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Culture - Récit

Jean-Pierre Rassam, ce flamboyant Gatsby né à Beyrouth

Génie visionnaire ou écorché vif, il a incarné la démence et les abus des années 1960-1970. Producteur de cinéma franco-libanais au destin tragique, il revendique tout autant de chefs-d'œuvre que de scandales. Pour « L’Orient-Le Jour », Michel Denisot et Florent Maillet, réalisateurs du documentaire « La saga Rassam-Berri, le cinéma dans les veines »*, retracent l’histoire du sulfureux chef de clan, Jean-Pierre Rassam.

Jean-Pierre Rassam, ce flamboyant Gatsby né à Beyrouth

Jean-Pierre Rassam, clivant, percutant, rock. Photo tirée du documentaire "Le clan Rassam-Berri"

Cannes, 1973. Sur les marches de l’ancien palais des festivals, Marcello Mastroianni, Philippe Noiret et Michel Piccoli sortent de la salle de projection sous les huées des spectateurs outrés. Ils viennent de présenter La Grande bouffe, film sélectionné en compétition officielle et réalisé par Marco Ferreri, provocateur de première. Satire du consumérisme d’une société capitaliste où la bourgeoisie n'affiche plus que sa décadence, le bon public de la droite gaulliste ne manquera pas de signer son désaccord, sifflements et appels au boycott à l'appui. Long métrage osé où quatre hommes décident de manger jusqu'à la mort et où se mêlent objectivation décomplexée du corps des femmes et facéties indociles, il fera propager un parfum de scandale des ruelles azuréennes à Hollywood. Ingrid Bergman, alors présidente du jury, se dit « indignée »,...
Cannes, 1973. Sur les marches de l’ancien palais des festivals, Marcello Mastroianni, Philippe Noiret et Michel Piccoli sortent de la salle de projection sous les huées des spectateurs outrés. Ils viennent de présenter La Grande bouffe, film sélectionné en compétition officielle et réalisé par Marco Ferreri, provocateur de première. Satire du consumérisme d’une société capitaliste où la bourgeoisie n'affiche plus que sa décadence, le bon public de la droite gaulliste ne manquera pas de signer son désaccord, sifflements et appels au boycott à l'appui. Long métrage osé où quatre hommes décident de manger jusqu'à la mort et où se mêlent objectivation décomplexée du corps des femmes et facéties indociles, il fera propager un parfum de scandale des ruelles azuréennes à Hollywood. Ingrid Bergman, alors...
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Flamboyant, il continue de l'être malgré sa rencontre finale avec Catrina...

Wlek Sanferlou

14 h 15, le 14 novembre 2023

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Commentaires (1)

  • Flamboyant, il continue de l'être malgré sa rencontre finale avec Catrina...

    Wlek Sanferlou

    14 h 15, le 14 novembre 2023

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