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Idées - Crise financière

En finir avec les mythes autour du défaut de paiement

En finir avec les mythes autour du défaut de paiement

L'ancien Premier ministre libanais Hassane Diab, lors d’une allocution publique le 7 mars 2020. Archives NNA

Depuis le début de la crise, le rôle du défaut de paiement libanais dans le déclenchement de cette dernière ne cesse d’être évoqué dans le débat public. Le sujet est particulièrement passionnel, ne serait-ce que parce que les détenteurs d’eurobonds – et en particulier ceux qui ont parié contre l’éventualité du défaut en achetant des titres (avec une décote) peu de temps avant le défaut – ont perdu de l’argent ; tandis que ceux qui ont fait le pari inverse – probablement en détenant des CDS (Credit Default Swaps) – en ont gagné. Si ce constat soulève d’autres questions annexes – comme celle liée à la présence d’éventuels conflits d’intérêts dans le processus de décision qui a précédé ce choix politique –, il ne répond pas aux points essentiels sur lesquels repose ce récit : le défaut de paiement pouvait-il réellement être évité ? Est-il à l’origine de l’effondrement du système bancaire ? Et que ce serait-il passé si le Liban n’avait pas fait défaut ?

Chronologie implacable

Un simple retour sur la chronologie des événements suffit à fournir une partie de la réponse. Dès les premiers jours de la contestation contre la classe et le système politique, les établissements ont fermé leurs portes (le 18 octobre 2019) pour faire face à ce qui allait devenir une véritable ruée bancaire (« bank run »). Pendant les deux semaines de cette fermeture, les transactions se sont généralement arrêtées, à l’exception, inévitablement, de certains transferts sortants potentiellement suspects. Et lorsque les restrictions informelles ont été mises en place dès la réouverture des banques, ces dernières étaient déjà en défaut de facto, se retrouvant dans l’impossibilité de répondre aux demandes de retrait de leurs déposants, ce qui est toujours le cas aujourd’hui.

L’effondrement du système bancaire s’est donc produit fin octobre 2019. À cette époque, les réserves liquides brutes immédiatement disponibles de la banque centrale (BDL) s’élevaient à environ 28 milliards de dollars. Après de nombreux débats, tergiversations et hésitations, le gouvernement Diab et la BDL, soutenus par des politiciens influents, ont décidé de faire défaut sur le paiement de 1,2 milliard de dollars de dette souveraine, exigibles le 9 mars 2020 – près de 6 mois après le début de la crise. Et à la fin de ce même mois, les réserves liquides brutes de la BDL étaient tombées à environ 22 milliards de dollars (soit une baisse de 6 milliards en 6 mois).

La chronologie est donc implacable : c’est bien la crise financière qui a conduit au défaut de paiement, et non l’inverse. Dès lors, s’il n’a pas « provoqué » la crise, le défaut l’a-t-il au moins « considérablement exacerbée », comme l’affirment désormais la plupart de ses opposants ?

Trois grandes options

Pour le comprendre il faut revenir aux trois grandes options (plus quelques variantes) qui se présentaient alors au gouvernement : respecter l’obligation de paiement à l’échéance ; négocier un moratoire, ou un règlement partiel assorti d’une suspension temporaire (aussi appelé « défaut ordonné » ) ; ou encore déclarer un défaut unilatéral (ou « défaut dur »). Chacune de ces options a des implications, et peut être plus ou moins appropriée selon les circonstances.

Si le montant des eurobonds dus à maturité est faible par rapport aux réserves disponibles, ou si le débiteur se trouve dans une situation financière confortable, le règlement à l’échéance est une évidence. Dans le cas contraire, et à moins que le débiteur ne s’attende à l’émission de nouveaux titres pour combler son déficit, il peut être contraint de manquer à ses obligations. Dans la plupart des cas, le débiteur optera alors pour un défaut « ordonné », dans lequel il paiera, par exemple, une petite partie de son dû – disons 50 % des intérêts – contre un moratoire – disons de six mois – lui permettant de négocier de nouvelles conditions de restructuration de sa dette avec les créanciers. Enfin, le défaut « dur », ne présente aucun avantage par rapport à cette option, si ce n’est qu’elle permet au débiteur de gagner du temps, mais au prix d’une accélération de l’effondrement et d’un durcissement de la confrontation avec les créanciers.

C’est cette dernière voie qui a été choisie au Liban. Cependant, compte tenu de notre situation, si ce défaut « dur » était incontestablement une mauvaise option, d’une part ce n’était pas la pire ; et, d’autre part, un défaut « ordonné » aurait sans doute eu le même effet au Liban, du fait de l’incapacité de l’État à prendre des décisions ou des mesures significatives à tous les niveaux.

Le remboursement des eurobonds arrivés à maturité était en effet la pire option sur la table de mon point de vue. Le Liban était noté B- (c’est-à-dire en catégorie « junk ») depuis 2017, et les investisseurs internationaux avaient perdu tout intérêt pour les obligations souveraines libanaises après mars 2017. En 2019, les agences de notation (Fitch) avaient encore abaissé la note du Liban, à CCC en août 2019, puis à CC en décembre 2019, soit à deux échelons (« subgrades ») à peine de la pire note possible – D pour « Default » – qu’il a finalement atteinte en mars 2020. Par conséquent, si quiconque s’imagine encore qu’il était alors possible de se réendetter pour financer le paiement de mars 2021, il se trompe lourdement : aucun investisseur n’aurait accepté d’investir dans un instrument noté CC, sauf peut-être en échange de rendements insoutenables pour l’État – du type de ceux offerts par les fameuses ingénieries financières de la BDL, et encore… Dès lors, puisqu’il était impossible de lever de la dette sur les marchés internationaux après mars 2017 – et avec d’autres échéances à venir totalisant 2,5 milliards de dollars pour la seule année 2020 –, pourquoi effectuer un (ou deux) paiement(s), puis faire défaut plus tard, avec des réserves qui s’épuisent entre-temps ? De toute évidence, il était donc préférable de faire défaut au plus tôt – même si ceux qui ont spéculé contre le défaut de paiement ne partagent sans doute pas cet avis.

On aurait certainement pu attendre du gouvernement qu’il tente de négocier un moratoire et une restructuration de la dette avec ses créanciers, mais cela était loin d’être facile dès lors que le gouvernement se trouvait confronté à 23 séries d’eurobonds, et donc 23 groupes de créanciers différents – a fortiori si leurs objectifs n’étaient pas alignés (en fonction de la maturité des titres détenus par exemple). Cela explique aussi en partie le choix de la solution de facilité que représentait dans ce contexte un défaut unilatéral.

Surtout, la nature inefficace et conflictuelle des autorités libanaises aurait fini par annuler de facto l’avantage comparatif du défaut « ordonné » sur le défaut « dur ». Et cela pour une raison simple : l’objectif principal de la première option aurait été de convenir d’un statu quo temporaire jusqu’à ce qu’une restructuration soit trouvée. Or, plus de trois ans après le défaut de paiement et 45 mois après le début de la crise, qu’avons-nous ? Pas de loi sur le contrôle des capitaux ou la restructuration des banques, pas de programme du FMI, aucune réforme, aucune amélioration de la gouvernance, des taux de change multiples et une banque centrale qui subventionne allègrement le secteur public. Et même les quelques mesures adoptées – soit les réformes a priori les plus simples comme le budget 2023 et la loi sur le secret bancaire – ont été bâclées.

Impact négligeable

Dès lors on voit mal comment un statu quo négocié de six mois aurait changé quelque chose à l’affaire… Si l’État avait par exemple choisi de payer les deux premières échéances, la situation aurait été la même qu’aujourd’hui, avec encore moins de réserves brutes disponible – ces dernières seraient même proches de zéro si nous avions continué à payer jusqu’à présent. Et en cas de défaut de paiement « ordonné » – soit la meilleure option sur le papier –, notre situation aurait encore été la même, voire légèrement pire, en raison des paiements d’intérêts partiels, sans parler du fait que nous aurions dû faire face à des créanciers mécontents de voir leurs attentes insatisfaites.

Étant donné que le Liban n’a pas réussi à attirer les investisseurs étrangers dans de nouvelles émissions d’eurobonds depuis mars 2017 – soit 2 ans avant le défaut –, il ne pouvait lever de nouvelles dettes ni disposer des fonds nécessaires pour payer les obligations arrivant à maturité. Et compte tenu de notre incapacité à entreprendre la moindre réforme, nous ne pouvions pas nous attendre à ce que le FMI et les bailleurs de fonds internationaux nous aident. Ni à l’époque ni aujourd’hui. Dans ce contexte, honorer sa créance ou faire défaut n’aurait pas changé grand-chose (hormis les quelques milliards de dollars économisés depuis 2020 « grâce » au défaut).

Bien sûr, les créanciers, qu’il s’agisse de détenteurs à long terme – comme les banques libanaises – ou d’investisseurs étrangers – qui sont supposés comprendre le risque d’investir dans des instruments « junk » – ont durement souffert. Mais, en réalité, les pertes essuyées à l’époque l’auraient été de toute façon aujourd’hui.

Et, s’agissant au moins des banques libanaises, les pertes sur les eurobonds, bien que substantielles par rapport à leur capital, ont été éclipsées par les pertes sur leurs placements et certificats de dépôt auprès de la BDL. C’est là que la majeure partie de l’argent a été gaspillée, qu’on le veuille ou non. Et cela aussi serait arrivé de toute façon, grâce à toutes les réserves que nous avons perdues dans des subventions qui ont principalement profité aux contrebandiers, à leurs protecteurs et à notre cher voisin du Nord…

Par Michel ACCAD

Directeur général de Bankmed

Depuis le début de la crise, le rôle du défaut de paiement libanais dans le déclenchement de cette dernière ne cesse d’être évoqué dans le débat public. Le sujet est particulièrement passionnel, ne serait-ce que parce que les détenteurs d’eurobonds – et en particulier ceux qui ont parié contre l’éventualité du défaut en achetant des titres (avec une décote) peu de temps...
commentaires (16)

Il y a aussi bien de la part des défenseurs de la décision du défaut de paiement que de ses adversaires énormément de mauvaise foi. Les deux parties essaient de dépeindre le problème comme une simple question technique, que des experts en finance et en économie peuvent trancher. Or c'est une question qui est en réalité éminemment politique, et dont la portée et les conséquences ne peuvent absolument pas être séparées des politiques suivies et des mesures prises par la suite. Il était possible dans une large mesure d'éviter le désastre actuel en évitant le défaut de paiement, comme il était possible d'éviter le désastre sans éviter le défaut de paiement. Bien sûr, il n'y avait pas assez d'argent pour payer la dette, mais cette dette était à près de 90% une dette intérieure. Avec un minimum de sagesse, de patriotisme, et même d'intérêt égoïste mais éclairé, il aurait été possible de trouver un accord avec les banques de façon à ramener la majeure partie des dollars à la BDL, et d'éviter le défaut. Une telle démonstration de maturité aurait encouragé les pays étrangers voulant nous venir à l'aide (notamment la France.) Pas sans réforme, mais il est plus facile de prêter à un pays qui n'a pas encore de défaut de paiement. Il était aussi possible de permettre le défaut de paiement, et de faire les réformes adéquates; et cela n'a également pas été fait. Finalement, ce qui a été fatal, c'est la conduite des autorités après la décision, et pas la décision elle-même.

Nagi Nahas

00 h 56, le 10 juillet 2023

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Commentaires (16)

  • Il y a aussi bien de la part des défenseurs de la décision du défaut de paiement que de ses adversaires énormément de mauvaise foi. Les deux parties essaient de dépeindre le problème comme une simple question technique, que des experts en finance et en économie peuvent trancher. Or c'est une question qui est en réalité éminemment politique, et dont la portée et les conséquences ne peuvent absolument pas être séparées des politiques suivies et des mesures prises par la suite. Il était possible dans une large mesure d'éviter le désastre actuel en évitant le défaut de paiement, comme il était possible d'éviter le désastre sans éviter le défaut de paiement. Bien sûr, il n'y avait pas assez d'argent pour payer la dette, mais cette dette était à près de 90% une dette intérieure. Avec un minimum de sagesse, de patriotisme, et même d'intérêt égoïste mais éclairé, il aurait été possible de trouver un accord avec les banques de façon à ramener la majeure partie des dollars à la BDL, et d'éviter le défaut. Une telle démonstration de maturité aurait encouragé les pays étrangers voulant nous venir à l'aide (notamment la France.) Pas sans réforme, mais il est plus facile de prêter à un pays qui n'a pas encore de défaut de paiement. Il était aussi possible de permettre le défaut de paiement, et de faire les réformes adéquates; et cela n'a également pas été fait. Finalement, ce qui a été fatal, c'est la conduite des autorités après la décision, et pas la décision elle-même.

    Nagi Nahas

    00 h 56, le 10 juillet 2023

  • Au détour d'une explication "technique", certes bien enlevée, concernant un épisode somme toute inévitable, le banquier des Hariri/Solidere se livre indirectement à un plaidoyer pro domo, c'est assez cocasse ! M. Accad, vous qui êtes manifestement pédagogue, n'avez-vous pas des choses plus croustillantes à nous conter ?

    IBN KHALDOUN

    22 h 16, le 09 juillet 2023

  • N'oublions pas aussi que la justice est lente. Trop lente. Depuis le temps que les déposants reclament leurs dus devant les tribunaux, peu ont obtenu gain de cause, ceux qui l'ont obtenu c'est pour des sommes relativement petites, or la justice peut je suppose prononcer la faillite d'une banque ce qui contribuera á assainir le secteur et contourner le blocage politique á la restructuration

    Moi

    18 h 12, le 09 juillet 2023

  • Très bon article qui explique bien ce qui s’est réellement passé en langage clair. Les banquiers, les propriétaires de banques ainsi que les réviseurs internes et externes sont des criminels irresponsables qui ont ruiné avec l’aide de l’état, dominé par on sait qui, le Liban. Maintenant et dès mars 2017, il était difficile de retirer des $ aux ATM, rien que des livres libanaises et personne n’a compris, ou voulu comprendre, la cupidité, la bêtise et le déni des clients, libanais ou étrangers, reste sans bornes. Les notations des agences de notations, pfhh, c’est bon pour les étrangers, nous au Liban on sait tout et cela mieux que les autres !

    TrucMuche

    15 h 15, le 09 juillet 2023

  • Cher M Accad, Si j'ai bien suivi votre raisonnement, apres l'avoir depouille du bla bla justificatif, la crise n'a pas ete generee par le defaut de paiement de l'etat, mais bel et bien par les mesures restrictives des banques. Soi-disant "Fermeture" de 2 semaines, pour permettre aux crapules bancaires et aux politichiens vereux de transferer leur sous mal acquis a l'etranger. Puis, restrictions drastiques et illegales sur les retraits des epargnants. Les banquiers, tous les banquiers, se sont rendus complices d'abord, puis acteurs dans le grand hold-up mafieux du pays. La place de tout ce beau monde encravate est en prison. Et leurs defenseurs dans les poubelles de l'histoire. Kellon ya3ne kellon.

    Michel Trad

    13 h 57, le 09 juillet 2023

  • N’empêche que l’Etat Libanais s’est endetté de façon excessive surtout pour alimenter la corruption généralisée et ce même État a décidé du jour au lendemain de plus rembourser cette dette. On savait que les dirigeants n’avaient aucune dignité et aucun amour propre mais on a appris aussi qu’ils ne respectent ni leur parole ni leur signature. Des voyous tout simplement

    Lecteur excédé par la censure

    12 h 46, le 09 juillet 2023

  • Connivence durant des décennies entre le cartel des banques et la clique au pouvoir. J'aimerai bien savoir si ne serait ce qu"un déposant sur un million a été informé quand il a signé l'ouverture de son compte epargne que son ftic sera investi en bon du tresor libanais. Donc aujourd'hui vis a vis des déposants les banques sont les seules civilement responsables.

    Moi

    12 h 12, le 09 juillet 2023

  • Bon article. L'orient le jour vous devriez souvent inviter des independants a donner leurs opinions.

    ..... No comment

    12 h 12, le 09 juillet 2023

  • On continue à rêver et croire à la providence ou à la générosité des pays Arabes... C'est terminé! De plus le gaz ne suffira pas à éponger les dettes. Il est temps de trouver des solutions en interne. Personne ne peut nous aider. Tous les pays sont déficitaires.

    C_ Paris

    08 h 50, le 09 juillet 2023

  • Soyons clairs, quelle issue existe aujourd’hui et dans le futur pour les déposants libanais qui possédaient en toute légalité des dépôts en dollars avant la crise. Quelle espoir ont ils de récupérer leur argent et sous quelle forme et quels délais?

    M./Mme.

    08 h 46, le 09 juillet 2023

  • Les raisons principales de la crise sont l’avidité et la cupidité des banques libanaises qui ont préféré placer leurs fonds auprès de la BDL, malgré les risques CONNUS, au lieu d’investir dans les infrastructures et industries locales. L’excuse que "si on ne l’avait pas fait on aurait perdu des clients" ne tient pas. D’abord, pour les banques, nous ne sommes pas des clients mais des pigeons! Ensuite mieux vaut perdre quelques clients cupides mais garder la confiance des autres, et surtout préserver son honneur. De toutes façons toutes les banques aujourd’hui ont perdu tous leurs clients. Elles en sont réduites à jouer le rôle d’un ATM géant et souvent en panne… honte sur vous!

    Gros Gnon

    08 h 22, le 09 juillet 2023

  • Bon article, il faut cependant signaler que, bien avant la crise, les banques libanaises rechigner d'honorer les demandes de virements vers l'étranger. Les banques demandaient une durée de 6 mois pour transférer des devises étrangères. Deja il devait y avoir de la part des banques des traitements de faveurs et les operations suspectes comme mentionnées par Mr Accad. Des politiciens, des banquiers ont ainsi pu sortir leurs devises etangeres alors que le peuple a été pris dans le piège.

    LH

    06 h 56, le 09 juillet 2023

  • Le mal enraciné dans la clique au pouvoir,jusqu'à présent, empêche toute possibilité de sortie de la crise.

    Esber

    01 h 46, le 09 juillet 2023

  • Logique

    Esber

    01 h 42, le 09 juillet 2023

  • Tres bon article. Mais un gros point d'interrogation demeure sur l'identité des vrais detenteurs legaux et contractuels des Eurobonds... A voir la reaction des banques lors du defaut de paiement par le gouvernement Hassan Diab, il y a fort á parier que ce soient les actionnaires des banques eux même. Un autre constat qui explique cette hypothèse est l'absence de saisie des tribunaux á l'international et ce depuis le défaut (plus 3 ans). Aucun detenteur n'a cherchê á saisir un bien de l'Etat Libanais ou de BDL? BIzarre. Les avions de la MEA vont et viennent tranquillement, personne ne reclame une part de l'Or á Fort Knox, personne ne cherche á se servir sur le portefeuille financier de BDL, personne n'approche de l'immobilier representé par les ambassades etc.. Est ce la crainte de se faire connaitre qui empeche les detenteurs de recourir á la justice? Est ce que les detenteurs ont été indemnisés d'une autre manière de manière opaque? Y a t il eu un bargain quelquepart? Autant de questions á poser aussi á Riad Salemeh...

    Moi

    01 h 35, le 09 juillet 2023

  • Excellent! Papier écrit sans jargon, extrêmement didactique et plein de bon sens et de lucidité.

    Marionet

    00 h 59, le 08 juillet 2023

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