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Nos Lecteurs ont la Parole

La voix perdue

59 n’est pas grand-chose. 60 aurait été mieux. Une voix aurait pu changer le cours de l’histoire. Demandez à Sethrida, elle semblait si sûre d’elle devant les écrans. « C’est de l’amateurisme », s’offusque Dima avec un air grandiloquent. C’est la faute de Halima. L’attitude ni-ni n’est pas compatible avec la mentalité moutonnière. Le pro sait choisir son camp pour construire ses victoires. Mais avec qui et contre qui ?

Certes, 60 n’est pas 65, mais c’est toujours mieux que 51. Avec plus de 65 voix, le Hezbollah aurait déposé les armes et Azour président aurait commencé par juger la phase où il était ministre des Finances. Commencer par soi-même serait un bon signal à envoyer au FMI par l’un de ses hauts fonctionnaires. N’est-ce pas ? Mais dans la vie, tout est relatif. Par exemple, 51 est bien mieux que 44, le score auquel Frangié était destiné. Mais cela n’a pas fonctionné comme GB l’avait espéré. Malgré tous ses tweets, il semble qu’il y ait eu des défections. Pire encore, des trahisons. Manifestement, le GB du vide présidentiel n’est pas le GB de la présidence. Il semble avoir perdu de son autorité sans gagner en charisme. Pour ma part, j’ai 55 ans, et cela fait 45 ans que j’assiste à ces mises en scène futiles. Il n’y a pas si longtemps, cela me révoltait. Avec le recul, cela ne me touche plus du tout. On a les représentants qu’on mérite. La vraie question est de savoir quand nous allons mettre fin à ces comportements théâtraux et inutiles, et nous atteler aux vrais problèmes. Si je veux être pessimiste, c’est-à-dire cohérent avec moi-même, je dirai : « Jamais. » Si je veux ajouter une pointe d’optimisme, j’ajouterai : « À moins que les Américains n’en décident autrement. » Mais pourquoi changer une équipe qui perd ? Une équipe capable de renoncer à 1 500 km2 de ressources gazières et crier victoire ? De plus, elle est sous la menace de sanctions, ce qui la rend encore plus docile. Avec 59 voix, Azour n’a pas gagné. Avec 51 voix, Frangié n’a pas perdu. C’est le principe du jeu infini. L’important est que le jeu continue avec les mêmes joueurs. Même les banquiers n’ont pas perdu. Ils peuvent maintenant se donner bonne conscience en distribuant des rations alimentaires à ceux qu’ils ont appauvris. Et inviter les autres victimes à des fêtes à l’étranger dans leurs jets privés. Ce que vous ne comprenez pas, c’est que nous ne voulons pas du Hezbollah, mais nous ne voulons pas non plus des autres partis politiques sectaires. Chacun à sa manière est insupportable. C’est une question de degré et de système qui ne peut perdurer sans se nourrir de la division, de la haine, de la violence et de l’abrutissement communautaire.

Dans ce jeu infini, ceux qui ne suivent pas le troupeau feront pencher la balance. Reste à trouver le bon côté.


Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

59 n’est pas grand-chose. 60 aurait été mieux. Une voix aurait pu changer le cours de l’histoire. Demandez à Sethrida, elle semblait si sûre d’elle devant les écrans. « C’est de l’amateurisme », s’offusque Dima avec un air grandiloquent. C’est la faute de Halima. L’attitude ni-ni n’est pas compatible avec la mentalité moutonnière. Le pro sait choisir son camp...

commentaires (1)

Excellent

M.E

00 h 26, le 23 juin 2023

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Commentaires (1)

  • Excellent

    M.E

    00 h 26, le 23 juin 2023

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