Le jeune Elio Abou Hanna, tué sous les balles d'une patrouille palestinienne, dans la nuit du samedi à dimanche, dans le camp de Chatila, Beyrouth. Photo circulant sur les réseaux sociaux
Le commandement de l’armée libanaise a annoncé mercredi, dans un communiqué, que les forces de sécurité palestiniennes dans le camp de Chatila à Beyrouth lui ont livré six de leurs membres, considérés comme suspects dans l’affaire du meurtre du jeune Libanais Elio Abou Hanna, dans la nuit de samedi à dimanche, et qui « faisaient partie, le 26 octobre, d’une patrouille effectuant une tournée dans le camp ».
Elio Abou Hanna, 24 ans, rentrait d’une soirée, du quartier Badaro vers son domicile au Metn-nord, dans le Mont-Liban, quand il s’est perdu en route, se retrouvant par inadvertance dans l’une des zones du camp de Chatila. Surpris par une patrouille palestinienne armée, il a été criblé de balles et sa voiture est entrée de plein fouet dans un bâtiment. Transporté à l’hôpital Bahnam, dans la banlieue sud de Beyrouth, le jeune homme n’a pas survécu à ses blessures.
Le directeur des relations publiques et des médias du Comité de sécurité palestinien au Liban, Abdel Hadi el-Assadi, avait assuré à L’Orient-Le Jour qu’il s’agissait d’une « erreur tragique », laissant entendre que les agents armés avaient demandé au jeune homme de s’arrêter. Mardi, il a indiqué à L'OLJ que les forces palestiniennes ont remis quatre individus recherchés en lien avec ce meurtre aux services de renseignement de l’armée libanaise.
L’affaire a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux et dans la société libanaise en général, d’autant plus que le meurtre est intervenu à un moment où l’armée a lancé une opération de désarmement des camps palestiniens, dans le cadre d’un désarmement plus global de toutes les milices sur le territoire libanais.
Dans son communiqué publié mercredi, le commandement de l’armée précise que les forces palestiniennes lui ont également livré un Libanais et quatre Syriens, en lien avec le meurtre d’une jeune femme dans le camp, dont le corps sans vie avait été découvert le 28 octobre.
L’armée libanaise effectue régulièrement des descentes dans le quartier est de Chatila pour combattre un trafic de drogue très actif.



Le commandement de l’armée libanaise a annoncé mercredi, dans un communiqué, que les forces de sécurité palestiniennes dans le camp de Chatila à Beyrouth lui ont livré six de leurs membres. Waouh, l’ont elle remercié pour leur gentillesse et leur bonne volonté? On s’attendait à une descente sporadique de l’armée pour ôter toute arme jusqu’au couteau suisse des mains de ces voyous qui non seulement occupent une partie de notre territoire mais en plus se la sont appropriée pour nous empêcher de circuler librement sans risquer notre vie. C’est devenu un refuge pour les assassins que l’état protèg
11 h 38, le 31 octobre 2025