« Des Palestiniens déplacés dans un camp de tentes à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 12 mai 2026. Photo Hasseb Al Wazeer/ Reuters
Les forces israéliennes contrôlent actuellement 60% de la bande de Gaza, selon le Premier ministre Benjamin Netanyahu, première confirmation officielle de l'extension de la zone aux mains d'Israël dans le territoire palestinien ravagé par deux ans de guerre.
« Au cours des deux dernières années, nous avons montré au monde entier la puissance qui habite notre peuple, notre Etat, notre armée, notre héritage », a lancé le dirigeant à l'occasion jeudi de la « Journée de Jérusalem », des propos diffusés par son bureau aux médias vendredi. « Nous avons ramené chez nous tous nos otages, jusqu'au dernier. (...) Nous n'avons cédé aucun territoire. Certains nous disaient de partir, nous ne sommes pas partis et aujourd'hui, nous contrôlons 60% du territoire. Demain, nous verrons », a-t-il ajouté.
Ces déclarations interviennent alors que Gaza reste le théâtre de violences quotidiennes, les frappes israéliennes s'y poursuivant sans répit alors qu'Israël et le mouvement islamiste Hamas s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu. La trêve est entrée en vigueur le 10 octobre, deux ans après la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque sans précédent du Hamas sur Israël. La première phase a vu la libération des derniers otages de Gaza enlevés par le Hamas, en échange de Palestiniens détenus par Israël.
Mais le passage à la deuxième phase, devant se traduire par le désarmement du Hamas et un retrait progressif de l'armée israélienne jusqu'à une « ligne jaune », apparaît complètement grippé depuis des semaines.
Ce tracé coupe le territoire du nord au sud entre une zone sous contrôle du Hamas et une tenue par l'armée israélienne. Les termes du cessez-le-feu donnaient à Israël le contrôle d'un peu plus de 50% du petit territoire palestinien, l'un des plus densément peuplés au monde.
Mais selon des informations de presse parues ces dernières semaines, les troupes israéliennes sont en train d'étendre cette zone jusqu'à une nouvelle ligne dite « orange ». Et seraient prêtes à reprendre les combats si le Hamas refuse de déposer les armes.
Selon le ministère de la Santé de Gaza, qui relève de l'autorité du Hamas, plus de 850 Palestiniens ont été tués depuis le début de la trêve. Durant cette même période, l'armée israélienne a annoncé la mort de cinq des ses soldats à Gaza.


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