La réintégration de la Syrie sur la scène régionale inquiète. Un regain de l’influence syrienne au pays du Cèdre est-il possible ? Probable ? Sous quelle forme ? Tour d’horizon des différents arguments.
Mis en sourdine pendant douze années d’une guerre dite « civile », le régime Assad se rappelle à la mémoire libanaise. La normalisation en marche accélérée de la Syrie au sein du « giron arabe », le rapprochement irano-saoudien, la récente visite de Michel Aoun dans la capitale syrienne ou la perspective d’un proche de Damas accédant à Baabda : les événements de ces dernières semaines ont réactualisé une vieille question. La Syrie a-t-elle, ou peut-elle, retrouver un rôle d’arbitre sur la scène libanaise ?
Côté syrien, les intentions sont restées les mêmes au cours des cinquante dernières années : le désir d’emprise sur le territoire libanais est une constante historique. « Ce sont les mêmes qui sont en place, et les priorités n’ont pas changé : le régime vise à retrouver son influence et son prestige sur la scène régionale », rappelle...
Mis en sourdine pendant douze années d’une guerre dite « civile », le régime Assad se rappelle à la mémoire libanaise. La normalisation en marche accélérée de la Syrie au sein du « giron arabe », le rapprochement irano-saoudien, la récente visite de Michel Aoun dans la capitale syrienne ou la perspective d’un proche de Damas accédant à Baabda : les événements de ces dernières semaines ont réactualisé une vieille question. La Syrie a-t-elle, ou peut-elle, retrouver un rôle d’arbitre sur la scène libanaise ?
Côté syrien, les intentions sont restées les mêmes au cours des cinquante dernières années : le désir d’emprise sur le territoire libanais est une constante historique. « Ce sont les mêmes qui sont en place, et les priorités n’ont pas changé : le régime vise à retrouver son influence et son...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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""D’autant que le régime de Damas, qui a échappé à une mort clinique, est éprouvé. À la tête d’un pays détruit, n’ayant le contrôle que de 70 % du territoire, Bachar el-Assad n’a plus la force de projection dont il disposait auparavant"".
La réalité est tellement sordide qu’on refuse de la voir de près. Le régime de damas n’ayant plus depuis longtemps la volonté et le pouvoir de récupérer le Golan, et depuis la guerre (2011) se contentant d’une ""Syrie utile"", le pays lui-même est occupé. Je dirai que la Syrie est toujours présente au Liban, par le nombre de réfugiés syriens que le régime ne fait rien pour leur retour, et d’aucuns parle à long terme de ""syrianisation"" de la population libanaise. Pour l’élection présidentielle, la candidature du plus pro syrien parmi eux, affichant constamment sa proximité avec ce régime, est un des baromètres de l’influence syrienne (pour rappel, la dernière visite de ce candidat à la mi-avril en Syrie). L’occupant par le passé lui a préféré d’autres candidats, en lui faisant croire d’attendre son heure. L’heure donc est arrivée et on se demande si le régime syrien a besoin d’une couverture légale alors que le changement démographique se fait à ""bas bruit"", avec lui et sans lui.
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""D’autant que le régime de Damas, qui a échappé à une mort clinique, est éprouvé. À la tête d’un pays détruit, n’ayant le contrôle que de 70 % du territoire, Bachar el-Assad n’a plus la force de projection dont il disposait auparavant"".
La réalité est tellement sordide qu’on refuse de la voir de près. Le régime de damas n’ayant plus depuis longtemps la volonté et le pouvoir de récupérer le Golan, et depuis la guerre (2011) se contentant d’une ""Syrie utile"", le pays lui-même est occupé. Je dirai que la Syrie est toujours présente au Liban, par le nombre de réfugiés syriens que le régime ne fait rien pour leur retour, et d’aucuns parle à long terme de ""syrianisation"" de la population libanaise. Pour l’élection présidentielle, la candidature du plus pro syrien parmi eux, affichant constamment sa proximité avec ce régime, est un des baromètres de l’influence syrienne (pour rappel, la dernière visite de ce candidat à la mi-avril en Syrie). L’occupant par le passé lui a préféré d’autres candidats, en lui faisant croire d’attendre son heure. L’heure donc est arrivée et on se demande si le régime syrien a besoin d’une couverture légale alors que le changement démographique se fait à ""bas bruit"", avec lui et sans lui.
Charles Fayad
09 h 58, le 02 juillet 2023
Respect d un ètat à l ‘autre Avec des régles bien défini !
The Flinstones
07 h 42, le 01 juillet 2023
Comme par hasard ce sont ceux qui sont le plus xénophobes envers les réfugiés qui se prosternaient jadis devant leur soldatesque. Typique de ces gens (en général oranges) qui sont forts devant les faibles et écrasent devant plus fort qu’eux en espérant que leur docilité leur permettra de récupérer des miettes.
Liban Libre
13 h 07, le 30 juin 2023
L'OLJ fait la propagande pour le régime Assad ! Mais vous êtes...ou quoi ?
Esber
11 h 14, le 30 juin 2023
Mieux vaut mourir que Revoir l'armée syrienne au liban
Tania
10 h 18, le 30 juin 2023
Je n’y crois pas une seule seconde, Assad est une marionnette Iranienne au point que pendant la guerre en Syrie il ne savait rien de ce qui se passe et que c’est Quassem Suleimani qui l’en informait pour la forme. C’est d’ailleurs Suleimani qui a appelé la Russie à l’aide avec le consentement des États-Unis. Aujourd’hui les Iraniens et supplétifs (inclus leur branche libanise) contrôlent la Syrie et ont des checks in à Damas même, et on voudrait me faire croire que l’armée d’Assad ridiculisée pendant la guerre en Syrie viendrait au Liban pour contrecarrer l’influence iraniennes. Des fois je me demande s’il y a encore de la logique dans ce monde
Liban Libre
09 h 49, le 30 juin 2023
"La Syrie" est la bienvenue au Liban. Le régime Assad NON! Tout simplement.
""D’autant que le régime de Damas, qui a échappé à une mort clinique, est éprouvé. À la tête d’un pays détruit, n’ayant le contrôle que de 70 % du territoire, Bachar el-Assad n’a plus la force de projection dont il disposait auparavant"". La réalité est tellement sordide qu’on refuse de la voir de près. Le régime de damas n’ayant plus depuis longtemps la volonté et le pouvoir de récupérer le Golan, et depuis la guerre (2011) se contentant d’une ""Syrie utile"", le pays lui-même est occupé. Je dirai que la Syrie est toujours présente au Liban, par le nombre de réfugiés syriens que le régime ne fait rien pour leur retour, et d’aucuns parle à long terme de ""syrianisation"" de la population libanaise. Pour l’élection présidentielle, la candidature du plus pro syrien parmi eux, affichant constamment sa proximité avec ce régime, est un des baromètres de l’influence syrienne (pour rappel, la dernière visite de ce candidat à la mi-avril en Syrie). L’occupant par le passé lui a préféré d’autres candidats, en lui faisant croire d’attendre son heure. L’heure donc est arrivée et on se demande si le régime syrien a besoin d’une couverture légale alors que le changement démographique se fait à ""bas bruit"", avec lui et sans lui.
09 h 58, le 02 juillet 2023