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Nos lecteurs ont la parole

Donald Trump, Prix Nobel de la guerre

Il est génial ce monsieur ! Impossible de l’ignorer un seul instant. En moins de vingt-quatre heures, tel un magicien, il nous sort des tas de surprises de son chapeau. Même si ses « surprises » sont souvent invraisemblables, même s’il affirme une chose et son contraire le lendemain, voire quelques heures après, ça marche, bon gré mal gré. De toute façon, le monde entier assiste abasourdi, et surtout impuissant, face à ses élucubrations. Donald Trump est le nombril du monde.

Et pour commencer par les démarches les plus banales – à ses yeux – il a signé 104 décrets présidentiels durant les 65 premiers jours de son mandat. Une avalanche de décrets dont certains sont illégaux ou inapplicables. Mais le président du MAGA (Make America Great Again) n’en a cure.

Le 47e président, on le sait, se considère avant tout comme un businessman. Soit. Nous ne le savons que trop. Mais Trump est un va-t-en-guerre sous son masque de « faiseur de paix », et comme il le dit lui-même, il ne s’envisage comme guerrier que s’il n’a pas d’autre alternative.

En attendant son prix Nobel de la paix, tous les dirigeants du monde usent de flatteries pour s’attirer les faveurs de Donald Trump. Dajà, Gianni Infantino, président de la Fédération internationale de football (FIFA), a placé la barre très haut. Après avoir diffusé une vidéo lénifiante de promotion du football et de la paix dans le monde, Gianni Infantino a couvert d’éloges Donald Trump avant de lui remettre un trophée et une médaille, sur la scène du Kennedy Center. Le président américain a été désigné lauréat du tout premier Prix de la paix de la FIFA, le 5 décembre, pendant la cérémonie de tirage au sort du Mondial 2026 à Washington. En fait, Trump s’est fait remettre un prix inventé de toutes pièces pour le glorifier, loin du thème principal de l’événement

Et depuis quand la FIFA a la connaissance et les compétences politiques, juridiques et légales pour décerner un prix de ce genre ? Infantino a déclaré que le football pouvait contribuer aux efforts de paix et que la FIFA aiderait à reconstruire les installations à Gaza ! Quelle clownerie de la part du président de la FIFA.

Suite et non fin…

Trump affirme avoir mis fin à huit conflits dans le monde en huit jours !

En y regardant de plus près, on constate qu’il s’agit plutôt de conflits en suspens ou de conflits qui ne le sont pas…

Israël et Hamas, Israël-Iran, Pakistan-Inde, République démocratique du Congo et le Rwanda, Arménie et Azerbaïdjan… Et le fin du fin, c’est la guerre entre la Thaïlande et le Cambodge… En marge de la signature d’un accord de paix prévue par Trump le 26 octobre 2025, les combats continuent pourtant encore aujourd’hui.

Et quid de la guerre fictive entre l’Égypte et l’Éthiopie ? Le président américain affirme avoir mis fin à une guerre qui n’a jamais réellement existé entre ces deux pays. Aucun conflit armé n’a éclaté. Le dernier conflit qui a opposé les deux contrées remonte à 1874/1876 !

« Daddy » ou « TACO » (Trump Always Chickens Out signifiant Trump se dégonfle toujours) comme on le surnomme souvent, présente ses aspirations, ses promesses grandioses ou ses convictions personnelles comme des faits établis, souvent en décalage avec la perception réelle des choses.

Plusieurs médias, commentateurs politiques et professionnels de la santé mentale (à distance) ont utilisé les termes de « menteur pathologique » pour décrire son rapport aux faits.

Selon les dires de Philippe Katerine – invité fréquent sur France Inter – qui partage quelques réflexions sur les prénoms, et notamment sur celui du président américain : « On l’oublie trop souvent, Trump s’appelle « Donald », comme Donald Duck, le canard fier, obstiné, égocentrique, hystérique et colérique. Après-guerre, Disney le fera apparaître plus libidineux et impérialiste encore. » Qui dit mieux ?

Pour un homme qui se targue d’être un faiseur de paix, il kidnappe le président du Venezuela, il veut prendre le Groenland de gré ou de force, il déclare Rubio, son secrétaire d’État, futur président de la République de Cuba…

Il avait promis qu’il mettrait fin à la guerre entre la Russie et l’Ukraine en 24 heures. No comment.

Quid de l’Iran ? Selon ses propres paroles il veut en faire un MIGA (Make Iran Great Again) en encourageant les manifestants iraniens à poursuivre leur mouvement et à prendre leur pays en main. Mais encore, il avait annoncé qu’il attaquerait le pays des mollahs si des contestataires sont tués… Or des milliers sont déjà morts. En attendant que ceux qui ont été arrêtés soient exécutés.

Mais les Iraniens ont été pris d’un immobilisme soudain et total. Ce n’est pas Trump qui est venu à leur secours. C’est la peur qui les a arrêtés… Heureusement (ou malheureusement) pour Trump. L’avenir nous le dira.

Il peut dès lors s’adonner à son obsession première : le Groenland. La possession de cette île le taraude depuis son premier mandat. Donald Trump veut cette île, coûte que coûte ou quoi qu’il en coûte, comme le dirait cet autre président que nous connaissons bien ! Pour ma part, endéans de mes humbles connaissances, j’ignorais que l’on pouvait « acheter » un pays comme on acquiert un bien matériel. Pour ce faire, l’existence d’un potentiel « vendeur » partant est de mise. Toutefois, les Groenlandais ne sont pas vendeurs. Et la belle affaire, Daddy s’accroche à son caprice, à sa marotte du moment. L’Europe réagit, le président des États-Unis brandit sa menace, devenue traditionnelle, augmenter les droits de douane.

Cerise sur le gâteau : étant donné que la Norvège ne lui a pas décerné le prix Nobel de la paix pour avoir mis fin à plus de huit guerres, Trump ne se sent plus tenu de penser uniquement à la paix.

En attendant… le cessez le feu à Gaza ne tient pas… La Russie intensifie ses frappes sur l’Ukraine… Les mollahs sont toujours là… Le Venezuela est toujours entre les mains des acolytes de Maduro qui sont sur place et qui détiennent le pouvoir...

Attendons voir ce que nous réserve encore Donald Trump…

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Il est génial ce monsieur ! Impossible de l’ignorer un seul instant. En moins de vingt-quatre heures, tel un magicien, il nous sort des tas de surprises de son chapeau. Même si ses « surprises » sont souvent invraisemblables, même s’il affirme une chose et son contraire le lendemain, voire quelques heures après, ça marche, bon gré mal gré. De toute façon, le monde entier assiste abasourdi, et surtout impuissant, face à ses élucubrations. Donald Trump est le nombril du monde.Et pour commencer par les démarches les plus banales – à ses yeux – il a signé 104 décrets présidentiels durant les 65 premiers jours de son mandat. Une avalanche de décrets dont certains sont illégaux ou inapplicables. Mais le président du MAGA (Make America Great Again) n’en a cure. Le 47e président, on le sait, se considère...
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