Couverture du supplément des 100 unes historiques. Illustration : Mohammad Kraytem
« Comment célébrer comme il convient le centenaire d’un journal sans s’arrêter un instant sur ce qui fut sa vitrine et le demeure aujourd’hui, du moins dans sa version papier ? » lance notre corédacteur en chef, Élie Fayad, dans un éditorial ouvrant notre édition spéciale intitulée « S’il n’en restait que 100 ».
À l’occasion du centenaire de L’Orient-Le Jour, nous avons sélectionné 100 « unes » qui racontent le monde, le Moyen-Orient, le Liban de même que notre propre histoire. (A découvrir aussi dans notre nouvelle boutique !)
La signature de la Charte des Nations unies, l’éditorial de Georges Naccache « Deux négations ne font pas une nation », l’attaque de l’aéroport de Khaldé, l’accord du Caire, le premier homme sur la lune, la crise des missiles de Cuba, la prise de pouvoir de Hafez el-Assad, les « 31 morts à Aïn el-Remmaneh », Riad Salamé nommé gouverneur de la Banque centrale, le retrait israélien du Liban-Sud, le 11-septembre, la guerre de juillet 2006, le 4-août 2020…
« Créer la ‘une’ d’un quotidien d’information représente sans nul doute l’apothéose de la carrière d’un(e) journaliste. Mais pas seulement : c’est aussi faire œuvre d’historien sachant donner du sens aux dates, d’archiviste méticuleux, de fin psychologue, de vendeur avisé et d’observateur visionnaire. En résumé, une personne capable d’emblée, face à un événement, d’embrasser à la fois son passé, son présent et son futur. Le passé pour le poids qu’il attribue (ou pas) à la matière, le présent pour l’enveloppe qu’il lui procure et le futur pour la portée et les conséquences qu’il laisse entrevoir », écrit encore Élie Fayad.
