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Nos lecteurs ont la parole

Message à nos amis du Liban

Puissent la visite du pape au Proche-Orient et les rencontres que le Saint-Père a eues avec les responsables des différentes religions qui cohabitent au Liban ouvrir un souffle nouveau dans une région trop souvent meurtrie. Là où se croisent, depuis des siècles, les fidélités spirituelles et les mémoires blessées, son passage peut devenir une invitation à regarder plus haut, au-delà des rancœurs et des clivages.

Qu’un tel moment rappelle à chacun que la dignité humaine n’a pas de frontière confessionnelle, que la fraternité n’est pas l’apanage d’un seul peuple et que la paix durable se construit d’abord dans la parole partagée et l’écoute sincère.

Sur la terre libanaise, peu étendue et pourtant immense par son histoire, où se mêlent les prières des églises, des mosquées et des synagogues, la présence du pape peut encourager les artisans du dialogue à reprendre confiance.

Puisse-t-elle rappeler que nul avenir ne se bâtit dans l’isolement, mais dans la recherche patiente d’un vivre-ensemble qui respecte les diversités tout en rassemblant autour d’un essentiel commun : la justice, la liberté, la sécurité et le droit de chaque famille à vivre sans crainte.

Puisse enfin ce voyage être une semence : une semence fragile peut-être, mais précieuse, déposée sur une terre qui a tant donné au monde. Et que de cette semence naisse, pour les peuples du Liban et du Proche-Orient, l’espérance renouvelée d’une cohabitation pacifique et durable, fidèle au meilleur de leurs traditions spirituelles et humaines.

Vice-président de la Fondation Charles de Gaulle en France

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Puissent la visite du pape au Proche-Orient et les rencontres que le Saint-Père a eues avec les responsables des différentes religions qui cohabitent au Liban ouvrir un souffle nouveau dans une région trop souvent meurtrie. Là où se croisent, depuis des siècles, les fidélités spirituelles et les mémoires blessées, son passage peut devenir une invitation à regarder plus haut, au-delà des rancœurs et des clivages.Qu’un tel moment rappelle à chacun que la dignité humaine n’a pas de frontière confessionnelle, que la fraternité n’est pas l’apanage d’un seul peuple et que la paix durable se construit d’abord dans la parole partagée et l’écoute sincère.Sur la terre libanaise, peu étendue et pourtant immense par son histoire, où se mêlent les prières des églises, des mosquées et des synagogues, la...
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