Entre la petite section et la terminale, quinze années ont passé en un clin d’œil. Nos bébés, devenus petits entrants à la grande école, sont aujourd’hui de grands entrants à l’université. Difficile de réaliser que quinze années se sont écoulées. Nous nous souvenons de cette première déchirure, en laissant nos enfants à la maternelle. Des larmes chaudes coulaient sur nos joues, et sur les leurs. Nous attendions avec impatience de les retrouver à la sortie de l’école ; eux se jetaient dans nos bras ouverts, et nous les accueillions avec chaleur et tendresse. Tous ces sentiments, ces pensées, ces attentes n’ont rien à envier à ceux que nous éprouvons aujourd’hui. Ils sont devenus grands, prêts à embarquer et à affronter de nouveaux défis. La séparation est plus calme en apparence, mais plus intense. Les larmes sont plus silencieuses, mais plus chaudes.
L’attente est plus longue, plus douloureuse. Elle nous marque, elle laisse en nous des souvenirs mêlés d’amour, de fierté, de bonheur et de tristesse : tristesse de les voir s’éloigner, partir ; mais aussi espoir de les voir heureux, en train de réussir, traçant leur chemin avec force et détermination. Nous restons sans voix en leur indiquant le chemin de l’aller… Mais aussi celui du retour. Pour sentir, encore et encore, qu’ils seront loin, mais toujours près de nous.
Que dire à nos petits devenus grands ?
Les mots se dérobent, se perdent, se noient. Notre amour pour vous grandit avec vous. Nos bras resteront grands ouverts, prêts à vous porter, à vous entourer de toute l’attention et l’affection, encore et toujours.
À nos enfants de terminale : vos regards tournés vers un avenir sans limites seront toujours nourris par nos yeux, tendres et fiers, posés sur vous.
Psychologue clinicienne
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