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Société - Témoignages

Dans le Arkoub, les habitants ne s’attendent pas à une guerre contre Israël

Après des échanges de tirs dans la matinée, la situation était revenue à la normale en cours de journée. 

Dans le Arkoub, les habitants ne s’attendent pas à une guerre contre Israël

Bombardement israélien vers Rachaya al-Foukhar. Photo prise depuis le balcon de Salim Alaeddine à Kfarhamam

Il n’y a pas un chat dans les rues des villages du Arkoub, région à la frontière Sud-Est entre le Liban et Israël. « Tous ceux qui étaient venus en famille ont préféré abréger le week-end pour rejoindre au plus vite la côte ou la capitale », raconte Ziki, un habitant de Hebbariyé, l’une des communes de la région. La peur a envahi les foyers tôt ce matin après une salve de tirs lancés par le Hezbollah en direction des fermes occupées de Chebaa, « en signe de solidarité » avec « la résistance et le peuple palestinien », après le lancement samedi par le Hamas d'une offensive surprise d'une ampleur sans précédent contre Israël.

La riposte de l'autre côté de la frontière n'a pas tardé. « J'étais parti dès l’aube à la chasse, et mon frère et notre cousin devaient me rejoindre dans le maquis, quand j’ai soudainement été entouré de tirs et d’explosions de toutes parts », raconte Ziki, qui a dû se réfugier derrière des arbres et des rochers durant deux bonnes heures, « jusqu'à ce que la situation se calme ». « J’ai vraiment craint pour ma vie, mais, pour l’instant, je reste. On verra si ça dégénère, confie-t-il. En 2006 (guerre entre le Hezbollah et Israël, NDLR), ma famille et moi ne sommes pas partis. »

Après avoir passé la soirée à Souk el-Khan ou se tenait un festival de la gastronomie, Salim Alaeddine, un résident de Kfarhamam, a quant à lui été extirpé de son sommeil en panique par les fracas des tirs d’artillerie « qui semblaient très proches », raconte-t-il. Durant la nuit, des avions israéliens surveillaient la zone, selon des habitants, faisant craindre une possible confrontation. « Au village, il y a ceux qui ont préféré partir et ceux qui se sont cachés dans les champs d’oliviers. Nous craignons que les Israéliens ne se mettent à bombarder les habitations », dit-il.

« Nos frères palestiniens »

Un peu plus loin, dans les collines, le village de Kfarchouba a été pris pour cible par l'armée israélienne, non loin du collège. « Mon fils était dans les champs à récolter des olives lorsqu’il a filmé l’attaque », raconte pour sa part Hassib Abdel Hamid, de Kfarhamam. Cet ancien prisonnier libanais des geôles israéliennes, et secrétaire général du centre de Khiam pour la réhabilitation des victimes de torture, n’a pas été surpris par la séquence armée qui s’est déroulée dans la matinée. « Nous n’avons pas peur, au contraire nous ressentons de la fierté de participer à l'offensive lancée par nos frères palestiniens », appuie cet homme. Malgré les innombrables guerres avec Israël qui ont épuisé cette région et laissé de lourdes séquelles, lui comme nombre d’habitants disent soutenir « toute intervention contre l’occupation ».

« À ce moment précis, j’aimerais être à Gaza. C’est notre devoir de libérer la Palestine et on espère qu’ils y parviendront », renchérit Abou Ali, un commerçant habitant Kfarchouba. Son village a été occupé par Israël pendant 22 ans jusqu'en 2000, lorsque les troupes israéliennes se sont retirées du Liban-Sud, devenu un fief du Hezbollah. Après le retrait israélien, l'ONU a tracé une « ligne bleue » fixant la frontière entre les deux pays, mais des secteurs restent disputés, parmi lesquels les fermes de Chebaa, voisines de Kfarchouba, considérées toutefois par la communauté internationale comme un territoire syrien occupé (et annexé) par Israël.

En milieu de journée, la situation semblait s'être calmée dans la région, les habitants sont retournés à leurs occupations. « Nous ne pensons pas que ça va dégénérer davantage à la frontière pour l’instant », estime Hassib Abdel Hamid.

Cet épisode de confrontation limitée de part et d’autre ne semble pas avoir inquiété certains habitants outre mesure. « L’ennemi a répondu de manière mesurée. On n’est plus en 2006, les Israéliens ont peur du Hezbollah, que nous soutenons totalement, ils ne peuvent pas se permettre d’ouvrir un nouveau front », appuie Abou Ali. 

Il n’y a pas un chat dans les rues des villages du Arkoub, région à la frontière Sud-Est entre le Liban et Israël. « Tous ceux qui étaient venus en famille ont préféré abréger le week-end pour rejoindre au plus vite la côte ou la capitale », raconte Ziki, un habitant de Hebbariyé, l’une des communes de la région. La peur a envahi les foyers tôt ce matin après une salve de tirs...

commentaires (1)

De la poudre aux yeux pour se sauver la face. HN n’oserait jamais aller plus loin puisqu’il sait pertinemment que son sort serait scellé ainsi que celui de ses commanditaires lointains qui ne sont pas à l’abri d’un coup de sang des israéliens appuyés par les américains. Ils sont terroristes mais par téméraires lorsqu’il s’agit de leur peau.

Sissi zayyat

11 h 56, le 09 octobre 2023

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Commentaires (1)

  • De la poudre aux yeux pour se sauver la face. HN n’oserait jamais aller plus loin puisqu’il sait pertinemment que son sort serait scellé ainsi que celui de ses commanditaires lointains qui ne sont pas à l’abri d’un coup de sang des israéliens appuyés par les américains. Ils sont terroristes mais par téméraires lorsqu’il s’agit de leur peau.

    Sissi zayyat

    11 h 56, le 09 octobre 2023

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