre.

Il ne s’agit pas de refaire ici le bilan des responsabilités, tant des décennies de cohabitation, forcée ou consentante, avec le Hezbollah nous ont conduits à cette situation. Il s’agit de répondre à une question toute simple, indépendamment des projets réels ou fantasmés des uns et des autres : que voulons-nous, nous, en tant que Libanais ?

Voulons-nous rester en état de guerre permanente avec Israël ? Dans quels objectifs? Si c’est le cas, nous devons accepter qu’Israël nous fasse la guerre en retour avec des moyens bien plus développés que les nôtres. Voulons-nous défendre notre territoire contre une agression ou une occupation israélienne ? Si c’est le cas, force est de constater que les trois dernières guerres ont été menées à l’initiative du Hezbollah et non d’Israël, et que tant les agressions que l’occupation furent la résultante et non la cause de ces interventions.

Voulons-nous arrêter d’être entraînés dans des guerres inutiles qui n’ont jamais apporté autre chose que du malheur ? Si c’est le cas, nous ne pouvons plus tolérer que le Hezbollah assume, à la place de l’État, la décision de faire la guerre ou la paix. Il est trop facile de blâmer systématiquement les autres et de trouver mille et une raisons– même si nombre d’entre elles sont valables – de ne jamais faire de choix. Oui, avoir Israël, en particulier cet Israël dont une partie des responsables assument leur projet expansionniste, comme voisin, engendre de sérieuses préoccupations. Oui, désarmer le Hezbollah sera extrêmement compliqué, d’autant plus si l’armée n’est pas plus sérieusement soutenue par l’extérieur. Mais soit nous prenons enfin notre destin en main, soit nous laissons Israël et le Hezbollah écrire notre histoire à notre place. C’est aussi simple que cela. Le problème, c’est qu’une bonne partie des Libanais, pro ou anti-Hezbollah, ont déjà fait leur choix… y compris au sommet de l’État.

Les prochaines semaines s’annoncent terribles. Soit l’armée israélienne poursuit son offensive, envahit le Liban-Sud (a minima jusqu’au Litani), et exerce en parallèle une pression encore plus forte sur les autorités libanaises pour qu’elles désarment le Hezbollah et signent une paix aux conditions israéliennes ; soit le Hezbollah montre des signes de “résistance” sur le terrain et, fort de cette équation et de la survie probable de son parrain iranien, se refait une santé sur le dos de l’État libanais. Autrement dit, soit le scénario d’une occupation à long terme, qui s’accompagnerait de fortes tensions internes, avec des risques d’affrontements entre la milice et l’armée et un retour possible des assassinats politiques ; soit celui de la revanche d’une milice considérablement affaiblie, mais...
commentaires (35)

Vous supposez une probable confrontation entre l’Armée et la milice : avez-vous une statistique récente de la répartition des confessions dans notre armée c.a.d. : % Chrétiens % Musulmans. Chez les Chrétiens % maronites, Orthodoxe etc. Chez les musulmans % Sunnites, Chiites, Druze. Milice : Chiites 90% oui. Aussi, Citoyens : % pour % contre ? Surtout ne pas chanter TOUT LE LIBAN : WHO SAY ?! Oubliez : Armé du Liban Arabe ? Êtes-vous certain que cet ennemi n’aurait jamais entrepris cette destruction sans l’existence du HB ? CE « TOUT LE LIBAN » Sept (7) décennies : ABSENT au Sud.

aliosha

17 h 10, le 17 mars 2026

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Commentaires (35)

  • Vous supposez une probable confrontation entre l’Armée et la milice : avez-vous une statistique récente de la répartition des confessions dans notre armée c.a.d. : % Chrétiens % Musulmans. Chez les Chrétiens % maronites, Orthodoxe etc. Chez les musulmans % Sunnites, Chiites, Druze. Milice : Chiites 90% oui. Aussi, Citoyens : % pour % contre ? Surtout ne pas chanter TOUT LE LIBAN : WHO SAY ?! Oubliez : Armé du Liban Arabe ? Êtes-vous certain que cet ennemi n’aurait jamais entrepris cette destruction sans l’existence du HB ? CE « TOUT LE LIBAN » Sept (7) décennies : ABSENT au Sud.

    aliosha

    17 h 10, le 17 mars 2026

  • (Suite)… et tant que le régime des Mollahs en Iran pourra survivre, ce qui est fort probable, notre HB continuera d’être une source de nuisance sans fin et la seule possibilité de solution serait la populace chiite locale qui se révolterait contre lui! On a beau envisager toutes sortes de solutions pour sortir de ce cauchemar, on réalise que c’est la catastrophe garantie hélas à moins d’une intervention divine pour ceux qui y croient!

    Saliba Nouhad

    15 h 53, le 17 mars 2026

  • Le hic dans ce drame national, c’est que pour en finir militairement avec le HB, ça demande des bottes israéliennes sur le terrain et une invasion à large échelle du Liban jusqu’à Beyrouth, ce que nos voisins ne feront pas cette fois-ci, sachant que ça leur coûtera très cher pour leurs soldats…Ils pensent que la destruction systématique du Liban par les airs le poussera à s’attaquer au HB et faire le travail à leur place quitte à mettre le pays à feu et à sang… Et le pire, c’est que même si le Hezbollah est vaincu militairement, son idéologie théocratique persistera …(suite)

    Saliba Nouhad

    15 h 45, le 17 mars 2026

  • Suite Aujourd'hui la seule chance que le Liban puisse avoir de survivre en temps que pays est la proposition Macron. Sinon il sera découpé en fiefs

    Charles Sebbag

    02 h 32, le 17 mars 2026

  • Depuis 1948 Israel se leurre quand au Liban. Avec son statut de SUISSE DE M.O., le Liban allait etre le premier a signer la paix. Illusion Israel a préféré Beshir Gemayel. Illusion Invasion et occupation du sud 1985 a 2000. Illusion. Laisser la Syrie reigner au Liban. Illusion Coexistence mutuellement destructive avec le Hizb. Illusion Pendant ce temps le Liban a continué de s'affaiblir et Israel de se renforcer. Là on revient a invasion et zone tampon dans un Liban en pleine catastrophe. Malheureusement le Liban n'a jamais eu de gouvernement fort ajouté à la corruption

    Charles Sebbag

    02 h 28, le 17 mars 2026

  • ""que voulons-nous, nous, en tant que Libanais ?"" LA PAIX, LIBRES chez nous, et ne plus être des Libanais errants !!!! ""En tant que libanais"", nous voulons vivre, et ne plus survivre en guerre depuis de longues décennies.

    nabil

    00 h 31, le 17 mars 2026

  • ""LE PROBLÈME, C’EST QU’UNE BONNE PARTIE DES LIBANAIS, PRO OU ANTI-HEZBOLLAH, ONT DÉJÀ FAIT LEUR CHOIX… Y COMPRIS AU SOMMET DE L’ÉTAT"". Tous impuissants devant le sacrifice de leur pays. Mais pourquoi ? Les ""causes"" palestiniennes ou iraniennes méritent tellement de souffrance ? Pourquoi NOUS payons les pots cassés ? Une bonne partie a fait son choix ? Laquelle ? Qui encore chez les chiites veut sacrifier sa vie ?

    nabil

    00 h 26, le 17 mars 2026

  • ""ISRAËL-HEZBOLLAH : L’HEURE DES CHOIX POUR LES LIBANAIS"", mais les Libanais ne sont pas libres de leur choix. Ils ne sont pas libres, vous comprenez ? Les Libanais et les habitants de ce pays refusent la guerre, depuis l’OLP de Monsieur Arafat jusqu’au Hezbollah. Ont-ils le choix ? Sont-ils entendus ? C’est toujours le clivage eux et nous.

    nabil

    00 h 23, le 17 mars 2026

  • Bien vu et bien dit Mr Samrani ?

    Danielle Sara

    22 h 49, le 16 mars 2026

  • Malheureusement, au Liban, il n'y a pas de NOUS. Il n'y a que Je, Moi. Aujourd'hui la situation est terrible car les acteurs de la guerre sont jusqu'au boutistes. Je crains le pire. Et dire que nous pensions avoir touché le fond. C'est une abysse qui se trouve devant nous. Vivre au Liban c'est un "Groundhog day"

    Sfeir walid

    14 h 27, le 16 mars 2026

  • M. Samrani Vous croyez, en votre for intérieur, que nous avons un État? Un État au vrai sens du mot?

    Hitti arlette

    14 h 01, le 16 mars 2026

  • Les USA et la France, parrains du cessez le feu de 2024 pourraient vraiment aider le Liban : en demandant à Israël de se retirer totalement du Liban pour un temps donné, temps pendant lequel l'armée libanaise attaquerai les forces du Hezb pour les neutraliser et les desarmer avec l'aide de forces spéciales américaines et françaises. Je sais, je rêve...

    Axelle Motte

    13 h 24, le 16 mars 2026

  • Notez combien de fois il y a le pronom "nous" dans votre seul dernier paragraphe. Le véritable problème c'est que nos divisions internes - et pas que celles relatives aux armes du Hezbollah et aux intensions d'Israël - ces divisions sont telles, que parler de nous ne désigne plus personne. Dans "que voulons nous", la question suppose que nous voulons tous un même Liban identiquement tracé dans l'esprit de chacun; or c'est loin d'être le cas. Et c'est précisément ce qui cause l'instabilité chronique - cette porte ouverte à toutes les prédations, tous voisins proches et moins proches confondus.

    Sary

    13 h 14, le 16 mars 2026

  • Il y a aussi l'hypothèse la plus probable et qui est conforme à la réalité historique du Liban, c'est que ce pays implose encore une fois de l'intérieur pour se partager définitivement entre ceux qui veulent faire la paix avec Israël et ne veulent plus de guerre et ceux qui veulent la continuer sans répit. Avec des affrontements possibles à la clé entre les deux. Je pense que ce sera l'effondrement final d'un rapiecement qui n'a fait que trop durer...

    Oscar

    11 h 56, le 16 mars 2026

  • Bien écrit. Maintenant il faudrait entrer dans l'action. Faire le choix. Gouverner avec autre chose que des mots.

    CODANI Didier

    11 h 51, le 16 mars 2026

  • Oui soit donc la capitulation totale et la paix avec Israël à ses conditions soit l’enlisement…soit peut être qu’un accord americano-israélo- iranien n’inclue aussi un statuquo au Liban. RÊVONS

    Naim Fouad

    11 h 43, le 16 mars 2026

  • La liberté et la souveraineté ne sont pas des acquis. Notre pays veut la paix mais ne veut payer aucun prix pour l’obtenir en craignant une guerre civile. Une excuse infondée puisque notre pays est disloqué et en guerre permanente aussi bien de l’intérieur qu’à ses frontières depuis plus de quatre décennies. Tous les attentats commis sur des libanais ne relèvent pas d’autre chose que d’une guerre menée par les vendus pour instaurer une dictature et des lois propres à leur doctrine pour nous asservir. Que veut dire notre président par éviter une guerre? Où voit il la paix avec un pays usurpé?

    Sissi zayyat

    11 h 37, le 16 mars 2026

  • Tous les libanais qui se plaignent des politiciens lâches et antipatriotiques devraient se demander, qui les a élu pour nous massacrer? C’est bien le peuple libanais qui,à chaque occasion de nous sauver les a réélus comme pour leur donner la permission de nous exterminer. Cela ne date pas d’hier, voilà quatre décennies que ces malotrus sont élus et réélus par le peuple qui vient pleurer les conséquences de son choix alors qu’il vote pour les mêmes comme pour les encourager à détruire ce qui reste de notre pays. Certains sont même fiers de se réclamer de la résistance fantoche qui nous tue depu

    Sissi zayyat

    11 h 29, le 16 mars 2026

  • Merci d'avoir résumé la pensée de ces "Nous" qui semblent tous les jours davantage aussi majoritaires qu'impuissants.

    Kgz

    10 h 35, le 16 mars 2026

  • Soit la peste, soit la choléra…. Mais sans le voisin et son grand parrain, existerait le Hezbollah?

    Hacker Marilyn

    08 h 30, le 16 mars 2026

  • "Soit nous prenons enfin notre destin en main, soit nous laissons Israël et le Hezbollah écrire notre histoire à notre place. C’est aussi simple que cela". Dans cette simple phrase, tout est dit.

    Yves Prevost

    07 h 51, le 16 mars 2026

  • L etat libanais ne pouvait pas ne pas voir les allées et venues des iraniens....l etat libanais est le premier responsable... Et nous sommes fous de rage d'avoir perdus 12-18 mois à ne rien faire et deçus par les responsables...

    Nad

    07 h 51, le 16 mars 2026

  • - Plus le temps passe et moins les il sera possible "d'arrêter cette machine de guerre qui détruira le Liban avant de détruire le Hezbollah". C'est pourquoi tous les atermoiements sont impardonnables. -  "Que voulons-nous ? La paix! Mais elle n'est pas un don gratuit: ol faut se battre pour obtenir, et, depuis des décennies, nous avons refusé de le faire. Tout ce qui nous arrive n'est que la conséquence logique, inévitable de la lâcheté de nos dirigeants, mais aussi de la nôtre, car ces politiciens que nous conspuons aujourd'hui, c'est bien nous qui les avons , hier, portés au pouvoir.

    Yves Prevost

    07 h 44, le 16 mars 2026

  • La realité est que ni le gouvernement ni Israel peuvent finir le Hezb. Trop tard. Il fallait y penser il y'a plus de vingt ans. La possibilité que notre armée soit divisée même sans intervention contre le Hezb existe. Je ne vois pas comment un element de l'armée peut voir la destruction Israélienne de tout ses biens et de sa famille et rester a coté de la guerre comme le fait notre l'armée. Il faut s'attendre au pire. Israel pousse les Libanais a une guerre civile qui détruira tout ce qui reste du pays si on n'est pas vigilant. Le seul espoir qui existe est que l'Iran tombe pour finir du Hezb

    Ma Realite

    07 h 26, le 16 mars 2026

  • faudrait deja commencer par definir ce "nous"...

    Kaldany Antoine

    06 h 35, le 16 mars 2026

  • Aussi terrible que ça paraisse, le Liban traditionnel est maintenant obligé de confronter deux ennemis. La milice iranienne et le sanguinaire voisin. L’Etat a décidé de désarmer la milice, ce qui la ferait taire à jamais. Il a aussi accepté des discussions directes avec le voisin. Deux décisions sages après des décennies de déni forcé. Deux ennemis à la fois c’est bien trop pour nous. Si on commençait par celui qui à chaque guerre allume lui-même stupidement la mèche ? Il faut régler la cause avant l’effet. A trop hésiter on a fini par permettre aux deux de nous piétiner.

    NG

    06 h 28, le 16 mars 2026

  • Le choix des Libanais est de finir avec le Hezbollah avec l’aide d’ Israël. Mais cette fois-ci, il faut aller au bout.

    Achkar Carlos

    05 h 48, le 16 mars 2026

  • Bien écrit rien dire.,le choix paraît évident pour les personnes rationnelles indépendamment de tout sympthie partisane

    Liban Libre

    03 h 28, le 16 mars 2026

  • En résumé, un chef militaire devrait chercher les moyens d’agir plutôt que d’expliquer pourquoi il ne peut pas agir. Un État souverain ne peut pas se contenter d’excuses. Malheureusement, cela rappelle un proverbe souvent cité : celui qui veut vraiment faire quelque chose trouve les moyens, mais celui qui ne veut pas agir trouve toujours des excuses.

    William SEMAAN

    02 h 18, le 16 mars 2026

  • On entend souvent les mêmes excuses : « Nous avons peur d’une guerre civile », « L’armée n’est pas assez équipée », « Il faut préserver l’unité nationale ». Tout cela finit par ressembler à du simple discours. Lorsque ces arguments sont avancés par les responsables politiques, c’est déjà problématique. Mais lorsqu’ils viennent du chef de l’armée, cela donne l’impression qu’il parle davantage comme un politicien que comme un chef militaire. Le rôle d’une armée n’est pas de multiplier les justifications, mais de trouver des solutions.

    William SEMAAN

    02 h 16, le 16 mars 2026

  • on article intéressant un cri de cœur lire, merci MR Samarani Toutefois, vous avez abordé la question de la guerre entre Hezbollah et Israël ., ce sont les Libanais qui paient le prix Cette situation persiste surtout parce que l’État libanais n’arrive pas à adopter une position claire, ferme et concrète. Jusqu’à maintenant, il y a surtout eu des déclarations. Or, à force de paroles sans actions, l’État a malheureusement perdu beaucoup de crédibilité. Il affirmait avoir repris le contrôle du sud du Liban jusqu’au fleuve Litani, mais on voit encore le Hezbollah lancer des missiles

    William SEMAAN

    02 h 14, le 16 mars 2026

  • Les présidents Michel et Joseph Aoun ont laissé passer le train ; un par opportunisme ! et un autre par gentillesse et par manque de courage . Il fallait battre le fer tant qu il etait chaud . On perd le Liban ! La faute a qui ? à nous autres , Peuple Libanais …..

    Michel Cherabieh

    02 h 02, le 16 mars 2026

  • Etes vous bien sûr que les sommets de l'État ont fait leur choix ? Lequel pardi ??? Quand on choisit, on agit !

    What a Guy !

    01 h 05, le 16 mars 2026

  • SUITE.. Compter sur des politiciens aux antipodes sur tous les sujets? Sur une armée fébrile selon ce que le chef de l’armée lui-même semble dire, de par ses hésitations à désarmer le Hezbollah… IL FAUT un nouveau Bachir, qui a ce « qu’il faut.. là où il faut » pour PENSER à un nouveau Bachir. LIBAN FEDERAL pour que tout le monde se sente bien et non frustré. Évidemment, le Hezbollah sera banni et hors-la-loi ( c le cas actuellement) et ses « adeptes » resteront dans leurs regions sans aucun projet expansionniste vers les autres régions. Ce liban? Cette armée,Tel qu’elle est ? Faut oublier

    LE FRANCOPHONE

    00 h 42, le 16 mars 2026

  • M SAMRANI, vos analyses sont souvent percutantes. Cependant, vos questions dans ces articles méritent une unique réponse : j’explique : Vous parlez d’une milice terroriste ( elle a assassiné.. donc terroriste.. faut plus se cacher derrière son petit doigt), entre une paix souhaitée par les libanais depuis des lustres, un pays stable et en face des assassinats et instabilité… Le choix est vite fait. Compter sur un état en faillite pour décider quoique ce soit ? N’y comptez pas. C par la force que les décisions ont tjrs été prises… 1701… TAEF etc… A SUIVRE

    LE FRANCOPHONE

    00 h 34, le 16 mars 2026

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