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Nos Lecteurs ont la Parole

Le 19 novembre est plus qu’une moustache

Le 19 novembre est plus qu’une moustache

Photo DR

Pour beaucoup de monde, le 19 novembre est une date anodine, sans importance particulière. Un jour comme les autres. Pour la grande majorité de mon entourage, il s’agit d’un jour de plus au sein de la grande course sur la clôture de l’année. Que ce soit sur un plan personnel ou professionnel, le 19 novembre n’est qu’un simple rappel que l’année touche à sa fin. Qu’un nouveau chapitre se prépare à faire ses débuts prochainement par l’intermédiaire de nos résolutions pour la nouvelle année à tous les niveaux. Cela dit, je pense qu’il est temps d’accorder plus d’importance à ce 19 novembre et ce que cela représente.

En fait, le 19 novembre est une date désignée pour célébrer les réussites culturelles, politiques et socio-économiques d’un groupe de l’humanité. Cette date possède un symbolisme identique à l’importance du 8 mars pour un autre groupe de la population globale. Ces deux dates me permettent de dire avec confiance que la race humaine a fait d’incroyables progrès au sein de nombreuses disciplines, mais qu’il reste encore du travail à faire. Certains domaines demeurent délaissés par simple ignorance ou parce que nous avons été absorbés par une narration faussée, nous détournant du vrai problème. Après tout, ces deux dates ont pour objectif d’élever la société à un stade d’équité, où nos différences deviennent vraiment des atouts pour poursuivre le chemin de l’avant.

Le 19 novembre et le 8 mars sont deux dates qui devraient être célébrées avec fierté, car elles représentent respectivement l’importance de l’homme et de la femme l’un pour l’autre. Certes, aucun d’entre eux n’est parfait avec les exceptions qui contribuent à la réputation néfaste de chacun. Une réputation largement construite grâce à des prérequis sociaux, empêchant toute forme de communication et d’entraide à certains moments.

L’idée n’est guère de minimiser les défis et luttes qu’endure une femme au cours de sa vie quotidienne afin de se focaliser uniquement sur les orages que parcourt un homme. Cela s’applique aussi dans le cadre où les rôles seraient inversés. Cette approche ne ferait qu’agrandir le fossé entre deux personnes qui finalement se complètent de plusieurs manières. Il ne s’agissait jamais d’une compétition entre deux rivaux comme le porteraient les réseaux sociaux aujourd’hui. Il s’agit de deux coéquipiers œuvrant ensemble vers un même objectif, où chacun bénéficie à l’équipe du fait qu’il/elle soit unique dans son comportement, ses pensées, son physique, sa manière de travailler.

Il existe des jours où le recul me semble possible sur ce débat qui semble être éternel et sans fin. Comme si l’autre personne était responsable de tous les maux et problèmes du monde. Nous sommes confrontés à un nombre de situations précaires suite à des problèmes structurels qui se sont développés au cours de plusieurs décennies. Il existe certains domaines qui sont plus favorables aux hommes qu’aux femmes, et le contraire se présente dans d’autres situations. Manipuler des données afin d’obtenir des statistiques qui conviennent uniquement à sa propre narrative n’est jamais représentatif du contexte global, affaiblissant la crédibilité de la cause que l’on essaie d’éliminer.

Le combat pour l’égalité des sexes est l’une des plus grandes causes sociales aujourd’hui. Malheureusement, sa définition générale est faussée. Il ne s’agit pas d’élever le niveau social de la femme à celui qu’occupe l’homme actuellement. L’égalité – ainsi que l’équité – des sexes sera atteinte lorsque le statut social des deux coéquipiers sera établi de telle sorte qu’on soit capable de bénéficier des mêmes avantages et opportunités lorsque nous avons les mêmes compétences. Cependant, il faut comprendre que cela ne veut en aucun cas dire qu’il n’existe pas de différences entre les deux.

Tout être humain est différent, avec ses qualités et ses défauts, ses spécialités et ses lacunes. On le voit au niveau des sports, de la créativité, de la méthode de travail et autres. Il existe des zones communes, tout comme les travaux ménagers, qui sont des compétences de vie et non des responsabilités attribuées selon le sexe de la personne.

Le 8 mars est fortement célébré dans le monde et devrait toujours l’être, car les femmes méritent leur place au banquet, où elles seront écoutées et respectées pour leurs idées et la force qu’elles représentent. Le 19 novembre ne devrait plus être oublié car on pense que l’herbe est plus verte de l’autre côté. L’humanité a fait de nombreux progrès jusque-là, mais la route demeure longue.

Aujourd’hui, je célèbre avec fierté le 19 novembre pour tous les hommes qui persistent à faire de leur mieux dans ce monde. Demain, j’en ferai de même le 8 mars pour honorer les femmes qui font partie de ma vie et que j’admire, ainsi que toute femme qui est digne d’être appréciée pour tout ce qu’elle est et fait.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.


Pour beaucoup de monde, le 19 novembre est une date anodine, sans importance particulière. Un jour comme les autres. Pour la grande majorité de mon entourage, il s’agit d’un jour de plus au sein de la grande course sur la clôture de l’année. Que ce soit sur un plan personnel ou professionnel, le 19 novembre n’est qu’un simple rappel que l’année touche à sa fin. Qu’un nouveau...

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