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Société - Liberté De La Presse

Vive altercation entre l’armée et des photographes de presse après une frappe israélienne à Saïda

Le syndicat réclame une enquête.

Vive altercation entre l’armée et des photographes de presse après une frappe israélienne à Saïda

Les deux photographes de presse, Fadel Itani (à gauche) et Mohammed Zeinati. Photo fournie par notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah

Une vive altercation a éclaté mercredi à Saïda entre un officier de l’armée libanaise et plusieurs photographes de presse venus couvrir le site d’une frappe israélienne de drone ayant visé un véhicule utilitaire plus tôt dans la journée. L’incident a donné lieu à des bousculades, des échanges verbaux tendus et à la confiscation temporaire du téléphone d’un photographe, avant que la situation ne soit finalement désamorcée à la suite d’interventions de la direction de l’orientation de l’armée et du Syndicat des photographes de presse.

Selon notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah, les faits se sont produits peu après une frappe israélienne survenue avant 13 heures, qui a tué le conducteur d'un véhicule et blessé son passager à proximité du stade de la ville. Sur place, plusieurs photographes s’étaient rapidement rendus pour documenter la scène. « Lorsque nous sommes arrivés, tout était terminé. Il n’y avait ni morts ni blessés dans le véhicule resté sur place. D’autres photographes étaient déjà présents, certains en direct. Nous faisions notre travail comme à chaque frappe, et les forces de l’ordre étaient sur les lieux », raconte à L’Orient-Le Jour le photographe indépendant Fadel Itani.

« C’est alors qu’arrive un officier de l’armée libanaise avec son équipe, qui semble déterminé à éloigner les photographes. Ni une ni deux, il nous ordonne de nous éloigner, usant de propos de caniveau. Le temps de reculer, mon collègue Mohammad Zeinati (Al-Afdal TV) a été bousculé et a réagi en demandant au lieutenant de tempérer ses propos.Le ton est monté entre eux. J’ai essayé d’intervenir pour apaiser la situation, mais j’ai été bousculé à mon tour. Mohammad a reçu deux coups. Il a alors menacé d’appeler la direction de l'orientation de l’armée (qui est chargée des relations avec la presse) ce qui a poussé l’officier à confisquer son téléphone », rapporte encore Fadel Itani.

L’incident est vite circonscrit, après interventions de part et d’autre, et Mohammad Zeinati récupère son téléphone. Mais l’incompréhension demeure. « Pourquoi ce ton ordurier, alors que nous n’avons pas manqué de respect à l’armée ? », demande le photographe.

La réaction du Syndicat des photographes de presse au Liban n’a pas tardé. Dans un communiqué, il a condamné « l’agression contre Mohammad Zeinati, Fadel Itani et d’autres collègues, alors qu’ils accomplissaient leur devoir professionnel en couvrant l’agression israélienne à Saïda ». « Le syndicat juge inacceptable cette agression de la part d’une institution nationale historique, censée protéger les journalistes et les civils qui accomplissaient leur mission de transmission de la vérité ».

Tout en affirmant son respect pour le rôle joué par les institutions sécuritaires dans le maintien de l’ordre, le syndicat rejette catégoriquement toute atteinte aux journalistes durant l’exercice de leur travail et assure que le photographe de presse n’est pas partie du conflit, mais juste témoin des événements et transmetteur des faits. « Le cibler constitue une violation flagrante de la liberté de la presse et du droit des citoyens à l’information », a insisté le communiqué, appelant le commandant en chef de l’armée à conduire une enquête pour clarifier les faits. Le syndicat appelle également le ministre de l’Information à prendre fermement position et à garantir la protection des journalistes et des photographes durant l’exercice de leurs missions.

Une vive altercation a éclaté mercredi à Saïda entre un officier de l’armée libanaise et plusieurs photographes de presse venus couvrir le site d’une frappe israélienne de drone ayant visé un véhicule utilitaire plus tôt dans la journée. L’incident a donné lieu à des bousculades, des échanges verbaux tendus et à la confiscation temporaire du téléphone d’un photographe, avant que la situation ne soit finalement désamorcée à la suite d’interventions de la direction de l’orientation de l’armée et du Syndicat des photographes de presse.Selon notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah, les faits se sont produits peu après une frappe israélienne survenue avant 13 heures, qui a tué le conducteur d'un véhicule et blessé son passager à proximité du stade de la ville. Sur place, plusieurs...
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