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Économie - Levée Des Sanctions

Mastercard prêt à réintégrer le marché syrien

La société américaine avait quitté Damas en 2011, à la suite des sanctions occidentales imposées au régime Assad.

Mastercard prêt à réintégrer le marché syrien

Le ministre syrien des Finances, Mohammed Barnieh, lors d'une rencontre avec une délégation de la société américaine Mastercard, le 22 septembre 2025. Photo tirée du compte Linkedin du ministre

Le ministre syrien des Finances, Mohammed Barnieh a annoncé lundi un possible partenariat avec la société américaine Mastercard en vue d’élargir les systèmes de paiement électronique en Syrie. Cette étape intervient quatorze ans après le départ de Visa et de Mastercard de Damas, à la suite des sanctions occidentales imposées au régime de Bachar el-Assad après la répression du soulèvement de 2011, qui avait plongé le pays dans la guerre.

En août 2012, les deux sociétés américaines avaient suspendu toutes les cartes émises par les banques syriennes, ainsi que les transactions opérées sur le territoire. Le régime Assad a finalement été renversé le 8 décembre 2024 par une coalition islamiste dirigée par Ahmad el-Chareh, aujourd'hui président syrien par intérim.

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Sur son compte Linkedin, Mohammed Barnieh a indiqué avoir reçu une délégation de Mastercard, conduite par Adam Jones, vice-président exécutif, saluant « l’intérêt manifesté par la société à s’engager sur le marché syrien ». Pour lui, cet engagement « reflète une confiance dans le potentiel économique de la Syrie » et constitue « une étape importante vers une intégration plus profonde au système financier mondial ». Le ministre a également présenté les projets de son ministère visant à « renforcer l’infrastructure financière en élargissant les systèmes de paiement électronique et numérique, sous la supervision de la Banque centrale ».

Des efforts « essentiels », a-t-il ajouté, pour « faire progresser l’inclusion financière » et « élargir l'accès » aux services banciares. Il a conclu en appelant Mastercard à aller « au-delà de son activité traditionnelle de cartes, en collaborant sur des solutions de paiement innovantes susceptibles d’accélérer la transformation numérique et de soutenir une économie plus inclusive ». Selon un article paru lundi dans le média émirati The National, citant deux sources bancaires syriennes, la Banque centrale syrienne aurait déjà signé dimanche un accord avec Mastercard, portant sur « le développement de l’infrastructure de paiement numérique » et « l’émission de cartes locales et internationales ».

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Dimanche, Ahmad el-Chareh avait déclaré à la chaîne américaine CBS que « quiconque s’oppose à la levée des sanctions serait une fois de plus complice du meurtre du peuple syrien ». La veille, l'envoyé américain en Syrie, Tom Barrack, avait exprimé son « bon espoir » de voir le Congrès abroger la loi César, qui depuis 2020 encadrait les sanctions de Washington contre le régime Assad et ses collaborateurs. La rencontre en mai à Riyad entre le président américain Donald Trump et le président syrien par intérim avait ouvert la voie à une levée progressive des ces sanctions.

Celles-ci ont laissé le secteur financier syrien exsangue, ses banques étant interdites de toute transaction avec des établissements étrangers, ce qui a contribué à faire du pays l’une des économies de cash du Moyen-Orient. Ces derniers moins, de nombreuses puissances occidentales, dont la Suisse et l'Union européenne, ont à leur tour levé une partie de leurs propres mesures économiques contre la Syrie.

Le ministre syrien des Finances, Mohammed Barnieh a annoncé lundi un possible partenariat avec la société américaine Mastercard en vue d’élargir les systèmes de paiement électronique en Syrie. Cette étape intervient quatorze ans après le départ de Visa et de Mastercard de Damas, à la suite des sanctions occidentales imposées au régime de Bachar el-Assad après la répression du soulèvement de 2011, qui avait plongé le pays dans la guerre. En août 2012, les deux sociétés américaines avaient suspendu toutes les cartes émises par les banques syriennes, ainsi que les transactions opérées sur le territoire. Le régime Assad a finalement été renversé le 8 décembre 2024 par une coalition islamiste dirigée par Ahmad el-Chareh, aujourd'hui président syrien par intérim. Lire aussi Le port de Tartous, reflet de la...
commentaires (1)

Et pendant ce temps au liban… les responsables libanais ne savent pas comment gérer leurs ordures ménagères. Pauvre pays de tarés que nous sommes !!! Nos responsables ne savent plus parler en français. Ils balbutient en anglais. Les voyous d’époque sont les « références » et les « sages » d’aujourd’hui… rien à espérer de ce pays…. Merci de publier et bonne journée

LE FRANCOPHONE

14 h 34, le 23 septembre 2025

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Commentaires (1)

  • Et pendant ce temps au liban… les responsables libanais ne savent pas comment gérer leurs ordures ménagères. Pauvre pays de tarés que nous sommes !!! Nos responsables ne savent plus parler en français. Ils balbutient en anglais. Les voyous d’époque sont les « références » et les « sages » d’aujourd’hui… rien à espérer de ce pays…. Merci de publier et bonne journée

    LE FRANCOPHONE

    14 h 34, le 23 septembre 2025

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