Une agence bancaire à Sin-el Fil, dans la périphérie de Beyrouth. Photo : P.H.B.
Les enseignes du pays peuvent encore utiliser un taux de change officiel dépassé pour faire leurs calculs.
OLJ / Par Philippe HAGE BOUTROS, le 02 janvier 2024 à 15h54
Une agence bancaire à Sin-el Fil, dans la périphérie de Beyrouth. Photo : P.H.B.
Utiliser un taux unique pour deux monnaies différentes (de facto, et non de jure), le $ local et le $ frais, ne changera rien à l’affaire, mais affectera uniquement le “look” des bilans, pas leur réalité. De plus, un taux unique a 90.000 ne devrait pas permettre des retraits de plus de $300 (au lieu de $1.600) sous le 151. Ce n’est que de la poudre aux yeux populiste.
L’etat assume definitivement une grande responsabilite dans l’effondrement financier du pays, depensant aveuglement. Mais les proprietaires des banques en sortiront indemne meme s’ils sont contraints de fermer leurs portes, ayant depuis belle lurette transfere des millions a l’etranger.
Les crapules bancaires veulent continuer a pomper les depots de leurs clients au taux de 15000 LL pour 1 $ jusqu'a plus soif. A ce jour, aucun banquier, et je dis bien aucun, ne s'est excuse aupres de ses clients. Aucun banquier n'a annonce que lui et ses equipes allaient travailler d'arrache-pied pour rembourser tout ou partie des depots. Pendant ce temps, nous apprenons qu'un banquier achete des biens immobiliers aux US et en Europe pour des centaines de millions de $. Un autre a deja ouvert en 4 ans pas moins de 4 banques a l'etranger et qu'il est devenu 1er actionnaire de Solidere. Tfeh
Utiliser un taux unique pour deux monnaies différentes (de facto, et non de jure), le $ local et le $ frais, ne changera rien à l’affaire, mais affectera uniquement le “look” des bilans, pas leur réalité. De plus, un taux unique a 90.000 ne devrait pas permettre des retraits de plus de $300 (au lieu de $1.600) sous le 151. Ce n’est que de la poudre aux yeux populiste.
18 h 37, le 02 janvier 2024