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Politique - Guerre Au Liban

Première frappe du Hezbollah contre une position israélienne en territoire libanais

Des vidéos, non vérifiées, montrent des soldats circuler dans les rues défoncées d’un village et pénétrer dans des habitations.

Première frappe du Hezbollah contre une position israélienne en territoire libanais

Une photo prise depuis le nord d’Israël le long de la frontière montre de la fumée s’élevant au-dessus du sud du Liban après un bombardement israélien, le 4 octobre 2024. Jalaa Marey/AFP

Le Hezbollah a dit avoir visé, vendredi matin, « une patrouille de soldats et de chars israéliens dans la plaine de Maroun el-Rass », en territoire libanais, avec des tirs d’artillerie, faisant des victimes. C’est la première opération revendiquée par le parti chiite et faisant état d’une infiltration israélienne au Liban. Le Hezbollah a annoncé, depuis l’annonce « d’opérations terrestres » par l’armée israélienne mardi, avoir attaqué à plusieurs reprises des forces israéliennes qui tentaient de s’infiltrer ou de prendre des localités libanaises, mais jamais des positions à l’intérieur du territoire.

250 combattants tués ? Cette opération fait partie d’une série d’attaques revendiquées par le Hezbollah depuis ce matin. Il a notamment dit avoir frappé avec un « missile guidé » un char Merkava près du site de « Malkiya », qui a pris feu. Cette attaque a fait, selon le parti, plusieurs victimes. Les combattants ont encore frappé une plateforme d’artillerie israélienne au sud de Kiryat Shmona avec des missiles, ainsi que la base d’Ilanya, la ville de Safed et le site de Roueissat el-Alam, sur les hauteurs de Kfarchouba. Selon le chef du conseil régional de Metula, dans le nord d’Israël, cité par le Haaretz, à peu près 50 roquettes ou éclats d’obus sont tombés dans la zone au cours des dernières 24 heures. Ces tirs ont causé des dégâts matériels et des incendies. De son côté, l’armée israélienne, qui affirme avoir tué 250 combattants du Hezbollah dans ses opérations terrestres, a publié une série de photos et vidéos de ses « opérations » terrestres dans le sud du Liban. Dans un message sur X, le porte-parole arabophone de l’armée, Avichay Adraee, a affirmé que les militaires ont « découvert des dizaines d’équipements de combat abandonnés » par les combattants du parti chiite. « Au cours des derniers jours, les forces de la 188e brigade blindée ont mené des combats au sol au Liban-Sud, menant des descentes notamment dans des complexes terroristes cachés au milieu de villages », a-t-il écrit. Il a ajouté que lors de ces raids, des « saboteurs ont été éliminés dans des affrontements ou des frappes aériennes ». Parmi le matériel présumément trouvé par l’armée israélienne : des munitions, lance-roquettes, missiles antitanks et des projectiles. Des vidéos publiées avec ce message montrent notamment des soldats circuler dans les rues défoncées d’un village et pénétrer dans des habitations. L’Orient-Le Jour n’a pas pu immédiatement confirmer où et quand ces images ont été tournées.

Le « commandant des systèmes de communication » L’armée israélienne a également mené plusieurs frappes contre la banlieue sud de Beyrouth dans la nuit de jeudi à vendredi, mais aussi vendredi dans la journée, mais la plus marquante a été une frappe extrêmement forte à minuit, dont la cible serait Hachem Safieddine, le chef du conseil exécutif du Hezbollah, pressenti pour succéder à Hassan Nasrallah, assassiné le 27 septembre. Trois responsables israéliens s’exprimant sous couvert d’anonymat ont déclaré au New York Times que la frappe visait « une réunion de hauts dirigeants du Hezbollah, dont Safieddine ». Vendredi matin, le Hezbollah a indiqué à L’Orient-Le Jour « ne pas encore avoir d’information » sur le sort de Hachem Safieddine. Sky News, citant des médias israéliens, a rapporté que des dizaines de tonnes de bombes ont été utilisées dans cette frappe, que plusieurs journalistes et médias considèrent comme encore plus puissante que celle qui a tué Nasrallah. De nouvelles frappes ont eu lieu en journée contre la banlieue de la capitale, dont l’une a blessé trois secouristes dans le quartier de Mrayjé. L’armée israélienne a également annoncé avoir tué, dans une frappe sur « la région de Beyrouth », le « commandant des systèmes de communication » du Hezbollah, Mohammad Rachid Skafi, en charge « des systèmes » depuis 2000. Dans ce contexte tendu, l’ambassade de France à Beyrouth a démenti dans un communiqué avoir mis en place une évacuation des ressortissants français. « La France s’apprête à toute éventualité mais ne fera pas d’évacuation tant que l’aéroport fonctionne. Les autorités françaises, européennes et américaines ont mis la pression pour que l’aéroport de Beyrouth ainsi que les infrastructures vitales soient épargnés », indique le texte. « Ce que vous écoutez ou lisez dans certains médias à propos de Français qui sont évacués n’est pas vrai. La MEA a affrété des avions supplémentaires à destination de Paris à la demande de notre ambassadeur. Ces vols sont ouverts à tout le monde aux tarifs normaux, selon le PDG de la MEA », poursuit le communiqué. « Le consulat ne peut pas, en plus de sa surcharge actuelle, gérer les réservations, et nous le comprenons parfaitement (…) Seuls les cas spécifiques graves nécessitant une intervention sont gérés par le consulat », peut-on lire. Le texte assure par ailleurs que « la situation est suivie de très près par les diplomates à Beyrouth (…) et la députée Amélia Lakrafi avec son équipe présente au Liban et à Paris ». « Le centre de crise du quai d’Orsay avec qui nous synchronisons est en alerte 24 heures sur 24 et sa ligne ouverte avec le centre d’urgence du consulat », indique l’ambassade.

Le Hezbollah a dit avoir visé, vendredi matin, « une patrouille de soldats et de chars israéliens dans la plaine de Maroun el-Rass », en territoire libanais, avec des tirs d’artillerie, faisant des victimes. C’est la première opération revendiquée par le parti chiite et faisant état d’une infiltration israélienne au Liban. Le Hezbollah a annoncé, depuis l’annonce « d’opérations terrestres » par l’armée israélienne mardi, avoir attaqué à plusieurs reprises des forces israéliennes qui tentaient de s’infiltrer ou de prendre des localités libanaises, mais jamais des positions à l’intérieur du territoire.250 combattants tués ? Cette opération fait partie d’une série d’attaques revendiquées par le Hezbollah depuis ce matin. Il a notamment dit avoir frappé avec un « missile guidé » un char...
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