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Moyen-Orient - guerre au moyen-orient

Après les Émirats, l’Arabie saoudite aurait également mené des attaques secrètes contre l’Iran pendant la guerre

Les frappes auraient eu lieu fin mars et auraient été menées en « représailles pour répondre à l’attaque subie par l’Arabie saoudite ».

Des avions de chasse F-15SA de l'armée de l'air saoudienne lors d'une cérémonie à Riyad, le 25 janvier 2017. Photo REUTERS/Faisal Al Nasser/File Photo

L’Arabie saoudite a mené de nombreuses frappes, qu'elle n'a pas revendiquées, contre l’Iran, en représailles aux attaques perpétrées sur son territoire pendant la guerre au Moyen-Orient, ont indiqué à Reuters deux responsables occidentaux informés de la question et deux responsables iraniens.

Ces attaques saoudiennes, qui n'avaient jusqu'à présent pas été révélées, constituent une première action militaire directe du Royaume sur le sol iranien. Les frappes, lancées par l’armée de l’air saoudienne, auraient eu lieu fin mars, selon les deux responsables occidentaux. L’un d’eux indique simplement qu’il s’agissait de « frappes de représailles pour répondre à l’attaque subie par l’Arabie saoudite ». Reuters n’a pas pu confirmer quels étaient les objectifs visés.

Un haut responsable du ministère saoudien des Affaires étrangères n’a pas directement confirmé que ces raids avaient bien été menés. Le ministère iranien des Affaires étrangères n’a pas répondu à une demande de commentaire. L’Arabie saoudite, qui entretient une profonde relation militaire avec les États-Unis, se reposait traditionnellement sur l’armée américaine pour sa protection, mais la guerre, qui dure depuis dix semaines, a laissé le royaume vulnérable à des attaques ayant percé les systèmes de défense.

Les États du Golfe ont commencé à riposter

Ces frappes saoudiennes démontrent l'ampleur du conflit au Moyen-Orient et la manière dont cette guerre, qui a débuté avec des frappes israéliennes et américaines sur l'Iran le 28 février, a impliqué la région dans son ensemble, bien que l'implication d'autres pays du Golfe dans l'offensive n'ait pas été reconnue publiquement. Les Émirats arabes unis auraient également mené des frappes militaires contre l’Iran, selon le Wall Street Journal, lundi. Le média américain Axios rapportait quant à lui des attaques menées par le Qatar.

Depuis ces frappes américaines et israéliennes, l’Iran a riposté en attaquant, à l’aide de missiles et de drones, l’ensemble des six États du Conseil de coopération du Golfe, visant non seulement des bases militaires américaines mais aussi des sites civils, des aéroports et des infrastructures pétrolières, et a fermé le détroit d’Ormuz, perturbant ainsi le commerce mondial. La mer Rouge étant restée ouverte à la navigation commerciale, l’Arabie saoudite a pu continuer à exporter du pétrole tout au long du conflit, contrairement à la plupart des États du Golfe, et a ainsi réussi à demeurer relativement à l’abri des répercussions.

Longtemps opposés, l’Iran et l’Arabie saoudite — les deux principales puissances musulmanes chiite et sunnite du Moyen-Orient — ont soutenu des camps adverses dans les différents conflits à travers la région. Un rapprochement négocié par la Chine en 2023 les a conduits à normaliser leurs relations, notamment grâce à un cessez-le-feu entre les houthis soutenus par l’Iran au Yémen et l’Arabie saoudite, qui tient toujours.

Tensions croissantes puis baisse des frappes iraniennes

La riposte saoudienne a suivi plusieurs semaines de tensions croissantes. Lors d’une conférence de presse à Riyad le 19 mars, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhane Al Saoud, avait affirmé que le royaume « se réservait le droit de mener des actions militaires si cela s’avérait nécessaire ». Trois jours plus tard, l’Arabie saoudite avait déclaré l’attaché militaire iranien ainsi que quatre membres du personnel de l’ambassade personæ non gratæ.

Toutefois, à la fin mars, des contacts diplomatiques et la menace saoudienne d’adopter une approche plus ferme, similaire à celle des Émirats arabes unis, et de riposter davantage, ont conduit à un accord de désescalade, selon des sources occidentales. D’après un décompte de Reuters basé sur les communiqués du ministère saoudien de la Défense, le nombre d’attaques de drones et de missiles contre l’Arabie saoudite est passé de plus de 105 durant la semaine du 25 au 31 mars à un peu plus de 25 entre le 1er et le 6 avril. Selon des sources occidentales, les projectiles tirés contre l’Arabie saoudite dans les jours précédant le cessez-le-feu élargi provenaient d’Irak plutôt que directement d’Iran, ce qui indique que Téhéran avait réduit les frappes directes tandis que des groupes alliés continuaient leurs opérations.

Les communications entre Riyad et Téhéran se sont poursuivies même lorsque des tensions sont apparues au début du cessez-le-feu plus large entre l’Iran et les États-Unis, le ministère saoudien de la Défense ayant signalé le tir de 31 drones et 16 missiles contre le royaume les 7 et 8 avril.

L’Arabie saoudite a mené de nombreuses frappes, qu'elle n'a pas revendiquées, contre l’Iran, en représailles aux attaques perpétrées sur son territoire pendant la guerre au Moyen-Orient, ont indiqué à Reuters deux responsables occidentaux informés de la question et deux responsables iraniens.Ces attaques saoudiennes, qui n'avaient jusqu'à présent pas été révélées, constituent une première action militaire directe du Royaume sur le sol iranien. Les frappes, lancées par l’armée de l’air saoudienne, auraient eu lieu fin mars, selon les deux responsables occidentaux. L’un d’eux indique simplement qu’il s’agissait de « frappes de représailles pour répondre à l’attaque subie par l’Arabie saoudite ». Reuters n’a pas pu confirmer quels étaient les objectifs visés.Un haut responsable...
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