Un immeuble moderne dans le quartier de Sodeco à Beyrouth, le 3 juillet 2025. Photo Philippe HAGE BOUTROS/L'Orient-Le Jour
Les prix de l’immobilier sont à un niveau 10 % à 15 % moins élevé que celui d’avant-crise, a déclaré à L’Orient-Le Jour le président du syndicat des agents immobiliers (REAL), Walid Moussa, en marge de l’annonce d’un nouveau forum pour le secteur à la fin du mois à Beyrouth, sous le parrainage du Premier ministre Nawaf Salam.
« Malgré le fait que les transactions n’ont pas retrouvé leur rythme normal, là où il y a des clients avec du pouvoir d’achat, on peut voir que les prix sont à un niveau de 10 à 15 % moins élevés que ceux d’avant-crise », a-t-il précisé.
« Et ce, alors que la stabilité politique dans le pays est mise à rude épreuve (notamment par les tensions liées au dossier du monopole de l’État sur les armes, NDLR) et que le secteur bancaire n’a toujours pas été assaini », a ajouté Walid Moussa.
« Les perspectives à moyen terme pour le Liban sont bonnes et nous pensons que le secteur immobilier sera l’un des premiers à réellement rebondir une fois que les conditions seront remplies. Nous le disions juste après le cessez-le-feu conclu fin novembre 2024 entre Israël et le Hezbollah, et nous le répétons aujourd’hui : c’est le bon moment pour investir au Liban », a-t-il assuré.
Selon le cabinet de conseil en immobilier Ramco, qui se focalise sur Beyrouth, l’engouement qui a suivi le cessez-le-feu, l’élection de Joseph Aoun à la présidence et la formation du gouvernement de Nawaf Salam s’est estompé depuis, et les prix ont augmenté en moyenne de 10 % sur l’ensemble du marché résidentiel à Beyrouth de décembre 2024 à mars 2025.
Valeur moyenne des transactions en baisse
L’optimisme du secteur immobilier quant à l’amélioration de la conjoncture au Liban à moyen terme est plus relatif dans le reste du secteur privé.
Si l’indice PMI, qui mesure le moral des entreprises en sondant les directeurs d’achats, a enregistré un nouveau petit pic au-dessus du point d’équilibre de 50 points en septembre (à 51,5 points), le sous-indice mesurant leurs attentes sur les 12 prochains mois a lui-même perdu quelques points en septembre (40,2 points) comparé à août (46,4).
Dans son dernier rapport sur le marché immobilier, le département de recherche de Bank Audi a observé que la demande a enregistré une amélioration notable au premier semestre, « revenant à des niveaux observés en 2022, bien que freinée par des fondamentaux difficiles », attribuant cette tendance à la réouverture des bureaux du cadastre dans plusieurs régions du Mont-Liban et du Liban-Sud, ainsi qu’à la reprise des offres de prêts de la Banque de l’Habitat.
Bank Audi observe que le nombre cumulé de transactions a doublé, passant de 16 390 au premier semestre 2024 à 33 297 lors des six premiers mois de 2025. Bank Audi a également relevé que la valeur moyenne des achats immobiliers a atteint 85 735 dollars, soit une baisse de 31,0 % par rapport aux niveaux enregistrés au premier semestre de 2019 (dernier semestre avant le début de la crise) et une baisse de 40,6 % par rapport aux niveaux de 2022.
Ces tendances seront sans doute abordées lors du 3ᵉ Forum immobilier du Liban organisé par le Real le 28 octobre prochain à l’hôtel Phoenicia, sur le thème : « Le Liban de retour sur le devant de la scène : opportunités d’investissement prometteuses et initiatives stratégiques en matière de logement ».
« L’immobilier est non seulement un moteur de croissance économique, mais aussi un pilier du développement social et urbain. Aujourd’hui, le Liban a l’opportunité unique de transformer les défis en opportunités et de se repositionner comme une destination attractive pour les investissements régionaux et internationaux », a déclaré Walid Moussa dans le communiqué annonçant cette troisième édition après celles de 2017 et 2024.



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SI CETTE ETUDE EST SERIEUSE -ce serait normal vu que le nombre de nouveaux produits est presque nul, et par consequent les prix remontent a un niveau similaire, sauf qu'il faut tenir compte d'un facteur/element financier de taille : le pouvoir d'achat du $ en 2019(a moins que ce l'etude appelle crise date d;avant cela) est de loin superieur a celui d'aujourd'hui. ce qui nous rappelle que les statistiques valent ce qu'elles valent et qu'il faut faire gaffe a ce qu'elles disent
11 h 13, le 07 octobre 2025