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Économie - Restructuration Bancaire

Les banques libanaises échappent encore à la réalité de leur bilan

Les enseignes du pays peuvent encore utiliser un taux de change officiel dépassé pour faire leurs calculs.

Les banques libanaises échappent encore à la réalité de leur bilan

Une agence bancaire à Sin-el Fil, dans la périphérie de Beyrouth. Photo : P.H.B.

Les banques opérant au Liban continueront pendant encore quelque temps à calculer leurs bilans financiers en utilisant le taux officiel de 15.000 livres libanaises pour un dollar au moins, ont confirmé à L’Orient-Le Jour trois sources au sein des directions d'autant d'établissements bancaires souhaitant rester anonymes. Contacté, le secrétariat de l’Association des banques du Liban (ABL) a assuré « ne pas avoir d’informations à ce sujet ».Selon deux des sources précitées, la Banque du Liban (BDL) a envisagé ces derniers mois d’imposer aux banques d’utiliser, dès le 1er janvier 2024, le taux de 90.000 LL pour un dollar pour calculer la valeur réelle des actifs et des passifs des banques. Ce taux est aligné sur celui du marché, contrairement à celui de 15.000 LL, en place depuis le 1er février dernier et qui a été maintenu jusqu’à présent....
Les banques opérant au Liban continueront pendant encore quelque temps à calculer leurs bilans financiers en utilisant le taux officiel de 15.000 livres libanaises pour un dollar au moins, ont confirmé à L’Orient-Le Jour trois sources au sein des directions d'autant d'établissements bancaires souhaitant rester anonymes. Contacté, le secrétariat de l’Association des banques du Liban (ABL) a assuré « ne pas avoir d’informations à ce sujet ».Selon deux des sources précitées, la Banque du Liban (BDL) a envisagé ces derniers mois d’imposer aux banques d’utiliser, dès le 1er janvier 2024, le taux de 90.000 LL pour un dollar pour calculer la valeur réelle des actifs et des passifs des banques. Ce taux est aligné sur celui du marché, contrairement à celui de 15.000 LL, en place depuis le 1er février dernier et qui a...
commentaires (3)

Utiliser un taux unique pour deux monnaies différentes (de facto, et non de jure), le $ local et le $ frais, ne changera rien à l’affaire, mais affectera uniquement le “look” des bilans, pas leur réalité. De plus, un taux unique a 90.000 ne devrait pas permettre des retraits de plus de $300 (au lieu de $1.600) sous le 151. Ce n’est que de la poudre aux yeux populiste.

Akote De Laplak

18 h 37, le 02 janvier 2024

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Commentaires (3)

  • Utiliser un taux unique pour deux monnaies différentes (de facto, et non de jure), le $ local et le $ frais, ne changera rien à l’affaire, mais affectera uniquement le “look” des bilans, pas leur réalité. De plus, un taux unique a 90.000 ne devrait pas permettre des retraits de plus de $300 (au lieu de $1.600) sous le 151. Ce n’est que de la poudre aux yeux populiste.

    Akote De Laplak

    18 h 37, le 02 janvier 2024

  • L’etat assume definitivement une grande responsabilite dans l’effondrement financier du pays, depensant aveuglement. Mais les proprietaires des banques en sortiront indemne meme s’ils sont contraints de fermer leurs portes, ayant depuis belle lurette transfere des millions a l’etranger.

    hrychsted

    17 h 28, le 02 janvier 2024

  • Les crapules bancaires veulent continuer a pomper les depots de leurs clients au taux de 15000 LL pour 1 $ jusqu'a plus soif. A ce jour, aucun banquier, et je dis bien aucun, ne s'est excuse aupres de ses clients. Aucun banquier n'a annonce que lui et ses equipes allaient travailler d'arrache-pied pour rembourser tout ou partie des depots. Pendant ce temps, nous apprenons qu'un banquier achete des biens immobiliers aux US et en Europe pour des centaines de millions de $. Un autre a deja ouvert en 4 ans pas moins de 4 banques a l'etranger et qu'il est devenu 1er actionnaire de Solidere. Tfeh

    Michel Trad

    16 h 27, le 02 janvier 2024

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