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Israël ne laisse aucun répit à la banlieue sud de Beyrouth, questions sur le sort de Safieddine : ce qu'il faut savoir ce samedi

Le président du Conseil exécutif du Hezbollah, Hachem Safieddine, ciblé dans un bombardement israélien massif sur la banlieue sud dans la nuit de jeudi à vendredi, est « injoignable » depuis les frappes.

Israël ne laisse aucun répit à la banlieue sud de Beyrouth, questions sur le sort de Safieddine : ce qu'il faut savoir ce samedi

Dans le quartier de Mreijé, dans la banlieue sud de Beyrouth, après une frappe israélienne, le 4 octobre 2024. Photo AFP

Voici les 6 informations à savoir ce samedi :

  1. Pour la première fois, l'armée israélienne a frappé le camp de réfugiés palestiniens de Beddaoui, au Liban-Nord. Un commandant du Hamas et sa famille ont été tués par ce raid.
  2. Le Hezbollah a affirmé dans la nuit qu'il était engagé dans des affrontements avec les troupes israéliennes à la frontière libanaise, notamment au niveau de Adaïssé. Samedi, le Hezbollah a multiplié les frappes sur le nord d'Israël. Les combats se poursuivaient ce samedi.
  3.  Joe Biden a affirmé qu'il tentait de « mobiliser le reste du monde » pour obtenir la paix au Moyen-Orient et a estimé qu'Israël devait « envisager d'autres options » que de frapper des sites pétroliers en Iran, 
  4. Après de nouvelles frappes nocturnes, la banlieue sud de Beyrouth a été frappée à de multiples reprises samedi. Le Liban-Sud a également été frappé et samedi soir, l'armée israélienne a affirmé avoir tué 440 combattants du Hezbollah depuis le début de son « offensive terrestre » lancée lundi contre le parti chiite dans le sud du Liban. Le Hezbollah ne publie plus, depuis fin septembre, de communiqué concernant les pertes dans ses rangs.
  5. Selon une source de sécurité libanaise interrogée par Reuters, le président du Conseil exécutif du Hezbollah, Hachem Safieddine, est « injoignable » depuis la frappe qui l'aurait visé dans la nuit de jeudi à vendredi. L'AFP a publié la même information en citant « un responsable du Hezbollah sous couvert d'anonymat », et le parti a publié un démenti en soirée.
  6. La présidence irlandaise a qualifié de « scandaleuse » une demande israélienne de « déplacer » une partie de la Force Intérimaire des Nations unies (Finul), déployée le long de la frontière entre Israël et le Liban, qui compte 347 soldats irlandais, formulée le 30 septembre.

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Frappes israéliennes massives sur la banlieue sud de Beyrouth depuis 23h | Jour 365 de la guerre

Le sort de Hachem Safieddine

Le président du Conseil exécutif du Hezbollah, Hachem Safieddine, qui a été ciblé dans un bombardement israélien massif sur la banlieue sud dans la nuit de jeudi à vendredi, est « injoignable » depuis les frappes, a affirmé une source de sécurité libanaise à Reuters. Des sources israéliennes ont confirmé à Sky News la mort de Hachem Safieddine, pressenti pour succéder à Hassan Nasrallah, rapporte le Haaretz.

« Nous ne savons pas si Hachem Safieddine était présent à l'endroit visé par les raids, ni qui était présent avec lui » dans la nuit de vendredi, a indiqué un responsable du Hezbollah sous couvert d'anonymat à l'AFP. Une deuxième source proche du parti a affirmé : « Le parti tente d’atteindre le siège qui a été visé sous terre, mais Israël mène systématiquement de nouveaux raids pour tenter d’entraver tout effort des secouristes ». Selon cette source, Hachem Safieddine « était accompagné de Hajj Mortada, le chef des renseignements du Hezbollah ». Tôt vendredi, une source proche du Hezbollah a déclaré qu'Israël avait mené 11 frappes consécutives sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du groupe, dans la nuit de jeudi à vendredi, la plus violente depuis qu'Israël a intensifié sa campagne de bombardements la semaine dernière.

En soirée samedi, le parti chiite a publié un démenti : « Des informations circulent et s'appuient sur des ''sources au sein du Hezbollah'' au sujet du destin de responsables du Hezbollah après les attaques sauvages sur la banlieue sud, comme par exemple l'AFP. Nous voulons réaffirmer qu'il n'y aucune ''source'' au sein du Hezbollah et que nos positions sont publiées par communiqué officiel du bureau de presse », a indiqué le parti chiite dans un communiqué.

« D'autres informations faussent et rumeurs circulent quant à la situation organisationnelle des grands responsables du parti, ce qui participe à la guerre psychologique et morale contre la résistance menée par ceux qui ridiculisent leurs plumes et leurs sites et les placent au service de la colonisation sioniste », conclut le communiqué.

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La banlieue sud de Beyrouth pilonnée

L'armée israélienne a frappé la banlieue sud de Beyrouth à plusieurs reprises ce samedi.

Selon l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle), douze bombardements avaient déjà frappé pendant la nuit la banlieue sud de Beyrouth, et notamment des bâtiments situés près de la mosquée Qaëm, à Bourj el-Barajné, près du complexe Sayyed el-Chouhada à Haret Hreik, à Roueiss, ainsi que, plus au sud et hors de la banlieue, à Choueifate.

À trois reprises au cours de la nuit, entre 12h50 et 2h45, le porte-parole arabophone de l'armée israélienne, Avichay Adraee, a émis des avertissements appelant les habitants de certains immeubles de Bourj el-Barajné et Hareit Hreik, ainsi que du quartier Oumara dans la ville de Choueifate, à évacuer les environs, sur un périmètre de 500m au moins, de bâtiments de ces quartiers. 

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De nouveaux combats à la frontière libano-israélienne

La situation était également très tendue cette nuit le long de la frontière, où le Hezbollah a annoncé dans deux communiqués avoir repoussé des tentatives israéliennes d'incursion en direction du village de Adaïssé, dans le caza de Marjeyoun. Le parti a affirmé avoir « tué et blessés » des soldats de l'infanterie israélienne (sans donner de bilan précis) lors d'une première tentative d'infiltration à 23h. Il a indiqué dans son second communiqué avoir repoussé une deuxième tentative d'incursion et que des combats étaient toujours en cours.

Samedi, les tirs de roquettes se poursuivaient sur le nord d'Israël. Une frappe directe sur un bâtiment à Deir el-Assad, dans le nord d'Israël, a fait des victimes, rapportait notamment le Haaretz. Le Hezbollah a également affirmé avoir bombardé, à 10h30, la base de Ramat David, au sud-est de Haïda, avec des missiles de type « Fadi-1 ». La base est située à environ 45 km de la frontière avec le Liban.

L'armée de l'air israélienne a affirmé ce matin avoir attaqué pendant la nuit des membres du Hezbollah « qui opéraient dans un quartier général établi dans une mosquée près de l'hôpital Salah Ghandour », au Liban-Sud. « Ce QG était utilisé par les terroristes pour planifier et mener des opérations terroristes contre les forces de l'armée israélienne et Israël », a-t-elle précisé sur X. 

Samedi, l'armée poursuivait ses frappes sur le Liban-Sud.

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Un raid ciblé contre un chef du Hamas à Beddaoui

Le Hamas a annoncé samedi la mort d'un de ses commandants et de sa famille dans une frappe israélienne sur un camp de réfugiés palestiniens près de Tripoli dans le nord du Liban. Saïd Attallah Ali, sa femme et deux de ses filles ont été tués dans une frappe dans le camp de Beddaoui selon un communiqué du Hamas. Il s'agit du premier bombardement israélien visant cette région depuis le début des affrontements entre le Hezbollah et Israël le 8 octobre 2023. Au cours de la semaine écoulée, l'armée israélienne a intensifié ses tirs contre des responsables palestiniens au Liban.

Les Brigades Ezzedine al-Qassam, bras armé du Hamas, ont annoncé samedi le « martyr » de Saïd Atallah mais aussi du commandant Mohammad Hussein Loueiss, tué dans une frappe à Saadnayel dans l'est de la Békaa. 

Une demande israélienne de « retrait » de la Finul

La présidence irlandaise a qualifié samedi de « scandaleuse » une demande israélienne de « déplacer » une partie de la Force Intérimaire des Nations unies (Finul), déployée le long de la frontière entre Israël et le Liban, qui compte 347 soldats irlandais.

« Il est scandaleux que les forces de défense israéliennes aient menacé cette force de maintien de la paix et cherché à lui faire évacuer les villages qu'elle défend. En fait, Israël exige que l'ensemble de la Finul, qui opère sous mandat de l'ONU, s'en aille », a dénoncé le président irlandais Michael Higgins dans un communiqué. « Il s'agit non seulement d'une insulte à la plus importante institution mondiale à laquelle 193 membres sont attachés, mais aussi d'une insulte aux soldats et à leurs familles qui ont pris des risques pour que nous puissions tous vivre en paix et protéger les plus vulnérables », a-t-il poursuivi.

Plus tôt samedi, la Finul a annoncé que l'armée israélienne lui a demandé le 30 septembre « le retrait des Casques bleus de certaines de leurs positions », l'informant « de son intention de mener des incursions terrestres limitées au Liban ». La Finul a opposé une fin de non recevoir à cette demande.

Saadnayel, Rafid : la Békaa dans le viseur

Un bombardement israélien aurait visé la localité de Saadnayel, dans la Békaa centrale, rapportent plusieurs médias locaux. Selon la chaîne al-Jadeed, la frappe aurait fait un tué et plusieurs blessés.

Par ailleurs, un responsable de la Jamaa Islamiya, affiliée aux Frères Musulmans, a été visé par une frappe israélienne dans la localité de Rafid, dans la Békaa ouest, et blessé, rapporte notre correspondante Sarah Abdallah.

Sur le front diplomatique

- En Syrie, le chef de la diplomatie iranienne insiste sur un cessez-le feu au Liban et à Gaza.

- Le président américain Joe Biden a affirmé devant la presse à la Maison Blanche qu'il tentait de « mobiliser le reste du monde » pour obtenir la paix au Moyen-Orient. Le président américain a en outre estimé qu'Israël devait « envisager d'autres options » que de frapper des sites pétroliers en Iran, après avoir admis la veille que cette éventualité était en « discussions ». Israël entend riposter à la frappe de plus de 200 missiles lancée par Téhéran jeudi soir contre Tel-Aviv, en réponse à l'assassinat d'Ismaïl Haniyé, Hassan Nasrallah et d'un commandant des gardiens de la révolution.

- Pour sa part, l'émissaire américain Amos Hochstein a assuré sur X que « les États-Unis n'ont pas donné leur ‘feu vert’ à des opérations militaires au Liban », dénonçant les informations « erronées et irresponsables » circulant dans les médias ces derniers jours. « En fin de compte, seule une résolution diplomatique permettra aux habitants de rentrer chez eux », a-t-il dit. « Nous continuons à travailler avec les gouvernements d'Israël et du Liban pour trouver la meilleure voie pour rétablir le calme », a-t-il conclu.

Pour rappel, voici les principaux événements de la journée de vendredi

  1. De nombreuses frappes israéliennes ont ciblé des ambulances et centres du Comité sanitaire islamique, l'organisation de secouristes et pompiers du Hezbollah, faisant au moins une dizaine de morts. Plusieurs hôpitaux du Liban-Sud se sont déclarés hors service en raison de l'intensité des frappes et des difficultés d'approvisionnement. Samedi, le ministère de la Santé a annoncé que le bilan des frappes israéliennes de vendredi sur le Liban était de 25 morts et 127 blessés.
  2. Le Hezbollah a mené plusieurs attaques pour repousser l'avancée de l'armée israélienne sur deux fronts, au niveau de Maroun el-Ras et Yaroun. C'est notamment dans la plaine de Maroun el-Ras que le groupe a revendiqué sa première frappe sur le territoire libanais, visant à repousser l'armée israélienne
  3. Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, en tournée à Beyrouth, a insisté pour que tout cessez-le-feu dans la région soit simultané au Liban et à Gaza. Sa visite a coïncidé avec un important bombardement, en journée, de la banlieue sud de Beyrouth, proche du siège de l'Université libanaise à Hadath.
  4. À la mi-journée, le guide suprême iranien s'est exprimé, Ali Khamenei, à Téhéran lors d'une cérémonie en hommage à Hassan Nasrallah. Il a assuré que les alliés de Téhéran, notamment le Hamas et le Hezbollah, ne « reculeront pas » face à Israël, qui n'en a « plus pour longtemps ». Les points à retenir de son discours sont ici
  5. Une source proche du Hezbollah a, par ailleurs, affirmé à l'AFP, que le chef du Hezbollah a été enterré « provisoirement » dans un lieu tenu secret de crainte que ses funérailles, longuement retardées, soient visées par Israël. Aucune information n'était en outre disponible, jusqu'à ce samedi, sur le sort de Hachem Safieddine, président du Conseil exécutif du parti et qui aurait été ciblé dans un bombardement israélien massif sur la banlieue sud dans la nuit de jeudi à vendredi. Hachem Safieddine est pressenti pour succéder à Nasrallah.
  6. La route de Masnaa, près du poste-frontière entre le Liban et la Syrie et empruntée ces deux dernières semaines par des dizaines de milliers de personnes fuyant vers la Syrie a été coupée suite à un bombardement israélien.
Voici les 6 informations à savoir ce samedi :Pour la première fois, l'armée israélienne a frappé le camp de réfugiés palestiniens de Beddaoui, au Liban-Nord. Un commandant du Hamas et sa famille ont été tués par ce raid.Le Hezbollah a affirmé dans la nuit qu'il était engagé dans des affrontements avec les troupes israéliennes à la frontière libanaise, notamment au niveau de Adaïssé. Samedi, le Hezbollah a multiplié les frappes sur le nord d'Israël. Les combats se poursuivaient ce samedi. Joe Biden a affirmé qu'il tentait de « mobiliser le reste du monde » pour obtenir la paix au Moyen-Orient et a estimé qu'Israël devait « envisager d'autres options » que de frapper des sites pétroliers en Iran, Après de nouvelles frappes nocturnes, la banlieue sud de Beyrouth a été frappée à de...