Le nouvel ambassadeur américain à Beyrouth, Michel Issa, lors de son audience de confirmation devant le Sénat. Capture d'écran de la vidéo en direct de l'audience
Le nouvel ambassadeur américain au Liban, Michel Issa, qui devrait arriver à Beyrouth d'ici la fin du mois, a affirmé que ces nouvelles fonctions sont pour lui une « aventure personnelle », qui va lui permettre de retourner dans le pays où il est né.
« Le futur du Liban appartient à tous ceux qui croient dans son rétablissement, son indépendance et son unité », a déclaré Michel Issa dans un discours mercredi soir à l'ambassade libanaise à Washington. Il a ajouté, selon une vidéo diffusée par la chaîne locale MTV, que son nouveau poste à Beyrouth n'est pas uniquement pour lui une « mission professionnelle, mais aussi une aventure personnelle, en revenant dans le pays de ma naissance. » Avec émotion, il a rappelé être né à Beyrouth, soulignant que « le Liban n'a jamais quitté son cœur » au cours de sa vie. « Retourner maintenant » au Liban pour y représenter les Etats-Unis, « un pays qui a donné toutes les opportunités de réussir, est l'un des plus grands honneurs de ma vie », a-t-il lancé, remerciant le président américain Donald Trump, l'un de ses amis de longue date, pour sa confiance.
M. Issa a prononcé son discours un peu plus d'une semaine après que sa nomination, par le président Donald Trump, a été approuvée par le Sénat. Lors de sa nomination, M. Trump avait qualifié Michel Issa d'« homme d'affaires exceptionnel, un expert financier et un leader ayant une carrière remarquable dans la banque, l'entrepreneuriat et le commerce international ». En juillet, devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, Michel Issa avait appelé à une action urgente contre le Hezbollah, affirmant que son désarmement n’était pas une option, mais une nécessité.
Le ton des propos du futur ambassadeur tranche avec celui souvent employé ces derniers mois par l'émissaire américain en Syrie et au Liban, et ambassadeur en Turquie, Tom Barrack, lui aussi d'origine libanaise. M. Barrack, dont les grands-parents avaient quitté le Liban pour s'installer aux Etats-Unis, avait notamment tancé des journalistes lors d'une visite au palais de Baabda, fin août, dans une sortie qui avait fait polémique.
Michel Issa, d'origine libanaise, succédera au siège de la chancellerie à Awkar, dans la banlieue nord de Beyrouth, à Lisa Anne Johnson, en poste depuis janvier 2024, alors que Washington envisagerait d’élaborer un nouveau « plan de travail » pour le Liban, après le cessez-le-feu de novembre 2024 qui continue d'être violé quotidiennement par Israël. Cette feuille de route serait complémentaire à celle présentée cet été par l'émissaire américain Tom Barrack et s’inspirerait de l’accord de Gaza. Le projet reste embryonnaire, mais il inclurait des indications sur l’importance des négociations directes entre le Liban et Israël pour régler la question de la frontière et du retrait israélien.



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17 h 05, le 16 octobre 2025