Ces derniers temps, le monde entier est sous le choc face au déluge d’informations déversées sur les réseaux sociaux concernant les dossiers du pédophile criminel Jeffrey Epstein, connus sous le nom de « The Epstein Files ».
Au-delà de leur contenu choquant, voire ahurissant, scandaleux et sidérant, ce qui interpelle également, c’est le « timing » de la mise au jour de ces dossiers, qui coïncide avec le moment où le président américain se penche sur le dossier iranien, l’une de ses options étant l’utilisation de la force, ardemment souhaitée par l’État hébreu.
Ces dossiers, mentionnés ci-dessus, comptent des milliers de pages et sont parfois de nature à hérisser les cheveux des lecteurs.
Par où commencer ? Par la pédophilie et les orgies organisées sans scrupule ? Ou bien par le trafic humain mondial de jeunes filles mineures ?
Que de documents et de preuves confirmant l’ampleur démesurée et titanesque de ce crime organisé, dont l’objectif était l’extorsion de pouvoir auprès de personnes influentes, en politique en général, et aux États-Unis en particulier.
Ce type d’extorsion par les services de renseignements de l’État hébreu a été cité à plusieurs reprises dans des ouvrages tels que Every Spy a Prince de Yossi Melman, By Way of Deception de Victor Ostrovsky, Rise and Kill First de Ronan Bergman, ou encore The Good Spy de Robert Ames, pour ne citer que quelques exemples. Ce sont des méthodes qu’ils ont déjà largement utilisées.
Mais ce qui est à la fois captivant et presque comique, c’est lorsqu’un des dossiers rapporte que l’ancien Premier ministre Ehud Barak plaide auprès d’Epstein en affirmant qu’il faudrait réduire les « complications » religieuses, comme celles liées au mariage et aux funérailles dans la religion juive, afin de faciliter la conversion de nouveaux adeptes.
Il poursuit en disant que leurs prédécesseurs avaient choisi des Nord-Africains et des Arabes, mais que « nous », désormais, devrions choisir des personnes « belles, blondes, fines et de grande taille » pour les convertir au judaïsme.
Il affirme même qu’il pourrait s’adresser à Poutine afin d’obtenir un million de « ces gens », les placer dans des camps, puis, une fois convertis, leur permettre d’apprendre progressivement les traditions juives.
Absolument comique et tordant.
Après avoir écouté à maintes reprises ce plaidoyer choquant de l’ancien Premier ministre, il me paraît avant tout évident que nous avons affaire à une personne psychologiquement fragile, rongée par des complexes, comme en témoignent ses préférences physiques bien définies.
Mais ce qui est encore plus frappant, c’est qu’il bafoue royalement leur propre théorie selon laquelle ils seraient le peuple élu de Dieu.
Où est donc passée cette théorie qu’ils ne cessent d’agiter depuis des siècles entiers pour bouleverser le monde ?
Quelle mascarade. Et selon quelle logique ces nouveaux convertis seraient-ils les descendants directs d’Abraham, d’Isaac et de Moïse ? Voilà qui est fort intéressant.
Cela me rappelle l’ouvrage de Norman Finkelstein, The Holocaust Industry, dans lequel il explique que, malheureusement, certains partis politiques ou certaines organisations juives ont utilisé le génocide des juifs à des fins politiques et financières, ce qui risque d’en banaliser la tragédie historique.
En effet, la tactique proposée par l’ancien Premier ministre, aussi rusée soit-elle en apparence, demeure dégradante. Elle ne fait que banaliser et salir la mémoire de la grande tragédie humaine qu’est la Shoah, d’une part, et, d’autre part, elle contribue à discréditer une nation entière en remettant en question son credo et ses dogmes.
Dr Vartkès ARZOUMANIAN
Abou Dhabi
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