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Politique - Liban

Amine Salam monte au créneau pour défendre son frère, soupçonné d'extorsion

Karim Salam et deux autres personnes accusées d'avoir fait chanter des compagnies d'assurances libanaises, ont comparu mardi matin devant le procureur général financier Ali Ibrahim.

Amine Salam monte au créneau pour défendre son frère, soupçonné d'extorsion

Le ministre libanais sortant de l'Économie, Amine Salam. Photo d'archives Dalati & Nohra

Le ministre sortant de l'Économie, Amine Salam, a dénoncé mardi des accusations « d'extorsion » lancées contre son frère, Karim, estimant qu'elles sont « une attaque contre le ministère de l'Économie » et appelant la justice à « soutenir » son administration.

Cette mise au point, à travers une conférence de presse que le ministre avait reportée à plusieurs reprises depuis la semaine dernière, intervient alors que le procureur général financier, le juge Ali Ibrahim, a confirmé à L'OLJ que Karim Salam et deux autres personnes, qui sont soupçonnés d'avoir fait chanter des compagnies d'assurances libanaises, ont comparu devant lui dans la matinée dans le cadre de l'enquête lancée, il y a plusieurs mois, par le président de la Cour pénale de Beyrouth, le juge Samir Akiki. Le juge nous a précisé qu'il s'agissait d'une simple audition.

En février, le juge Akiki avait ordonné la détention d'un assistant du ministre de l'Économie, qui pourrait être également impliqué dans l'affaire. Il avait ensuite renvoyé Karim Salam et d'autres personnes, dont le président du syndicat des experts-comptables au Liban, Élie Abboud, devant le parquet pour un approfondissement de l'enquête. 

Chantage 

Selon un article du journal al-Akhbar (proche du Hezbollah) publié le 9 juillet, les prévenus sont soupçonnés d'avoir soudoyé des compagnies d'assurances souhaitant conserver leurs licences après des malversations liées à des versements de compensations après la double explosion du 4 août 2020 au port de Beyrouth. Certaines compagnies auraient, selon le journal, versé des indemnités en livres libanaises ou sous forme de chèques bancaires, dans un contexte de forte dépréciation de la livre sur le marché parallèle et de gel des dépôts bancaires. Les suspects auraient proposé aux assureurs d'intercéder en leur faveur, en échange de contreparties financières.

Interrogé par L'OLJ, le procureur financier a indiqué qu'il ne peut pas divulguer plus de détails sur l'enquête en cours, mais qu'il entendra à nouveau l'assistant du ministre de l'Économie à la fin des vacances judiciaires, qui doivent durer deux mois. C'est également après ces vacances qu'il devrait faire témoigner d'autres personnes afin de faire avancer l'affaire.

« Certains ont tenté de cibler le ministère de l'Économie » avec leurs accusations, « mais nous restons soumis à la loi », a ainsi déclaré Amine Salam lors de sa conférence de presse. « Mon frère est apparu seul devant la justice il y a sept mois, a été interrogé et est reparti sans charges contre lui », a-t-il déclaré, se contentant d'affirmer, concernant l'audition de la matinée, que son frère avait quitté le tribunal « sans se poser de questions ». « Nous poursuivrons légalement tous ceux qui s'en prennent à nous, et je demande à la justice de soutenir le ministère de l'Économie pour consolider le concept de redevabilité dans le pays », a ajouté le ministre.

De son côté, le président du syndicat des experts-comptables, cité dans l'article du Akhbar, avait publié peu après un communiqué dans lequel il accusait le journal « d'inventer et de déformer des faits ». Il avait alors menacé de porter plainte contre l'auteur de l'article, le rédacteur en chef du journal « et tous ceux impliqués », et d'intenter un recours judiciaire contre le juge Akiki. 

Le ministre sortant de l'Économie, Amine Salam, a dénoncé mardi des accusations « d'extorsion » lancées contre son frère, Karim, estimant qu'elles sont « une attaque contre le ministère de l'Économie » et appelant la justice à « soutenir » son administration. Cette mise au point, à travers une conférence de presse que le ministre avait reportée à plusieurs reprises depuis la semaine dernière, intervient alors que le procureur général financier, le juge Ali Ibrahim, a confirmé à L'OLJ que Karim Salam et deux autres personnes, qui sont soupçonnés d'avoir fait chanter des compagnies d'assurances libanaises, ont comparu devant lui dans la matinée dans le cadre de l'enquête lancée, il y a plusieurs mois, par le président de la Cour pénale de Beyrouth, le juge Samir Akiki. Le juge nous a précisé...
commentaires (4)

Que celui qui n’a pas volé ou fraudé, lui jette la première pierre. Ils sont tous de mèches pour vider ce pays de sa substance et règlent leurs comptes à coup de scandales lorsque l’un d’eux se montre plus gourmand qu’un autre ou, allez un peu d’illusion, menace de vendre la mèche.

Sissi zayyat

11 h 17, le 17 juillet 2024

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Commentaires (4)

  • Que celui qui n’a pas volé ou fraudé, lui jette la première pierre. Ils sont tous de mèches pour vider ce pays de sa substance et règlent leurs comptes à coup de scandales lorsque l’un d’eux se montre plus gourmand qu’un autre ou, allez un peu d’illusion, menace de vendre la mèche.

    Sissi zayyat

    11 h 17, le 17 juillet 2024

  • Comme tout autre escroquerie les coupables ne paieront pas.

    Ma Realite

    07 h 57, le 17 juillet 2024

  • "… Certaines compagnies d’assurance auraient versé des indemnités en livres libanaises ou sous forme de chèques bancaires, dans un contexte de forte dépréciation de la livre sur le marché parallèle et de gel des dépôts bancaires …" - Ce n’est pas les assureurs qu’il faut blâmer mais le système bancaire et la BDL… après tout les assureurs ont aussi touché les primes dans cette même monnaies de singe, non?

    Gros Gnon

    07 h 48, le 17 juillet 2024

  • Les propos du ministre laissent comprendre que le frere du ministre est cadre dans le ministere. Ca devrait devrait quand meme interpeller. Ca s'appele "nepotisme" et "prise illegale d'interet".

    Michel Trad

    22 h 36, le 16 juillet 2024

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