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Moyen-Orient - Dans la presse

L'armée israélienne prête à mener des enquêtes sur les failles opérationnelles du 7 octobre, rapporte le Times of Israel

Vers minuit, avant l'assaut du Hamas le 7 octobre, les services de renseignement israéliens ont constaté que des dizaines de cartes SIM israéliennes avaient été activées à Gaza. 

L'armée israélienne prête à mener des enquêtes sur les failles opérationnelles du 7 octobre, rapporte le Times of Israel

Un blindé israélien quittant la bande de Gaza le 26 février 2024. Photo Menahem KAHANA/AFP

Si l'offensive sans précédent lancée le 7 octobre par le Hamas contre Israël était une surprise, il semble tout de même que les principaux responsables de la sécurité israélienne ont été mobilisés dans la nuit, en amont de l'attaque, plusieurs signes suspects ayant surgi de la bande de Gaza. Faisant face depuis à des critiques, l'armée israélienne envisage d'ouvrir des enquêtes sur les failles opérationnelles ayant conduit au 7 octobre, « sans attendre la fin des combats » comme le souhaitait le gouvernement, selon un article du Times of Israel. 

Le quotidien israélien indique que vers minuit, avant l'assaut du Hamas, les services de renseignement israéliens ont constaté que des « dizaines d'agents terroristes » de la bande de Gaza avaient activé des cartes SIM israéliennes dans leurs téléphones. Cette information a été dévoilée lundi par l'armée israélienne après le feu vert de son service de censure, à la suite de la diffusion la veille d'une émission de Channel 14 dévoilant que près de mille cartes SIM avaient été activées simultanément à minuit, avant l'attaque. 

Face à ces révélations, l'armée israélienne et le Shin Beth (services de renseignements intérieurs) ont publié un communiqué affirmant que les informations selon lesquelles un millier de cartes SIM avaient été activées quelques heures avant l'attaque du 7 octobre étaient « fausses et éloignées de la réalité ».« Plusieurs signes indicatifs se sont accumulés, notamment l'activation de dizaines de cartes SIM seulement, qui avaient déjà été connectées au réseau lors d'événements passés », ont-ils toutefois admis. 

Quoi qu'il en soit, six heures plus tard, le Hamas avait fait irruption en Israël depuis Gaza par voie terrestre, aérienne et maritime, tuant quelque 1 200 personnes et prenant 253 otages.

Selon le Times of Israel, l'armée israélienne a déclaré qu'elle enquêterait sur tous les incidents et failles sécuritaires ayant précédé l'attaque du 7 octobre. Ces enquêtes, qui devraient être lancées d'ici la fin du mois, visent à tirer des conclusions opérationnelles pour l'armée et ne porteront pas sur les politiques de l'exécutif, rapporte le quotidien. Il s'agit, selon ce dernier, d'éviter tout conflit avec les dirigeants gouvernementaux qui ont insisté pour que les investigations soient reportées après la fin de la guerre à Gaza. C'est le chef d’état-major israélien Herzli Halevi qui aurait décidé de ne pas attendre la fin des combats pour examiner les raisons des dysfonctionnements, ajoute le Times of Israel. 

Début décembre, le quotidien avait  rapporté que dans la nuit du 6 au 7 octobre, quelques heures avant l'assaut, un e-mail a été envoyé depuis une base de l'armée israélienne à la frontière de l'enclave palestinienne faisant état de « certains signes provenant de Gaza » indiquant une attaque imminente. Le Shin Beth avait également remarqué des signes suspects. 

Aux alentours de 3h30 du matin le 7 octobre, Herzi Halevi a été informé de la situation et vers 5h, il a tenu une réunion d'évaluation au téléphone. Avant cela, le chef des opérations de l'armée israélienne avait conduit sa propre estimation. Ayant constaté des signes d'une attaque imminente, il a cherché des explications pour savoir s'il s'agissait d'un exercice ou non, sans aboutir à une conclusion. De son côté, Herzi Halevi a ordonné que l'armée de l'air israélienne soit mise au courant d'un risque d'une attaque imminente. Un autre chef du renseignement militaire israélien, Aharon Haliva, n'a pas été impliqué dans ces consultations car il était en vacances à Eilat, poursuit Times of Israel. « Cela n'aurait en rien changé le résultat final », aurait-il déclaré à son entourage.

Au lendemain de l'attaque du 7 octobre, l'armée israélienne a lancé une offensive dans la bande de Gaza qui a fait près de 30 000 morts, selon le ministère de la santé du Hamas. Selon Israël, 130 otages sont encore retenus à Gaza, dont 31 seraient morts. Une trêve d'une semaine en novembre avait permis la libération de plus d'une centaine d'otages, dont 80 Israéliens, en échange de quelque 240 Palestiniens emprisonnés en Israël.

Des discussions entre des représentants de l’État hébreu, des États-Unis, de l’Égypte et du Qatar ont eu lieu ces derniers jours à Paris et à Doha. Le Qatar a déclaré mardi « espérer » parvenir avant le ramadan à une trêve entre Israël et le Hamas.

Si l'offensive sans précédent lancée le 7 octobre par le Hamas contre Israël était une surprise, il semble tout de même que les principaux responsables de la sécurité israélienne ont été mobilisés dans la nuit, en amont de l'attaque, plusieurs signes suspects ayant surgi de la bande de Gaza. Faisant face depuis à des critiques, l'armée israélienne envisage d'ouvrir des enquêtes...

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Après la victoire de l'Entité Sioniste, il y aura des enquêtes et les enquêteurs ne sont pas nommés par la Gauche et pas par les militaires au Pouvoir

Dorfler lazare

00 h 21, le 28 février 2024

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Commentaires (1)

  • Après la victoire de l'Entité Sioniste, il y aura des enquêtes et les enquêteurs ne sont pas nommés par la Gauche et pas par les militaires au Pouvoir

    Dorfler lazare

    00 h 21, le 28 février 2024

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