Tout semble si paisible.
Le Liban retient son souffle.
La mer s’avance doucement
en s’accrochant aux récifs de pierre,
et le promeneur solitaire
se laisse bercer par le chant des vagues.
Le ciel est d’un bleu pur,
presque irréel,
comme si la terre avait oublié la guerre.
Mais soudain…
Un grondement d’enfer
déchire le silence
et lacère l’immensité céleste.
L’aviation israélienne traverse le ciel
comme une ombre brutale,
et le promeneur se souvient alors
que même le paradis
peut être en guerre.
Là-haut, la Vierge de Harissa
ouvre un peu plus grand ses bras.
Vision ou miracle ?
Dans la lumière jaune du coucher,
elle semble étendre son voile maternel
sur les montagnes, sur la mer,
sur ce petit pays blessé.
Et dans le vent léger
qui descend des collines,
une voix presque invisible murmure :
Tout ira bien…
Tout ira bien…
Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.


La France soutient un cessez-le-feu, se « tient à disposition », déclare Macron