Le chef des Forces libanaises Samir Geagea à Meerab en 2022. Photo d'archives JOSEPH EID/AFP
Le chef des Forces libanaises Samir Geagea a affirmé vendredi, au lendemain de plusieurs frappes aériennes israéliennes qui ont pris pour cible la banlieue-sud de Beyrouth, que « rien ne peut justifier le retard de l’État à assumer ses responsabilités pour prévenir les dangers auxquels le Liban et les Libanais sont confrontés », insistant une nouvelle fois sur l'importance du désarmement du Hezbollah pour pouvoir établir un « véritable État ».
« L’accord de Taëf, les résolutions internationales 1559, 1680 et 1701, l’accord de cessez-le-feu signé par le gouvernement — dans lequel le Hezbollah disposait d’une majorité ministérielle — le 27 novembre 2024, ainsi que la volonté de la grande majorité des Libanais, convergent tous vers une seule exigence : que l’État libanais démantèle les formations militaires illégales et rassemble toutes les armes sous l’autorité exclusive de l’État, afin d’établir un véritable État au Liban », a écrit M. Geagea dans son communiqué.
Malgré le cessez-le-feu de novembre, qui avait mis fin à plus de 13 mois de conflit entre le Hezbollah et l’État hébreu, l’armée israélienne occupe toujours cinq zones au Liban-Sud et mène des frappes quasi quotidiennes dans cette région. Jeudi soir, Israël a mené de violents raids aériens sur la banlieue-sud de Beyrouth après avoir lancé des ordres d’évacuation. Le Premier ministre Nawaf Salam a récemment affirmé que l’État libanais poursuivait ses efforts pour étendre son autorité sur l’ensemble du territoire et limiter la possession d’armes, précisant que l’armée avait démantelé plus de 500 positions militaires au sud du fleuve Litani.
« Rien ne peut justifier le retard de l’État à accomplir son devoir pour neutraliser les dangers qui guettent le Liban et les Libanais », a insisté M. Geagea, appelant toute personne ayant une « solution pratique — autre que pleurer indéfiniment sur les décombres sans rien faire — à la proposer ». Estimant dans une critique acerbe des responsables après leurs réactions aux frappes qu'« il n’y a rien d’héroïque à traiter l’ennemi d’ennemi et à l’attaquer verbalement, ce que fait chaque Libanais », il a affirmé que les dirigeants devraient plutôt « prendre des mesures concrètes ». « Il est désormais clair que le Liban a besoin de l’aide de ses amis arabes, européens et américains pour mettre fin aux opérations militaires israéliennes en cours et obtenir le retrait d’Israël des points qu’il occupe encore. Mais tout le monde sait que ces amis ne sont pas prêts à aider un pays qui ne détient pas le monopole des armes et la décision de guerre et de paix. »
Depuis le début du nouveau mandat, et alors que le président de la République Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam ont affiché leur volonté de voir l’État récupérer le monopole des armes, Samir Geagea réclame régulièrement le désarmement du Hezbollah « selon un calendrier et des échéances précises ». Les autorités pour leur part prônent plutôt le dialogue, tandis que le Hezbollah rejette tout désarmement qui lui serait imposé.



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A se demander si notre président est conscient du risque qu’il fait prendre à notre pays en évitant de froisser ce parti vendu et vaincu en adoptant un ton menaçant contre celui qui a réussi sans encombre à le faire plier, pendant que nos autorités continuent de le caresser dans le sens du poil en espérant qu’il veuille se conformer aux lois et aux accords qu’il a toujours foulé du pied et qui profite de la naïveté des nouveaux pour continuer à saccager notre pays. C’est un cauchemar, un de plus que les libanais devraient vivre sans que l’on puisse leur expliquer la raison de cette anomalie
11 h 18, le 07 juin 2025