La solution militaire « ne fonctionne pas » pour vaincre le Hamas à Gaza, a déclaré le président français, Emmanuel Macron, à son homologue américain, Donald Trump, au début d'une rencontre bilatérale en présence de quelques journalistes, dont l'AFP.
Les Israéliens « ont tué les principaux dirigeants du Hamas. Ça fonctionne. C'est une grande réussite, mais en même temps, vous avez autant de combattants du Hamas qu'au premier jour », a-t-il déclaré. « Donc, cela ne fonctionne pas pour démanteler le Hamas. Ce n'est pas la bonne façon d'agir. Nous avons donc besoin d'un processus complet, et nous travaillons très dur sur le jour d'après », a-t-il dit.
L’Iran n’a pas encore rempli les conditions fixées par la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne pour éviter le rétablissement des sanctions de l’ONU, a déclaré une source diplomatique française après la rencontre mardi de leurs ministres avec leur homologue iranien.
« Pour l’instant, l’Iran n’a pas respecté les conditions, mais les discussions vont se poursuivre afin d’explorer toutes les possibilités », a indiqué cette source à l'agence Reuters. « Nous restons mobilisés jusqu’au dernier moment. La balle est dans le camp de l’Iran », a-t-elle ajouté, précisant qu’en l’absence de progrès d’ici le 27 septembre, les sanctions de l’ONU seraient rétablies.
L'émir du Qatar, dénonçant à nouveau les récentes frappes israéliennes à Doha, a assuré mardi à l'ONU que son pays poursuivrait malgré tout ses « efforts » diplomatiques avec les Etats-Unis et l'Egypte pour parvenir à un cessez-le-feu à Gaza.
Depuis la tribune de l'Assemblée générale, Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani a fustigé une nouvelle fois « l'attaque traitresse » menée par Israël qui a visé des responsable du Hamas réunis dans un complexe résidentiel en plein cœur de Doha.
« Contrairement aux affirmations du Premier ministre israélien, cette attaque n'est pas un droit légitime de poursuivre des auteurs de terrorisme » et « sape les efforts diplomatiques visant à mettre un terme au génocide contre le peuple de Gaza ». Mais « nous poursuivrons la diplomatie même quand nos ennemis trouvent plus facile d'utiliser des armes », a affirmé l'émir.
« Nous nous sommes engagés dans une médiation pour mettre un terme à la guerre et permettre l'accès humanitaire et la libération des otages, et nous avons essuyé des campagnes de désinformation mais cela ne nous dissuadera pas. Nous continuerons nos efforts de coopération en partenariat avec l'Egypte et les Etats-Unis », a-t-il assuré.
Il a d'autre part accusé le gouvernement israélien d' « abandonner l'idée de libérer les otages ». « Leur but est de détruire Gaza pour que ce ne soit plus habitable (...). En d'autres termes, rendre la bande de Gaza invivable pour déplacer sa population. Donc le dirigeant israélien veut poursuivre la guerre », a-t-il ajouté.
Lors de son intervention devant l’Assemblée générale de l’ONU à New York, l’émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, a réaffirmé le soutien de son pays au Liban et à son armée, appelant « Israël à se retirer des territoires libanais qu’elle occupe, conformément à la résolution internationale 1701 ».
Le Hamas rejette les accusations de Trump, dément entraver un cessez-le-feu à Gaza
Le Hamas a rejeté l'accusation du président américain Donald Trump selon laquelle le mouvement islamiste palestinien bloquerait les efforts pour parvenir à un cessez-le-feu à Gaza.
« Le Hamas n'a jamais été un obstacle à la conclusion d'un accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza (...) L'administration américaine, les médiateurs et le monde entier savent que le criminel de guerre (le Premier ministre israélien) Netanyahu est le seul à entraver toutes les tentatives de parvenir à un accord », a déclaré le mouvement dans un communiqué.
Plus tôt dans la journée, lors de son discours devant l'Assemblée générale des Nations unies, le président américain avait affirmé que le Hamas refusait de libérer les otages retenus à Gaza ou d'accepter un cessez-le-feu.
Etat palestinien: Macron prévient que la France ne restera « pas inerte » en cas de représailles israéliennes
La France ne restera « pas inerte » en cas de représailles israéliennes à la reconnaissance officielle de l'Etat palestinien, a averti Emmanuel Macron lors d'un entretien accordé à BFMTV depuis New York.
« On est prêt. On a planifié toutes les options possibles, c'est-à-dire qu'on ne restera jamais inerte. C'est juste qu'on planifie les choses et qu'on défendra toujours les intérêts de la France partout où elle est représentée », a déclaré le président français.
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a affirmé que l'Iran ne céderait pas sur la question de l'enrichissement d'uranium, point de friction majeur avec les pays occidentaux.
« Au cours des dernières décennies, durant lesquelles nous avons mené nos activités nucléaires en Iran, les pressions exercées sur notre pays (...) ont été considérables », a souligné lors d'une allocution à la nation Ali Khamenei. « Nous n'avons pas cédé et nous ne céderons pas. Nous n'avons jamais cédé aux pressions, ni sur cette question, ni sur aucune autre », a ajouté le dirigeant iranien à quelques jours d'une possible réimposition de sanctions de l'ONU faute d'accord avec les pays européens.
Macron à Trump: « le prix Nobel de la paix n'est possible que si vous arrêtez » le conflit à Gaza
Le prix Nobel de la Paix convoité par Donald Trump « n'est possible que si vous arrêtez ce conflit » entre Israël et les Palestiniens, a estimé mardi Emmanuel Macron à l'adresse du président américain, lors d'un entretien accordé à BFMTV depuis New York.
« Je vois un président américain qui est mobilisé, qui l'a redit ce matin à la tribune (des Nations uies): +Je veux la paix. J'ai réglé sept conflits+. Qui veut le prix Nobel de la paix. Le prix Nobel de la paix n'est possible que si vous arrêtez ce conflit », a déclaré Emmanuel Macron.
Le président français a par ailleurs estimé que l’État de Palestine, officiellement reconnu lundi par la France, sera réellement créé le « jour où l’État d'Israël le reconnaît ».
Le coordinateur humanitaire de l'ONU dénonce les violences contre les civils au Liban-Sud
Le coordinateur de l’action humanitaire au Liban des Nations Unies (OCHA), Imran Riza a dénoncé les violences quasi quotidiennes au Liban-sud qui continuent de faire des victimes et de compromettre la stabilité. « Depuis le cessez-le-feu, au moins 98 civils ont été tués, dont trois enfants lors d'une frappe aérienne il y a quelques jours », a-t-il déploré dans un communiqué, sans toutefois mentionner l’armée israélienne.
« Les besoins humanitaires et de reconstruction restent immenses. L'ONU et ses partenaires restent déterminés à soutenir les communautés touchées. Cependant, si les efforts humanitaires sont essentiels, ils ne peuvent à eux seuls protéger les civils, rétablir la stabilité ou reconstruire les vies dévastées par le conflit », a-t-il ajouté.
Et d’estimer qu’un « véritable relèvement n'est possible que si les civils sont protégés, si le droit international humanitaire est pleinement respecté et si toutes les parties s'abstiennent de commettre de nouvelles violations ». « La protection des civils n'est pas seulement une obligation légale, c'est un impératif moral et un aspect essentiel de l'humanité qui nous unit tous », a conclu Imran Riza.
Liban Sud: Deux bombes assourdissantes sur Marouahine
Un drone israélien a largué deux bombes assourdissantes sur la localité de Marouahine (caza de Tyr), rapporte notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah.
Photo fournie par Mountasser Abdallah.
Funérailles des cinq victimes du massacre de Bint Jbeil
Les funérailles de Chadi Charara, de ses trois enfants, et du conducteur d’une mobylette, Mohammed Mroué, tous tués dans la double frappe israélienne, dimanche à Bint Jbeil, se déroulent cet après-midi dans le chef lieu du caza du même nom.
Cinq cercueils, enveloppés dans des drapeaux libanais sont portés par une foule en deuil et en colère, qui scande des slogans hostiles à Israël.
A Madrid, des photos de Gaza au musée Thyssen pour « réveiller les consciences »
Le musée Thyssen-Bornemisza de Madrid, l'un des plus célèbres de la capitale espagnole, expose à partir de mardi des clichés réalisés par des photojournalistes dans la bande de Gaza depuis octobre 2023, avec l'espoir de « réveiller les consciences endormies ».
L'exposition « A través de sus ojos » (« A travers leurs yeux ») occupe le hall principal du musée madrilène, et montre des scènes de Gazaouis recevant eau et nourriture distribués par l'aide humanitaire ou d'enfants se rendant dans des écoles improvisées parmi les décombres de bâtiments détruits.
« Ces photos documentent les bombardements et la destruction de la bande de Gaza, le déplacement forcé de la population, les bombardements des infrastructures civiles telles que les hôpitaux et les écoles des Nations unies, mais aussi la famine », décrit pour l'AFP Raquel Martí, directrice exécutive de l'UNRWA Espagne, l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens partenaire de l'exposition.
« Ce ne sont pas des images lointaines, ce sont des regards humains qui nous obligent à reconnaître la dignité d'un peuple qui souffre », a salué le ministre de la Culture Ernest Urtasun lors d'une conférence de presse.
Le gouvernement israélien a manifesté une intention claire d’établir un contrôle permanent sur Gaza et d’assurer une majorité juive en Cisjordanie occupée, a indiqué mardi une Commission d’enquête des Nations unies.
Le rapport de l’ONU détaille la démolition extensive et systématique par les autorités israéliennes des infrastructures civiles dans les corridors et zones tampons de Gaza, entraînant, selon le document, une extension du contrôle israélien à 75 % de la bande de Gaza en juillet de cette année.
Dans un discours devant l’Assemblée générale de l’ONU, le président américain Donald Trump dit que reconnaître la Palestine est une « récompense » pour les « atrocités » commises par le Hamas.
« Ce serait une récompense pour ces atrocités horribles, y compris celles du 7 octobre, alors même qu'ils refusent de libérer les otages ou d'accepter un cessez-le-feu », a affirmé le président américain.
⚡L'Espagne approuve un embargo « total » sur les armes visant Israël
Le gouvernement espagnol a approuvé un embargo « total » sur les armes visant Israël, dans le cadre d'un ensemble de mesures destinées à mettre un terme au « génocide à Gaza », selon les termes du Premier ministre Pedro Sánchez, rapporte l'AFP.
Le décret adopté en conseil de ministres interdit toutes les exportations de matériel de défense, produits ou technologies servant dans ce domaine vers Israël, tout comme leur importation en Espagne, a déclaré le ministre de l'Économie Carlos Cuerpo lors d'une conférence de presse.
Ce texte bloque également les demandes de transit de carburant d'aviation ayant des applications militaires potentielles et interdit l'importation de produits « provenant des colonies illégales à Gaza et en Cisjordanie », et leur publicité, a ajouté M. Cuerpo.
Le décret entrera immédiatement en vigueur, mais il doit encore être approuvé ultérieurement par le parlement, où le gouvernement de gauche de Pedro Sánchez n'a pas de majorité et a du mal à faire adopter des textes.
Gaza : 38 personnes tuées par l’armée israélienne ces dernières 24 heures
Trente-huit personnes ont été tuées par l’armée israélienne à Gaza, durant les précédentes 24 heures, rapporte Haaretz citant des responsables de la bande de Gaza. Ce chiffre viennent s’ajouter trois enfants morts de faim.
Dans un communiqué publié mardi, l’Union européenne « condamne la frappe menée dimanche par les forces israéliennes dans le sud du Liban, qui a causé plusieurs victimes civiles, dont des enfants ». Ce jour là, une double frappe israélienne sur Bint Jbeil a tué cinq personnes, dont plusieurs enfants d’une même famille. Israël a revendiqué la frappe, affirmant avoir tué un membre du Hezbollah. L’UE souligne que « cet incident survient dans le sillage d’une intensification des attaques et avertissements de l’armée israélienne ».
Elle réitère aussi son appel « au plein respect et à la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu entre le Liban et Israël », estimant que « les préoccupations sécuritaires doivent être traitées en recourant pleinement au mécanisme de surveillance établi dans le cadre de cet accord ».
Elle conclut en affirmant que « les efforts déterminants du gouvernement libanais visant à instaurer le monopole de l’État sur la détention des armes doivent être soutenus par tous ».
Nucléaire: réunion des ministres européens et iraniens à New York
Les ministres des affaires étrangères du groupe E3 (Allemagne, France, Royaume Uni), de l'Union Européenne et de l'Iran vont se réunir mardi matin à New York pour évoquer le contrôle du programme nucléaire de la République islamique, a appris l'AFP de source diplomatique.
Abbas Araghchi a jusqu'à samedi minuit pour trouver un consensus avec ses homologues allemand Johann Wadephul, britannique Yvette Cooper, français Jean-Noël Barrot et européenne Kaja Kallas pour éviter la réinstauration dimanche des sanctions de l'ONU, qui avaient été suspendues en vertu d'un accord signé en 2015.
Israël va fermer indéfiniment le principal point de passage entre la Jordanie et la Cisjordanie, selon l'Autorité palestinienne
L'autorité palestinienne chargée des points de passage a annoncé qu’Israël allait fermer à partir de mercredi et "jusqu’à nouvel ordre" le principal poste-frontière entre la Cisjordanie occupée et la Jordanie d'où passait de l'aide vers Gaza, rapporte l'AFP.
"La partie israélienne nous a informés de la fermeture du point de passage d'Al-Karameh à partir de demain, mercredi… et jusqu’à nouvel ordre, dans les deux sens", a indiqué l'Autorité générale palestinienne des points de passages et des frontières dans un communiqué, citant son président Nazmi Muhanna. Israël n'a pas confirmé cette décision dans l'immédiat.
L'armée israélienne a tiré à la mitrailleuse depuis le site de Roueissat al-Alam en direction des environs de la localité de Kfarchouba, dans le caza de Hasbaya, rapporte notre correspondant au Liban-Sud.
Un drone israélien s’est écrasé dans la localité de Blida, dans le caza de Marjeyoun, selon notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah. Ce type d’incident s’est produit à plusieurs reprises ces derniers mois.
Le général Edgar Lawandos, directeur du département de la Sécurité de l'État, a reçu à Beyrouth le général de brigade Patrick Gauchat qui dirige l’Organisme des Nations Unies chargé de la surveillance de la trêve (ONUST, une agence onusinene créée après la première guerre isrélo-arabe). Les discussions ont porté sur la situation générale au Liban et dans la région, ainsi que sur les moyens de renforcer la coopération entre les deux parties, selon l'Agence nationale d'information.
Photo relayée par notre correspondant Mountasser Abdallah
La campagne du Hezbollah a inclus le déploiement de drapeaux et de bannières le long des autoroutes principales reliant Saïda à Tyr, ainsi que celle reliant Saïda à Nabatiyé. Elle a également comporté l’affichage de grandes images et de fresques décorant les entrées des villages et les places publiques dans diverses localités, de la région d’el-Touffah et Saïda jusqu’aux villages de Zahrani et à Nabatiyé.
Photo relayée par notre correspondant Mountasser Abdallah
Le Hezbollah a lancé au Liban-Sud une vaste campagne d’affichage à l’occasion de la commémoration du premier anniversaire de la mort de son ancien secrétaire général Hassan Nasrallah et de son successeur annoncé à l’époque, Hachem Safieddine, tous deux tués dans des frappes israéliennes sur la banlieue sud de Beyrouth entre fin septembre et début octobre 2024.
Le député Michel Moussa a estimé que « le massacre survenu à Bint Jbeil (dimanche) était une expression claire de la criminalité israélienne » dans un entretien accordé à « Sawt Kel Lebnen », relayé par l’Agence nationale d’information.
Dimanche, une double frappe israélienne sur Bint Jbeil a tué cinq personnes, dont plusieurs enfants d’une même famille. Israël a revendiqué la frappe, affirmant avoir ciblé un membre du Hezbollah.
Le député a également commenté les récents propos de l’émissaire américain Tom Barrack, qui a jugé que tout ce que le Liban fait pour pérenniser le cessez-le-feu conclu fin novembre dernier entre Israël et le Hezbollah se limite à des paroles.
« Il ne fait aucun doute qu’il y a une forte pression sur le Liban, et les propos de l’envoyé américain Tom Barrack font partie de cette pression. Les Libanais doivent prendre les mesures nécessaires, notamment l’unité de position et la solidarité entre tous les partis, afin de renforcer la position libanaise dans le processus de négociation avec Israël », a ajouté le député.
L’armée jordanienne a décidé de déplacer son hôpital de campagne dans la bande de Gaza, actuellement situé dans le quartier de Tal al-Hawa, au sud-ouest de Gaza, vers Khan Younès.
Selon l’armée, cette décision a été prise en raison des bombardements intensifs d’Israël à proximité de l’hôpital, qui mettent en danger le personnel médical et les patients, perturbent gravement l’accès à l’établissement et endommagent le matériel médical, réduisant fortement la capacité de l’hôpital à fournir des soins.
En réaction, le ministère palestinien de la Santé a appelé le roi Abdallah II de Jordanie à revenir sur cette décision et à maintenir l’hôpital à Gaza. Le ministère a exhorté la Jordanie à transférer ses opérations médicales vers l’hôpital al-Shifa de Gaza, comme l’ont fait d’autres organisations internationales fournissant des soins dans la ville.
L'agence de sécurité maritime britannique United Kingdom Maritime Trade Operations (UKMTO) a fait état mardi d'une explosion près d'un navire au large du Yémen, où les houthis mènent régulièrement des attaques contre des navires liés à Israël.
Le capitaine a signalé une giclée d'eau et un bruit d'explosion à proximité du navire, selon l'agence, qui a précisé que les membres d'équipage étaient sains et saufs et que le navire se dirigeait vers le prochain port d'escale.
L'incident s'est produit à 120 milles nautiques à l'est d'Aden, ville du sud du Yémen, et a été classifié par UKMTO comme une "attaque", qui n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.
L’armée libanaise a annoncé dans un communiqué qu’elle procédera aujourd’hui, entre 9h30 et 10h30, à la destruction de munitions non éclatées dans les localités de Maroun el-Ras (caza de Bint Jbeil) et Blida (caza de Marjeyoun).
Même un scénario hollywoodien n’aurait pas imaginé un tel « comeback ». Ahmad al-Chareh, jeune Syrien jadis engagé auprès d’el-Qaëda contre l’invasion américaine en Irak en 2003, autrefois recherché par Washington avec à la clé une prime de 10 millions de dollars, va rencontrer son homologue américain à New York pour envisager un pacte de sécurité avec Israël. Neuf mois seulement après s’être proclamé président, il tente ainsi de consolider un pouvoir fragile, tiraillé entre pressions internes et rivalités régionales.
Dans le cadre des commémorations marquant le premier anniversaire de la disparition de son ancien chef, le Hezbollah compte illuminer jeudi la Grotte aux Pigeons, à Raouché, à l’effigie de son ancien secrétaire général, Hassan Nasrallah, après avoir avancé cet événement du 28 au 25 septembre.
Parallèlement, le Premier ministre Nawaf Salam a publié lundi une circulaire appelant à « appliquer la loi concernant l’utilisation des biens publics terrestres et maritimes, ainsi que des sites patrimoniaux et touristiques, des bâtiments publics et des lieux à forte symbolique nationale ».
L’armée israélienne a tiré à la mitrailleuse depuis le site israélien de « Ramtha » en direction de la « ferme Bastra », au sud de la localité de Kfarchouba, dans le caza de Hasbaya, selon notre correspondant au Liban-Sud.
Le Canada, la France, l’Allemagne et d’autres pays occidentaux et européens ont proposé lundi de fournir des contributions financières, du personnel médical ou du matériel nécessaire pour soigner des patients de Gaza en Cisjordanie occupée, rapporte Reuters.
« Nous appelons instamment Israël à rétablir le corridor médical vers la Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem-Est, afin que les évacuations médicales depuis Gaza puissent reprendre et que les patients puissent recevoir les soins dont ils ont un besoin urgent sur le territoire palestinien », ont déclaré les pays dans un communiqué conjoint publié par le Canada.
L’Autriche, la Belgique, le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Union européenne et la Pologne faisaient partie des deux douzaines de signataires du communiqué.
Les États-Unis ne figuraient pas parmi les signataires.
La France et plusieurs autres pays ont reconnu lundi « l’État de Palestine » depuis la tribune de l’ONU, tentant de renforcer la pression sur Israël pour mettre un terme à la guerre à Gaza, dans le cadre d’un mouvement historique mais encore surtout symbolique.
Andorre est devenue le sixième pays à franchir le pas lors de la 80e Assemblée générale de l’ONU, rejoignant la France, Monaco, le Luxembourg, la Belgique et Malte. Le Royaume-Uni, le Canada, le Portugal et l’Australie les avaient précédés dimanche, lors d’une conférence des Nations unies à New York.
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Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a déclaré lundi à Fox News que son pays ne considère pas le Hamas comme une organisation terroriste, mais comme un « groupe de résistance », a rapporté Reuters.
S’exprimant plus tôt lors d’une conférence de l’ONU sur la Palestine, le dirigeant turc a accusé Israël de génocide et de chercher à rendre impossible la création d’un État palestinien.
« L’objectif du gouvernement de Netanyahu est de rendre impossible l’établissement d’un État palestinien et de déplacer de force autant de Palestiniens que possible », a déclaré Erdogan.
« Le gouvernement de (Benjamin) Netanyahu, issu d’une société autrefois victime de l’Holocauste, commet aujourd’hui un génocide contre des voisins avec lesquels il partage des terres et des eaux depuis des millénaires », a-t-il ajouté.
Le Liban-Sud a connu sa deuxième nuit d’affilée sans incident majeur depuis le massacre de Bint Jbeil dimanche, à l’exception des survols de drones qui se poursuivent encore ce matin au-dessus de plusieurs localités, selon notre correspondant Mountasser Abdallah.
Dans un entretien accordé lundi à Sky News Arabia, l’émissaire régional des États-Unis (et leur ambassadeur à Ankara), Tom Barrack, a estimé que « la situation au Liban est très difficile ». Celui qui était connu pour son ton conciliant a même estimé que tout ce que Beyrouth fait « se résume à des paroles, sans actes tangibles », avertissant que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu « ne se soucie ni des frontières ni des lignes rouges ».
Le président libanais Joseph Aoun, qui s’est entretenu lundi avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, a demandé l’appui de Washington pour garantir le respect par Israël de l’accord de cessez-le-feu qui a mis fin à la guerre avec le Hezbollah à l’automne dernier, ainsi qu’un soutien accru à l’armée libanaise.
L'information principale de ce matin :
Le président américain Donald Trump va présenter aujourd'hui à un groupe de dirigeants arabes et musulmans une proposition de paix et de gouvernance post-guerre à Gaza, a rapporté Axios lundi, citant deux responsables américains et deux responsables arabes.
Selon Axios, des représentants d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar, d’Égypte, de Jordanie, de Turquie, d’Indonésie et du Pakistan participeront à la réunion.
Outre la libération des otages et la fin de la guerre, M. Trump devrait évoquer des principes liés à un retrait israélien de Gaza ainsi qu’à une gouvernance post-guerre sans implication du Hamas, toujours selon Axios.
Les États-Unis souhaitent également que des pays arabes et musulmans acceptent d’envoyer des forces militaires à Gaza pour permettre le retrait d’Israël et assurer un financement arabe et musulman pour la transition et la reconstruction, a ajouté Axios.
Bonjour et bienvenue sur notre couverture en direct de l’actualité au Moyen-Orient.
Nous suivrons ici les développements au Liban, à Gaza, en Syrie, ainsi que dans les autres pays de la région touchés par les conflits qui font rage depuis le 7 octobre 2023.
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12 h 17, le 23 septembre 2025