Rechercher
Rechercher

Moyen-Orient - Guerre Hamas - Israël

Ce qu'il faut savoir ce soir : La tension monte au Liban-sud, à la veille du discours de Nasrallah

Et aussi : Washington « déterminé » à empêcher une escalade sur tous les fronts, y compris au Liban-Sud où la tension est nettement montée jeudi.

Ce qu'il faut savoir ce soir : La tension monte au Liban-sud, à la veille du discours de Nasrallah

Un char israélien tire un obus lors d'exercices militaires sur le plateau occupée du Golan, près de la frontière avec le Liban, le 2 novembre 2023. Photo Jalaa MAREY/AFP

La guerre entre Israël et le Hamas, entrée dans son 27e jour jeudi, a été déclenchée par l'attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre sur le sol israélien depuis la bande de Gaza qu'il contrôle.

En représailles, l'armée israélienne bombarde sans relâche ce territoire totalement assiégé où s'entassent 2,4 millions de Palestiniens, et y conduit depuis près d'une semaine des opérations terrestres de plus en plus en profondes.

Parallèlement, la tension monte sur le front du Liban-sud, où le Hezbollah et ses alliés palestiniens échangent des bombardements avec Israël quotidiennement. Ces tirs, qui ont déjà fait plus d'une cinquantaine de victimes au Liban (notamment parmi les combattants du Hezbollah), se sont intensifiés jeudi, à la veille du discours du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah.

(Comment suivre, en direct et en français, vendredi sur L’Orient-Le Jour, le discours du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah : on vous dit tout ici)

Voici les derniers développements:

Montée des tensions à la frontière libano-israélienne

L'armée israélienne a annoncé jeudi soir avoir mené une « vaste frappe » contre le Hezbollah, allié du Hamas, en réponse aux tirs depuis le Liban plus tôt dans la journée.

Les bombardements israéliens contre le Liban-sud ont notamment visé des habitations civiles, faisant au moins un mort et un deux blessés, selon notre correspondant dans la région, Mountasser Abdallah.

La victime, un civil, a été tuée à Meis el-Jabal, a affirmé le président du conseil municipal du village à notre correspondant. Le père de Hicham Ismaïl a lui été blessé. Le président du conseil municipal indique aussi que plusieurs obus ont touché les environs de Meis el-Jabal.

Des tirs de roquettes depuis le Liban, revendiqués par les Brigades al-Qassam, la branche militaire du Hamas, ont en outre fait deux blessés dans la ville de Kiryat Shmona, dans le nord d'Israël, selon les services de secours israéliens.

Le Hezbollah a affirmé de son côté avoir attaqué simultanément « 19 positions et sites militaires » israéliens.

Le parti chiite a également revendiqué une attaque à l'aide de deux drones, la première du genre depuis le début du conflit.

Suivez notre couverture en direct

Un combattant du Hezbollah tué dans un bombardement israélien au Liban-sud; Israël achève "l'encerclement de la ville de Gaza" : Jour 27 de la guerre Israël - Hamas

La formation de Hassan Nasralalh a enfin publié une courte vidéo sur sa chaîne Telegram montrant le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, rassemblant des documents tandis que certains membres du parti en uniforme militaire passent des appels téléphoniques. La vidéo de 41 secondes montre également des personnes non identifiées utilisant des appareils électroniques militaires. La séquence se termine par une main prête à appuyer sur un bouton indiquant « lancement ».

Il s'agit de la dernière vidéo publiée par le Hezbollah dans une série de vidéos similaires diffusées ces derniers jours avant un discours très attendu de Hassan Nasrallah vendredi à 15 heures.

Face à ces développements, le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu, en tournée au Liban-sud aujourd'hui, a estimé que le Liban « n'avait pas besoin d'une guerre «  avec Israël.

Plus tôt jeudi, l'armée libanaise a retrouvé les corps de deux bergers, tués par des tirs israéliens selon l'agence nationale d'information. Les deux bergers, âgés de 20 et 22 ans, avaient été portés disparus mercredi alors qu'ils faisaient paître leur troupeau près du village frontalier de Wazzani.

Combats à Gaza

L'armée israélienne a déclaré que des troupes encerclaient la ville de Gaza et « s'infiltraient de plus en plus profondément » dans les secteurs tenus par le Hamas, faisant état de combats « rapprochés ».

Du côté palestinien, la branche armée du Jihad islamique a dit avoir tendu une embuscade aux forces terrestres israéliennes près de l'hôtel Mashtal, dans le nord-ouest de Gaza: « Nous nous sommes engagés dans des combats très rapprochés, confirmant des blessés et des morts parmi eux. »

Nouveau bombardement israélien sur le camp de Jabaliya

Le gouvernement du Hamas a annoncé jeudi qu'au moins 27 personnes avaient été tuées dans une frappe israélienne près d'une école de l'ONU dans le camp de réfugiés à Jabaliya, soit le troisème bombardement sur ce site en trois jours.

Des frappes mardi et mercredi sur le camp de Jabaliya, le plus grand de la bande de Gaza, ont fait 195 morts, 777 blessés et 120 disparus sous les décombres, selon le Hamas.

Lire aussi

Hezbollah-Jamaa islamiya : de frères d'armes à alliés politiques ?

Selon Israël, le bombardement de mardi a permis d' »éliminer » un haut dirigeant du Hamas.

Ces bilans ne pouvaient pas être vérifiés de source indépendante.

L'ONU a annoncé que quatre de ses écoles dans la bande de Gaza abritant des déplacés ont été touchées jeudi par des bombardements, imputés à Israël par le gouvernement du Hamas. L'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) a indiqué que deux des écoles touchées se trouvaient dans les camps de Jabaliya et de Chati et deux autres à Boureij, plus au sud, et que les bombardements auraient fait 23 morts.

Etrangers évacués

Un groupe d'étrangers et de binationaux est arrivé en Egypte depuis Gaza via le terminal de Rafah, le seul à ne pas être contrôlé par Israël, a indiqué jeudi un responsable égyptien à l'AFP.

Lire aussi

Qui sont ces cadres du Hamas tués par Israël ?

Quatre cents personnes devraient traverser la frontière jeudi, selon des responsables égyptiens, au lendemain des premières évacuations.

Mercredi, 76 Palestiniens (46 blessés et 30 personnes les accompagnant) et plus de 300 étrangers et binationaux avaient pu sortir de Gaza, selon un responsable égyptien.

Hôpitaux fermés

Selon le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 14 hôpitaux sur 36 que compte la bande de Gaza ne fonctionnent plus, en raison de la guerre et du manque de carburant, ainsi que deux centres médicaux spécialisés. Tedros Adhanom Ghebreyesus a ajouté que l'OMS continuait à exiger un « cessez-le-feu humanitaire ».

Bilans

Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé jeudi que 9.061 personnes, dont 3.760 enfants, avaient été tuées dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre.

En Cisjordanie occupée, près de 130 Palestiniens ont été tués par des tirs de soldats ou de colons israéliens depuis le 7 octobre, d'après l'Autorité palestinienne.

Lire aussi

Pourquoi Nasrallah a décidé de sortir de son silence

En Israël, plus de 1.400 personnes ont été tuées depuis le 7 octobre, essentiellement des civils et en majorité le jour de l'attaque du Hamas, selon les autorités et 242 personnes ont été enlevées et emmenées à Gaza. Quatre femmes ont été libérées à ce jour.

Jeudi, l'armée israélienne a indiqué que 332 soldats avaient été tués depuis le début de la guerre.

La guerre entre Israël et le Hamas, entrée dans son 27e jour jeudi, a été déclenchée par l'attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre sur le sol israélien depuis la bande de Gaza qu'il contrôle.En représailles, l'armée israélienne bombarde sans relâche ce territoire totalement assiégé où s'entassent 2,4 millions de Palestiniens, et y conduit depuis près...

commentaires (1)

Votre erreur, cher président du prestigieux États Unis d’Amérique, est de soutenir aveuglément les nazionistes. Imposez la reconnaissance d’un état Palestinien comme l’avait fait votre prédécesseur Bill Clinton avec Yasser Arafat et Yitzhak Rabin tué par un extrémiste sioniste qui n’a agi que sous les ordres des nazionistes anti paix et anti reconnaissance d’un état palestinien. Et si Israël ne se soumet pas à votre directive, prenez des sanctions anti israélienne et surtout faites vous bien protéger, car ils sont capables de vous assassiner comme ils l’on fait avec Jhon Fitzgeral Kennedy dont ils étaient les commanditaires.

Mohamed Melhem

04 h 37, le 03 novembre 2023

Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • Votre erreur, cher président du prestigieux États Unis d’Amérique, est de soutenir aveuglément les nazionistes. Imposez la reconnaissance d’un état Palestinien comme l’avait fait votre prédécesseur Bill Clinton avec Yasser Arafat et Yitzhak Rabin tué par un extrémiste sioniste qui n’a agi que sous les ordres des nazionistes anti paix et anti reconnaissance d’un état palestinien. Et si Israël ne se soumet pas à votre directive, prenez des sanctions anti israélienne et surtout faites vous bien protéger, car ils sont capables de vous assassiner comme ils l’on fait avec Jhon Fitzgeral Kennedy dont ils étaient les commanditaires.

    Mohamed Melhem

    04 h 37, le 03 novembre 2023

Retour en haut